L’AFTAS a rencontré Gervais Pellissier

Gervais Pellissier a confirmé que FT ne prendrait pas l’initiative d’une nouvelle offre sur TeliaSonera, tout en constatant que l’abandon de son offre du mois de mai a entraîné une forte baisse de l’action TeliaSonera -ce qui peut interpeller les actionnaires de cette société.

Trois conditions paraissaient nécessaires pour la réussite de l’offre:

- l’existence d’un gros actionnaire clairement vendeur (l’Etat suédois avait annoncé vouloir vendre ses actions);

- la confiance dans les perspectives de l’acquéreur, ce qui était le cas pour France Télécom;

-au minimum la stabilité des marchés financiers.

Cette dernière condition ne s’est pas réalisée.

FT a surtout constaté que les investisseurs institutionnels qui pèsent sur le cours de l’action (notamment les fonds de pension) étaient particulièrement attachés au caractère de valeur de rendement à croissance modéré mais régulière que présente FT aux yeux des marchés; l’assurance d’un dividende important en croissance régulière -même faible- est déterminante pour eux. Le risque d’un repositionnement de FT en valeur plus risquée a entraîné des dégagements d’actionnaires et une chûte de l’action en bourse. Dès lors, il aurait été nécessaire de modifier les termes de l’offre, en l’augmentant et en s’endettant davantage à court terme.

FT qui s’est engagé à faire progresser son dividende annuel n’a pas voulu dépasser la limite de prix qu’il s’était fixé, qui était compatible avec cet objectif. 

Pour autant la consolidation des télécommunications en Europe paraît incontournable même si elle n’est pas urgentissime. Elle devrait se faire autour des 4 plus importants opérateurs en termes de capitalisation boursière: France Télécom, Deutsche Telekom, Telefonica, Vodafone. Les opérateurs alternatifs à faible part de marché paraissent condamnés à terme, dans la mesure où ils ne pourront pas couvrir les importants coûts de développement et de déploiement des nouveaux services permettant de valoriser les réseaux.

En réponse à une question de l’AFTAS sur un éventuel rachat d’Orascom par FT, pour se développer dans les marchés émergents où la société égyptienne est présente, Gervais Pellissier a rappelé que la principale filiale d’Orascom est celle d’Egypte où FT est partenaire, et que FT a, en cas de vente de ses parts par M. Sawiris, un droit de premier refus lui permettant de se porter acquéreur préférentiellement à tout autre acquéreur.

Suite aux rumeurs récurrentes, l’AFTAS a estimé qu’il pourrait être difficile à FT de ne pas verser un dividende exceptionnel en raison de la pression des actionnaires importants, tout particulièrement si FT n’engageait pas une opération très significative de croissance externe avant fin 2008.

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