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La revue de presse AASGO Septembre 2017

Revue de presse préparée par Bernard MALTESTE

 

Très haut débit, 4G. High-tech: innovations, nouveaux usages, objets connectés, 5G.

19/9 Le Monde

Téléphonie mobile : à peine 60% de la France très bien couverte. L’Arcep, publie de nouveaux indicateurs de performance des opérateurs. Les chiffres : entre 90% et 98% c’est le territoire officiellement couvert par les 4 opérateurs. 60% c’est en réalité le taux de  « très bonne couverture voix et sms » qui permet de téléphoner partout à l’extérieur et à l’intérieur, offert par Orange sur le territoire ; Free se situe juste derrière à 57% et SFR complète le podium à 54%. Bouygues Telecom arrive en quatrième position avec 48%.  2,8 milliards d’€, c’est le montant payé à l’Etat en 2015 pour des fréquences de téléphonie mobile. L’Arcep appelle le gouvernement à renoncer à cette soulte lors des prochaines acquisitions.

 

Orange Bank

6/9 Le Monde

En Chine, le mobile liquide les espèces. Dans l’empire du Milieu, où le cash était encore roi il y a 4 ans, la population a massivement adopté le paiement par smartphone (inefficacité des banques). Même les vendeurs de rue se sont mis au paiement électronique.

 

Concurrence, régulation, fiscalité.

4/9 Les Echos

TVA : SFR et Bouygues Telecom dans le viseur de Bercy  (taux de TVA réduit de la presse appliqué à une partie de leurs revenus.  Etat alerté par Free.

Bousculé dans le fixe, Free prêt à dégainer une  nouvelle box. Chiffres Free : S1 2017 mobile : 13,14 millions, fixe : 6,47. CA +7,3% à 2464 millions d’€, Ebitda + 8,2% à 874,6 millions d’€.

5/9 Les Echos

Tarifs : Bercy rappelle à l’ordre les opérateurs télécoms. Orange, SFR et Bouygues en ligne de mire.

Altice prévoit de retirer SFR de la cotation au début du T4.

9/9 Les Echos.fr

SFR perd à nouveau son patron.

19/9 Les Echos

La carte de l’Arcep pour pousser les opérateurs mobiles à investir. Le gendarme des télécoms publie une carte pour comparer la qualité de service des différents opérateurs sur tout le territoire métropolitain. Pour l’instant seuls les services voix et SMS dans l’Hexagone sont concernés. La population des zones peu denses couvertes en 4G … en bande 800 MHz, en % : SFR 74%, Orange 69%, Bouygues 67% …. Toutes  bandes, en %  SFR 74%, Bouygues 70%, Orange 69%, Free 47%.

THD : le grand marchandage. Opérateurs et gouvernement sont d’accord pour accélérer le déploiement, mais pas à n’importe quel prix. Patrick Chaize, sénateur LR de l’Ain  réfléchit à une proposition de loi anti SFR pour   «  protéger les investissements publics et privés qui ont été faits dans les communications électroniques ». Les acteurs s’attendent à ce que l’Etat dresse rapidement sa feuille de route sur le THD.

20/9 Le Monde

Fibre : des sénateurs se mobilisent contre SFR. Les élus accusent l’opérateur de se livrer à ce qu’ils jugent être de la concurrence déloyale

 

Consolidation du secteur des télécommunications. Convergence télécoms/medias. Contenus.

12/9 Le Monde

SFR ouvre le chantier de réorganisation .Le patron, Michel Paulin,  démissionne annonçant une nouvelle gouvernance. L’opérateur a perdu 2,5 millions de clients dans le mobile en 3 ans et 500000 clients dans le fixe, tout en faisant partir 1/3 des effectifs (5000 personnes) dans le cadre d’un vaste plan de restructuration. A son actif, la situation dans le mobile s’est améliorée. Il a noué de bonnes relations avec les partenaires sociaux et le réseau a regagné en qualité. Mais la bataille est loin d’être gagnée pour SFR, toujours pénalisé par une dette importante. La stratégie de convergence entre les médias et les télécoms peine à porter ses fruits. L’opérateur devra aussi prouver au gouvernement qu’il est capable de tenir sa promesse d’installer la fibre partout en France et de faire économiser à l’Etat des milliards d’euros.

 

Les géants du Net, neutralité du Net

12/9  Le Monde

Taxation européenne des GAFA : le compte à rebours est lancé.

 

Business, données économiques, chiffres caractéristiques du secteur

1 & 2/9 Les Echos

Bouygues Telecom confirme sa bonne tenue au S1. L’opérateur affiche une bonne conquête de clients mobiles  et  fixe. Si sa croissance a ralenti au T2, les marges ont progressé. Chiffres:  CA + 6% par rapport au S1 2016, Ebitda +34%. Parc de clients forfait mobile : 10,1 million. Fibre : 552000 clients fin juin 2017.

Les champions du CAC 40 dégagent plus de 50 milliards de profits semestriels. Orange : 682 millions d’€ (-78,5% variation sur 1 an.

 

Tendance des marchés financiers, actions Orange, actionnariat salarié

29/8 Les Echos

Epargne salariale : rebond spectaculaire des sommes versées par les entreprises. Les entreprises du privé ont versé près de 17 milliards d’€ au titre de l’exercice 2015. L’intéressement a dépassé la participation.

5/9 Le Monde

Bercy se prépare à céder des participations de l’Etat. ; Les entreprises liées à la souveraineté nationale n’ont pas vocation à être cédées. Le gouvernement a la possibilité de céder des actions d’Orange (13,45%, 5milliards), mais il faut d’abord déterminer si la société est, ou non, stratégique.

 

Divers

1 & 2/9 Les Echos

LG veut faire partie des grands du smartphone. Tempow, la start-up française au cœur du nouveau smartphone de Motorola.

5/9 Les Echos

Orange aura son siège à Issy les Moulineaux en 2020. L’opérateur rejoindra le quartier du Pont d’Issy pour au moins 12 ans.

6/9 Le Monde

Orange s’installera à Issy les Moulineaux en 2020.

7/9 Le Monde

La hausse de la CSG sera déductible de l’impôt sur le revenu.

12/9 Le Monde

Apple joue gros avec son nouvel iPhone. La sortie du smartphone est cruciale pour le groupe, qui peine à diversifier ses sources de revenus. Le marché du smartphone ralentit. Samsung toujours loin devant ; parts de marché :  Samsung 23,3%, Apple 12%, Huawei 11,3%.  Part de marché du système d’exploitation mobile d’Apple 20%, celui de Google (Androïd) 72%.

13/9 Le Monde

La CFE-CGC d’Orange et une association d’actionnaires salariés, l’ADEAS, interpellent Edouard Philippe sur un potentiel désengagement de l’Etat. Ils s’interrogent sur le devenir d’Orange, en cas  « d’OPA par une entreprise étrangère ». « La puissance publique aura-t-elle les moyens de garantir que les actifs stratégiques dans les réseaux de télécommunications français resteront bien au service de notre souveraineté numérique ? ». Ils demandent au gouvernement de confirmer  « le caractère stratégique d’Orange ».

20/9 Les Echos

Révolution numérique : le choc des compétences. Un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi dresse les compétences à développer pour que la France fasse la course en tête. Les personnes peu ou moyennement qualifiées devront monter en compétences transversales : autonomie, travail en équipe, apprendre à apprendre, résolution des problèmes au travail, interactions sociales, numératie au travail (compréhension des  textes chiffrés), littératie au travail (compréhension des textes écrits).  L’ « illectronisme » devra être combattu.

29 & 30/9 Les Echos

Interview de SR  «  Les télécoms doivent devenir multi services ». Le mandat de Stéphane Richard arrive à échéance en début d’année prochaine. Le PDG d’Orange dresse ses priorités et ses ambitions dans un entretien aux « Echos » :

« Comment se porte Orange en cette rentrée 2017 ? Orange vient de passer un cap : pour la première fois depuis 8ans, le CA du S1 est en croissance, en particulier sur le marché français. Orange fait mieux que la plupart des opérateurs européens.  Depuis que j’ai pris la présidence en 2011 la dette est passée de 36 milliards à 24 milliards d’€.

Le marché français reste toutefois difficile. La concurrence reste rude, mais Orange est le seul opérateur à progresser dans le mobile et dans le fixe. Nous progressons aussi en Espagne +8%, en Roumanie de +11% par exemple, sans parler de l’Afrique.

Mais la performance boursière du groupe est décevante… Pas très heureux de l’évolution récente du cours. Orange s’en tire plutôt bien par rapport à ses pairs européens  ou français, comme Iliad dont la performance est inférieure à celle d’Orange depuis 3 ans. Le cours actuel pâtit de l’impossibilité du rapprochement avec Bouygues Telecom, des incertitudes autour de la position de l’Etat dans notre capital et des marchés qui s’interrogent sur le montant élevé de nos investissements dans la fibre, qui sont pourtant créateurs de valeur.

Justement, le gouvernement veut accélérer le déploiement de la fibre. Que proposez-vous ?

Orange couvrira toutes les grandes villes mi-2018 et les moyennes agglomérations d’ici à 2021.. Dans les campagnes, contrairement à SFR, nous jouons la carte des collectivités territoriales et de l’Etat qui cofinancent les réseaux. Avec 2,5 millions de prises/an, hors RIP, notre outil de production tourne à plein régime. Il ne faut pas remettre en cause le cadre actuel voire utiliser toutes les technologies disponibles.

SFR dit vouloir déployer son réseau fibre partout, sans subvention publique, y compris dans les zones qui vous ont été attribuées…

Je ne crois pas au réalisme et à la crédibilité des annonces de SFR dans la fibre. Dupliquer les réseaux existants n’a pas de sens et n’est pas rentable de plus  pour une entreprise qui a des dizaines de milliards de dettes dans son bilan.

Vous êtes candidat à un nouveau mandat à la tête d’Orange, quelle est votre ambition pour le groupe ? Je présenterai début décembre les grandes lignes d’une vision allant au-delà de 2020. Nous avons deux grands défis à relever. Au-delà de l’indispensable investissement dans nos réseaux, nous devons passer d’un statut d’excellent fournisseur de services de connectivité à celui d’opérateur multiservice du digital. Nous allons très prochainement lancer notre banque (disrupteur dans le secteur). On va aussi investir  y compris au travers d’acquisitions dans la cybersécurité et amplifier nos actions vis-à-vis des start-up (250 sont actuellement accompagnées par Orange).

Et votre second défi ?

Continuer et poursuivre la transformation de l’entreprise sans brutalité, dans le dialogue social. Depuis mon arrivée, j’ai restauré la confiance. Le groupe doit se renforcer dans de nouveaux métiers, autour de la data, de la relation client digitale ou de l’intelligence artificielle. Il nous faut opérer un changement culturel pour concilier l’agilité des start-up et la puissance des valeurs de l’ancien service public.

Votre mise en examen pour escroquerie en bande organisée ne va-t-elle pas peser sur votre candidature ?

Ma situation judiciaire n’a pas évolué depuis 2013 .S’il y a un procès je répondrai aux accusations infâmantes et infondées. A la décision de justice, il reviendra au conseil d’administration d’évaluer la situation le moment venu. Nous n’y sommes pas.

Vos détracteurs vous reprochent de manquer d’ambition et disent qu’Orange n’est pas le fer de lance technologique qu’il devrait être…

L’ambition ne se résume pas à prendre la parole dans les journaux pour dire qu’on vas investir 10 milliards par-ci, 2 milliards par-là.. Notre développement en Afrique, l’acquisition de Jazztel en Espagne, le déploiement de la fibre en Europe, ou le lancement de la banque sont autant d’illustrations de l’ambition d’Orange. Notre leadership est reconnu partout dans le monde y compris technologique.

Vous ne rêvez pas de concentration paneuropéenne ?

Je ne vois pas aujourd’hui de projet créateur de valeur et réalisable. Les conditions politiques, économiques et sociales actuelles ne le permettent pas. Mais des coopérations sont possibles, en particulier avec nos amis allemands. »

 

Article complémentaire : « Je préfère investir dans la fibre que dans le foot ». « Notre stratégie repose plus sur des partenariats que sur des achats de droits et de medias. La stratégie de partenariat renforcé avec Canal + me va bien. Je peux vous assurer que si vous êtes client Orange, vous continuerez à voir le foot si vous l’aimez. »