L’AFTAS – Association France Télécom des Actionnaires Salariés – interpelle les candidats à la Présidentielle sur la politique destructrice d’emplois menée contre France Télécom et les entreprises du secteur télécom

Paris, le 17 Avril 2012 – Dans une lettre adressée aux candidats à la magistrature suprême, l’AFTAS alerte tous les candidats sur la politique consumériste, fiscale et industrielle qui s’exerce contre France Télécom. L’AFTAS revient une fois encore sur les conditions qui ont créée l’arrivée d’une concurrence low cost et ont déstabilisé le secteur. Cette lettre, aujourd’hui rendue publique, dresse les attentes de l’AFTAS.

100 000 actionnaires-salariés en danger !

L’Association des Actionnaires Salariés et Anciens Salariés de France Télécom représente les 100 000 salariés de France Télécom dans notre pays, qui sont presque tous également actionnaires de leur entreprise. A ce titre, ils font face à un double risque :

- en tant que salariés, pour leur emploi, d’autant que nombreux sont maintenant ceux n’ayant pas le statut de fonctionnaire;

- en tant qu’actionnaires, pour leur patrimoine, dès lors que les marchés sanctionnent des résultats décevants ou des perspectives incertaines.

Ces dix dernières années, France Télécom a traversé deux crises, la première financière, la seconde sociale, crises desquelles peu d’entreprises se seraient relevées. Ceci n’a été possible que grâce à la mobilisation et à l’énergie déployée par ses personnels, dont l’attachement et la fierté d’appartenance à leur entreprise sont particulièrement importants – sentiments que partagent également de nombreux salariés partis à la retraite et qui ont, par fidélité, conservé leurs actions.

Alors que l’entreprise repart de l’avant et reprend son développement, les actionnaires salariés sont très inquiets des contraintes fiscales et réglementaires de plus en plus lourdes qui pénalisent le Groupe, principalement en France, en l’empêchant de jouer à armes égales avec ses concurrents, et qui contribuent à la détérioration des résultats ainsi que du cours de l’action.

- Mesures fiscales spécifiques pour financer des politiques publiques ayant des liens pour le moins ténus avec les activités de l’opérateur : hausses de TVA, taxes pour compenser la suppression partielle de la publicité à la télévision, etc…

- Mesures gouvernementales passées dont France Télécom subit aujourd’hui au pire moment le contre coup : mode de calcul de la soulte décidé en 1996 au titre des pensions à verser aux fonctionnaires, régime spécifique au titre de la taxe professionnelle permettant à l’Etat de la percevoir à la place des collectivités locales et de la redistribuer à sa guise; des années plus tard ces décisions, génératrices d’aides d’Etat en droit européen, ont coûté ou vont coûter très cher à France Télécom : environ 1 milliard d’euros pour la taxe professionnelle, des compléments de soulte au titre des retraites, etc…

Mais le plus grave est sans doute dans la régulation asymétrique pour favoriser l’émergence d’une concurrence low cost. On dira que cela sert la politique de soutien de la consommation des Français. C’est oublier les ravages causés par le low cost « à tout prix » sur l’investissement en France et donc sur l’emploi. Sans état d’âme, le président de l’Arcep mentionne la destruction de 10 000 emplois sur 2 ans dans le secteur des télécoms.

Les actionnaires salariés de France Télécom estiment incompréhensibles et contre-productives les récentes décisions des Pouvoirs Publics qui handicapent la compétitivité du Groupe, alors même que dans leur grande majorité, les pays européens soutiennent leur « champion national ».

Contre-productives car elles font en réalité le jeu des plus redoutables concurrents qui ne sont pas basés en France, mais qui rayonnent sur le monde depuis leur siège outre atlantique (Apple, Google…) sans avoir à subir les effets d’une régulation tatillonne et discriminatoire.

Incompréhensibles car les victimes vont d’abord être l’Etat et les salariés. L’Etat qui pour avoir trop tiré sur la corde, va devoir se priver d’une partie des dividendes, lesquels manqueront aussi au FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) pour ses actions de soutien aux PME « stratégiques ». Les actionnaires salariés seront impactés au niveau de leurs revenus (dividendes, mais aussi participation) et donc de leur pouvoir d’achat.

Les actionnaires salariés de France Télécom souhaitent donc connaître les intentions des candidats à l’élection présidentielle :

- à l’égard de la régulation actuelle évoquée ci-dessus ainsi que de la fiscalité spécifique appliquée aux opérateurs de réseaux et services de télécommunications en France ;

- sur le maintien ou l’évolution de la participation de l’Etat dans le capital de France Télécom qui, avec celle du FSI, est actuellement d’environ 27% ;

- sur le développement de l’actionnariat salarié d’une manière générale. Aux inquiétudes sur l’avenir de l’entreprise s’ajoutent l’alourdissement des contributions sociales frappant les revenus et les plus values de l’épargne longue, ainsi que les annonces en faveur de l’épargne à court terme et quasi sans risque. Ce contexte amène les actionnaires salariés – et les anciens salariés ayant conservé leurs actions – à s’interroger sur la pertinence de leur implication.

L’aftas parle aux candidats à la présidentielle

Paris, 17 avril 2012 – L’AFTAS interpelle les candidats à la Présidentielle sur la politique destructrice d’emplois menée contre France Télécom et les entreprises du secteur télécom

Dans une lettre adressée aux candidats à la magistrature suprême, l’AFTAS alerte tous les candidats sur la politique consumériste, fiscale et industrielle qui s’exerce contre France Télécom. L’AFTAS revient une fois encore sur les conditions qui ont créée l’arrivée d’une concurrence low cost et ont déstabilisé le secteur. Cette lettre, aujourd’hui rendue publique, dresse les attentes de l’AFTAS.

100 000 actionnaires-salariés en danger !

L’Association des Actionnaires Salariés et Anciens Salariés de France Télécom représente les 100 000 salariés de France Télécom dans notre pays, qui sont presque tous également actionnaires de leur entreprise. A ce titre, ils font face à un double risque :

- en tant que salariés, pour leur emploi, d’autant que nombreux sont maintenant ceux n’ayant pas le statut de fonctionnaire;

- en tant qu’actionnaires, pour leur patrimoine, dès lors que les marchés sanctionnent des résultats décevants ou des perspectives incertaines.

Ces dix dernières années, France Télécom a traversé deux crises, la première financière, la seconde sociale, crises desquelles peu d’entreprises se seraient relevées. Ceci n’a été possible que grâce à la mobilisation et à l’énergie déployée par ses personnels, dont l’attachement et la fierté d’appartenance à leur entreprise sont particulièrement importants – sentiments que partagent également de nombreux salariés partis à la retraite et qui ont, par fidélité, conservé leurs actions.

Alors que l’entreprise repart de l’avant et reprend son développement, les actionnaires salariés sont très inquiets des contraintes fiscales et réglementaires de plus en plus lourdes qui pénalisent le Groupe, principalement en France, en l’empêchant de jouer à armes égales avec ses concurrents, et qui contribuent à la détérioration des résultats ainsi que du cours de l’action.

•Mesures fiscales spécifiques pour financer des politiques publiques ayant des liens pour le moins ténus avec les activités de l’opérateur : hausses de TVA, taxes pour compenser la suppression partielle de la publicité à la télévision, etc…

•Mesures gouvernementales passées dont France Télécom subit aujourd’hui au pire moment le contre coup : mode de calcul de la soulte décidé en 1996 au titre des pensions à verser aux fonctionnaires, régime spécifique au titre de la taxe professionnelle permettant à l’Etat de la percevoir à la place des collectivités locales et de la redistribuer à sa guise; des années plus tard ces décisions, génératrices d’aides d’Etat en droit européen, ont coûté ou vont coûter très cher à France Télécom : environ 1 milliard d’euros pour la taxe professionnelle, des compléments de soulte au titre des retraites, etc…

Mais le plus grave est sans doute dans la régulation asymétrique pour favoriser l’émergence d’une concurrence low cost. On dira que cela sert la politique de soutien de la consommation des Français. C’est oublier les ravages causés par le low cost « à tout prix » sur l’investissement en France et donc sur l’emploi. Sans état d’âme, le président de l’Arcep mentionne la destruction de 10 000 emplois sur 2 ans dans le secteur des télécoms. « …… »

Les actionnaires salariés de France Télécom estiment incompréhensibles et contre-productives les récentes décisions des Pouvoirs Publics qui handicapent la compétitivité du Groupe, alors même que dans leur grande majorité, les pays européens soutiennent leur « champion national ».

Contre-productives car elles font en réalité le jeu des plus redoutables concurrents qui ne sont pas basés en France, mais qui rayonnent sur le monde depuis leur siège outre atlantique (Apple, Google…) sans avoir à subir les effets d’une régulation tatillonne et discriminatoire.

Incompréhensibles car les victimes vont d’abord être l’Etat et les salariés. L’Etat qui pour avoir trop tiré sur la corde, va devoir se priver d’une partie des dividendes, lesquels manqueront aussi au FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) pour ses actions de soutien aux PME « stratégiques ». Les actionnaires salariés seront impactés au niveau de leurs revenus (dividendes, mais aussi participation) et donc de leur pouvoir d’achat.

Les actionnaires salariés de France Télécom souhaitent donc connaître les intentions des candidats à l’élection présidentielle :

•à l’égard de la régulation actuelle évoquée ci-dessus ainsi que de la fiscalité spécifique appliquée aux opérateurs de réseaux et services de télécommunications en France;

•sur le maintien ou l’évolution de la participation de l’Etat dans le capital de France Télécom qui, avec celle du FSI, est actuellement d’environ 27%;

•sur le développement de l’actionnariat salarié d’une manière générale. Aux inquiétudes sur l’avenir de l’entreprise s’ajoutent l’alourdissement des contributions sociales frappant les revenus et les plus values de l’épargne longue, ainsi que les annonces en faveur de l’épargne à court terme et quasi sans risque. Ce contexte amène les actionnaires salariés – et les anciens salariés ayant conservé leurs actions – à s’interroger sur la pertinence de leur implication. 

L’AFTAS (Association France Télécom des Actionnaires Salariés) apporte son soutien aux décisions annoncées par Stéphane Richard à l’occasion de la publication des résultats 2011 du Groupe France Télécom-Orange

Paris, le 22 Février 2012 – L’AFTAS est consciente des difficultés qui pèsent sur le Groupe. Dans ce contexte, l’arbitrage annoncé par la Direction du Groupe sur la répartition de la valeur ajoutée entre préservation de l’emploi, investissement et rémunération des actionnaires semble équilibré et porteur d’avenir. L’engagement sur le montant du dividende de l’exercice 2011 est respecté. Il parait inévitable par ailleurs, compte-tenu des contraintes exogènes de plus en plus lourdes qui pèsent sur France Télécom-Orange que les actionnaires prennent également leur part de l’effort commun et acceptent une perspective de baisse du dividende pour les prochains exercices.

 Pour L’AFTAS, ne pas se laisser bloquer sur une promesse faite lors de la présentation du plan Conquêtes 2015 est certainement sage. Cinq ans dans le secteur des télécoms, se mesurent en années lumières, tant les changements technologiques, les évolutions réglementaires rendent l’environnement de ce secteur, plus qu’incertain.

 « Ce qui est dommageable, c’est le comportement des Pouvoirs Publics qui, année après année, fait peser des contraintes fiscales et réglementaires de plus en plus lourdes sur le Groupe et l’empêchent de jouer à armes égales. C’est incompréhensible, contre-productif et va à l’inverse du comportement des autres pays européens qui eux, soutiennent leur champion dans la compétition internationale », explique Thierry FEURGARD, le président de l’AFTAS.

L’AFTAS, se montre particulièrement attentive sur le partage de la valeur ajoutée entre masse salariale, investissements, remboursement de la dette et dividende afin de défendre l’emploi mais aussi la rémunération des actionnaires salariés. Le montant total du dividende versé aux actionnaires salariés représente près de 180 millions d’euros ce qui n’est pas neutre dans leur revenu annuel.

 

A la suite des suicides enregistrés à France Télécom, l’AFTAS a publié un communiqué de presse.

Nous sommes profondément affectés par les suicides qui démontrent la détresse d’une partie des salariés de France Télécom désorientés par le rythme d’évolution de l’entreprise, imposé par la pression concurrentielle, ainsi que par l’insuffisante prise en compte des situations personnelles lors des réorganisations.  

Nous nous associons au deuil des familles touchées par ces drames et à l’émotion ressentie par les collègues au sein des services concernés. Nous prenons acte de la mobilisation de la direction de France Telecom.  Au delà des mesures déjà annoncées, moratoire sur les mobilités jusqu’au 31 octobre 2009, renforcement des équipes de médecine du travail et d’assistance sociale, ouverture de négociations sur le stress et renforcement des équipes RH de proximité, nous souhaitons qu’un débat de fond soit ouvert sur les instruments de la gouvernance de l’entreprise pour prendre en compte la bonne gestion de son capital humain. Nous comprenons la sensibilisation du gouvernement face à ces trop nombreux suicides. Pour autant, au nom des actionnaires salariés, l’AFTAS rappelle qu’un actionnaire, fût-il le plus important par sa part dans le capital social, n’a pas compétence pour s’immiscer individuellement dans la gestion d’une société privée. Les orientations et le contrôle de la direction relèvent de la collectivité des actionnaires représentée par le conseil d’administration.

L’AFTAS rappelle que l’Etat est représenté au conseil d’administration de France Télécom par trois administrateurs, et que les actionnaires salariés ainsi que le personnel français y sont également représentés. C’est au conseil d’administration qu’il revient de s’emparer des nombreuses questions soulevées par la situation présente. L’attention portée au capital humain est-elle aujourd’hui suffisante ? Au même titre que les indicateurs financiers tels que le cash-flow, quelles guidances sociales faut-il intégrer ? Pourquoi une entreprise dont la tradition est d’avoir démocratisé l’accès aux technologies de l’information et de la communication ne pourrait-elle pas ouvrir la voie de l’entreprise 2.0 qui saura réconcilier les intérêts humains et financiers ?  

Aussi nous en appelons à cette réflexion sans complaisance pour que la voix des actionnaires de long terme, notamment celle que constitue les actionnaires salariés soit mieux entendue.   

Contact : Alexis Trichet président, 06 84 81 60 58