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Notre revue de presse avril 2019 … Ce que vous pourriez avoir raté dans les médias ….

Cette revue de presse, transmise par notre partenaire de l’AASGO, l’ACSED, est due à Bernard Malteste.

 

Réseaux, sécurité des réseaux et des données.Tours. Pylônes. Cyberdéfense. Cloud.

8/4 Les Echos

Point de vue de Julian King  Commissaire européen chargé de l’Union de la sécurité. Le 26 mars, la Commission a publié une recommandation destinée à garantir la sécurité des éseaux 5G en Europe. Les Etats européens doivent adopter une approche commune en matière de sécurité.

16/4 Les Echos

Les alarmes par rebond alarment  l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Pour toucher leur cible , les malfaiteurs visent de plus en plus leurs sous-traitants.  L’Anssi veut dresser une liste blanche de prestataires d’administration et de maintenance sécurisée (Pams).  Ce sceau pourrait être exigé des sociétés (lorsqu’il y a risque)  travaillant avec les géants du CAC 40 et les administrations publiques.

Très haut débit (THD), 4G. High-tech: innovations, nouveaux usages, objets connectés, 5G

5&6/4 Les Echos

Fibre optique : la menace asiatique. Les industriels français n’ont jamais produit autant de fibre optique : 19 millions de km en 2018.  Dans le monde : 600 millions. Mais ils s’inquiétent de la concurrence asiatique, qui cherche des débouchés hors de Chine.

Le Gouvernement va remettre des centaines de millions d’€ sur la table en 2020.  L’éxécutif se penche sur les 6 millions exclus de la fibre jusq’en 2022. Seule une moitié des Français aura la fibre avant la fin de cette année.

10/4 Les Echos

Télécoms : bataille européenne autour du véhicule connecté. Faut-il des voitures connectées en wi-fi ou en 5G ? La question est au centre d’une bataille féroce à Bruxelles.

L’Eure-et-Loir veut ses propres pylônes de téléphonie 4G. Pas convaincu par l’accord entre l’Etat et les opérateurs, il crée une société publique-privée pour construire 86 tours en propre.

12&13/4 Les Echos

Auvergne/Rhône Alpes/ iCow apporte le haut débit aux PME privées d’accès à la fibre.

23/4 Les Echos

La connectuivité sans fil en intérieur, un défi pour les télécoms. Avoir du wi-fi ou de la 4G dans les immeubles de bureau comme dans les métros ou les tunnels est souvent une gageure. En cause un investissement complexe, mal anticipé et trop cher. Au Cloud Business Center  immeuble de bureaux flambant neuf, la Banque des Territoires a choisi de présenterson rapport sur «  la connectivité sans fil en intérieur »….  l’intervenant s’excuse « désolé si vous êtes chez Orange ou chez Free ça ne capte pas ». Moins de 1% de l’immobilier tertiaire serait couvert par des antennes selon WiredScore.. Pour hub One « Si votre immeuble est flagué – non couvert par Orange- vous n’avez aucune chance de trouver un locataire. La Banque des territoires écrit dans son étude « 400000 € est le coût  moyen d’une infrastructure radio spécifique pour un bâtiment de plus de 50000 m2 , sans l’installation des relais opérateurs, qui peuvent s’élever à 80000 € par opérateur ». Et cela sans compter les frais de maintenance. Au Cloud Business Center , on explique d’ailleurs qu’Orange a d’abord évoqué des incompatibilités techniques , avant de revenir avec une proposition tarifaire jugée excessive par le propriétaire. Le marché de la connectivité san fil en chiffres : Potentiel de développement : 1 milliard d’€/an, actuellement 10 000 000 d’€, parc installé à fin 2018 : 400 000.

La 4G privée arrive pour les industries critiques. L’Arcep va, dans les prochaines semaines, mettre des fréquences 4G à disposition des groupes aéroportuaires, autoroutier, etc. pour leurs besoins propres. Pour la Directrice chargée de l’innovation il n’est pas possible aujourd’hui de privilégier des utilisateurs particuliers.

 

5G

4/4 Le Monde

Pertes&profits par Philippe Escande/ La 5G sous surveillance. Coïncidence troublante. Les trois administrateurs français de la filiale française de Huawei quittent l’entreprise chinoise son président a démissionné ,et les deux autres  un avocat et Jean-Louis Borloo  ne renouvellent pas leur mandat. La Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale va enramer l’examen d’un projet de loi qui ne cite personne mais vise surtout Huawei. Il va falloir passer le check-up  de l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ) qui dépend du premier ministre, pour vendre ses matériels aux opérateurs téléphoniques français. Ce soudain durcissement serait lié aux particularités de cette dernière génération , disséminant l’intelligence dans tout le réseau. Le texte est critiqué par Huawei et les opérateurs télécoms (Les Echos du 3/4).

5&6/4 Les Echos Entreprises

A Hanovre, la 5G promet de révolutionner la vie dans les entreprises. Pour les géants allemands du secteur, c’est un pas de plus vers l’avènement d’« usines connectées et intelligentes ». Le temps de latence ( – de 10 millisecondes) offert par la 5G permet une communication « en temps réel » des machines, et donc une synchronisation beaucoup plus sûre au sein de l’usine. Au grand dam des opérateurs, l’Allemagne a réservé une partie de ses fréquences 5G pour ses industriels. Ceux-ci pourront opérer leurs propres réseaux dans leurs usines.

La Corée du Sud gagne le sprint final. A 23h le 3 avril 2019 à Séoul, SK Telekom, LGU+ et KT ont lancé, de concert et en concertation avec Samsung, leur offre de 5ème génération. C’est un saut technologique bien plus important que celui qu’avait apporté le passage à la 4G.

17/4 Les Echos

En Chine les opérateurs tlécoms ralentissent dans la 5G. Le secteur a pâti de la guerre technologique entre la Chine et les Etats-Unis, des rumeurs de fusion et d’u retard dans le lancement d’un standard clef… business model ?

18/4 Les Echos

Battu sur la 5G qui reste une priorité stratégique,  Intel tourne la page du smartphone.

19,20&21/4 Les Echos

5G : l’industrie ne veut pas être le dindon ce la farce. Après avoir été privés de 4G les opérateurs demandent des garanties de la part des opérateurs pour la 5G. Le gouvernement a exclu de leur attribuer des frquences directement comme en Allemagne . Mais les industriels pourront  obtenir des fréquences pour réseaux privés en…4G. La course mondiale à la 5G : en Suisse la 5G a été lancée en avril dans 54 villes, en Corée du Sud, aux Etats-Unis et même à Monaco (Huawei a déployé en novembre 2018 un réseau 5G amené à couvrir 100% du territoire.

 

Orange Bank. Orange Money. Concurrence.

Mars 2019  Mieux vivre votre argent

Pour D-Rating  Orange Bank est jugée la plus efficace des banques sur le service clients.

28/3 Les Echos

Selon une étude de Bain&Company, près de 5% des Françaischangent de banque chaque année. C’est deux fois plus qu’en 2014. Les banques en ligne et certaines banques traditionnelles  (mutualistes) gagnent du terrain.Les clients les plus jeunes sont les plus volatils.

8/4 Les Echos

Le paiement instantané via le téléphone portable prêt à décoller en France.. D’ici à l’été toutes les banques françaises devraient permettre à leurs clients de vurer de l’argent immédiatement à d’autres particuliers sur la base d’un simple numéro de téléphone. Le servise vise à populariser le paiement mobile dans l’Hexagone… La menace des Gafa !

 

Concurrence, régulation, fiscalité.

19,20&21/4 Les Echos

L’Etat pourrait ne pas être aussi gourmand qu’attendu sur les enchères. Bercy doit envoyer prochainement sa lettre de cadrage à l’Arcep.  Pour le  président de l’Arcep « Plus les opérateurs consacreront d’argent au paiement des redevances mobiles moins ceux-ci investiront dans le réseau ».

 

Consolidation du secteur des télécommunications. Convergence télécoms/medias. Contenus.

8/4 Les Echos

En guerre ouverte contre Free , Altice l’accuse de piratage . Faute d’accord, Altice a coupé ses chaînes de la Freebox. Free a rétabli le signal, donc Altice l’accuse de contrefaçon. . L’enjeu de ce bras de fer est le paiement du signal des petites chaînes par les opérateurs.

 

Business, données économiques, chiffres caractéristiques du secteur.

30/4 Boursorama (Reuters)

La croissance cale en France au T1. Orange confirme ses  objectifs financiers pour 2019 en dépit d’un début d’année marqué par le premier recul en 2 ans de ses revenus en France, son principal marché affecté par la concurrence toujours féroce avec ses rivaux.  Orange a accusé une baisse de 1,8% de ses revenus dans l’Hexagone où l’opérateur,  présent au total dans 28 pays, continue de dégager 40% de son CA. Ce recul est plus marqué que la baisse de 0,5% attendue en moyenne par le marché. Orange a été également pénalisé par l’arrêt du coup de pouce fiscal à ses offres de presse en ligne mais a continué de recruter de nouveaux clients dans le fixe (49000) comme  dans le mobile (19000).

 

Tendance des marchés financiers, action Orange, actionnariat salarié. Gouvernance.

25/4 Les Echos

Le point de vue de Martin Bouygues. L’actionnariat salarié, un élément structurant du capitalisme moderne. L’actionnariat salarié aligne les intérêts des parties prenantes de l’entreprise au lieu de les opposer. Il est également réhabilité  comme valeur, au même titre que l’entrepreneuriat ces dernières années.

Divers

28/3 Les Echos

Rakwin l’antivol connecté pour les téléphones portables. Cet antivol se présente sous la forme d’un porte-clés connecté à porter sur soi. Via une liaison Bluetiith il verrouille les fonctionnalités si celui-ci s’éloigne de 10 à 15 mètres et il déclenche une alarme stridente. Il est commercialisé sur un site  Internet au prix de 14,99€.

1/4 Les Echos

Telecom Italia : Eliott et Vivendi signent un armistice. . Les bases d’un compromis pour relancer l’opérateur en difficulté sont jetées.

Huawei explose les compteurs malgré la pression américaine : 107 milliards de CA en 2018.

25/4 Les Echos

Le Royaume-Uni prêt à ouvrir sous conditions son réseau 5G à Huawei ( ne doit pas accéder au cœur de réseau).

26&27/4 Les Echos

Les entretiens de Vivatech : Stéphane Richard. Pour lui « Le numérique menace plus les dictatures que les démocraties, les printemps arabes l’ont montré. Bien sûr il y a le problème des fake news mais le problème est-il le numérique ?… L’illectronisme est important , 13 millions de français ne seraient pas capables d’ouvrir ou d’envoyer un mail…Je suis confiant sur la réduction de la fracture numérique. Intrinséquement, le numérique est  un facteur de réduction des inégalités.La fibre couvre déjà 13 millions de logements sur le territoire, y compris dans les zones très rurales et nous sommes engagés dans un effort de déploiement sans précédent….Les Gafa sont des acteurs très puissants, de fait Mais ce ne sont pas les seuls. La force des BATX montre que la Chine est la deuxième superpuissance du numérique…. Le Google européen,  je n’y crois pas. En revanche, il reste de nombreux domaines où les Européens peuvent se mobiliser : la santé, l’éducation, l’automobile…Nous travaillons avec de plus en plus de start-up, dans tous les domaines…Orange Bank est un succès : 300000 clients au bout d’un an et demi. Je ne crois pas à un modèle exclusivement digital. Nous vendons beaucoup Orange Bank en boutique….Nous avons globalement beaucoup agrandi notre terrain de jeu ».

29/4 Les Echos

Apple pourrait mettre la main sur les modems 5G d’Intel.  Son accord avec Qualcomm va lui permettre de lancer un iPhone 5G.

KPN évince Huawei du cœur de son futur réseau 5G.

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Loi Pacte : dernières lignes droites avant adoption. De nombreuses propositions pour l’actionnariat salarié de la FAS, dont l’AASGO est un membre actif.

logofasPoint d’étape de la FAS sur le projet de loi PACTE

Epargne salariale et actionnariat salarié

25 mars 2019

Point d’étape de la FAS sur le projet de loi PACTE – 25 mars 2019

Remarque préliminaire
Le projet de loi pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) a été adopté en deuxième lecture par l’Assemblée Nationale après passage au Sénat. Le texte reviendra une dernière fois au Sénat le 9 avril 2019 avant une adoption finale par l’Assemblée Nationale et la promulgation par le Président de la République – sans doute après un examen par le Conseil constitutionnel de certaines de ses très nombreuses dispositions. Cependant, il est peu probable qu’au cours de la phase finale du processus parlementaire, il y ait des modifications substantielles par rapport à la version adoptée en 2ème lecture par l’Assemblée Nationale – qui inclut plusieurs dispositions issues de propositions de la FAS.

Les propositions de la FAS dans le cadre du projet de loi PACTE

Dès 2017, la FAS a affiché l’objectif d’atteindre en moyenne 10% d’actionnariat salarié dans les entreprises françaises à l’horizon 2030, objectif repris et soutenu par le Ministre l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire venu présider la cérémonie de remise du Grand Prix FAS en décembre 2017.

 

Dès lors, la FAS s’est très activement engagée, tout au long de l’année 2018, dans les discussions sur le projet de loi PACTE, et a agi auprès du gouvernement, puis des députés et des sénateurs pour :

  • - Favoriser le développement de l’actionnariat salarié – Renforcer la participation tant directe qu’indirecte des actionnaires salariés à la gouvernance des entreprises et à la gouvernance des FCPE d’actionnariat salarié
  • - Mieux former et conseiller les épargnants salariés
  • - Renforcer la protection des intérêts des actionnaires et notamment des actionnaires salariés

 

1. Favoriser le développement de l’actionnariat salarié

La FAS a suscité 2 des mesures du projet de loi :
– Un forfait social ramené à 10% (au lieu de 20%) pour l’abondement de l’entreprise en cas d’acquisition de titres de l’entreprise ou d’une société de son groupe ; c’est la première fois que le taux du forfait social dépendra de la nature du placement et, en l’occurrence, de la prise de risque, ce que la FAS défend constamment dans ses propositions ;
– L’extension aux opérations de cession hors marché de l’obligation pour l’Etat de proposer une tranche de 10% des actions cédées aux salariés et anciens salariés éligibles, dès lors qu’il détient plus de 10% du capital (hors très petites participations).

2. Renforcer la participation tant directe qu’indirecte des actionnaires salariés à la gouvernance des entreprises et à la gouvernance des FCPE d’actionnariat salarié
La FAS a obtenu 4 avancées législatives consécutivement à ses propositions :
– L’obligation pour les sociétés non cotées d’avoir un administrateur actionnaire salarié dès lors qu’elles sont tenues d’avoir au moins un administrateur salarié et que les actionnaires salariés détiennent au moins 3% du capital *;
– La suppression pour certaines sociétés de s’exonérer de la présence d’un administrateur actionnaire salarié dès lors qu’elles avaient, avant 2013, au moins un administrateur salarié (cas notamment de la Société Générale et de BNP Paribas) * ;
– Possibilité pour les sociétés de prévoir dans leurs statuts que les actions gratuites détenues au nominatif, dont l’attribution a été autorisée avant la loi Macron du 6 août 2015, entreront dans le périmètre de leur actionnariat salarié pris en compte pour la désignation d’un administrateur actionnaire salarié (ce qui est légalement obligatoire dans le cas d’actions gratuites dont l’attribution a été autorisée après la publication de la loi Macron) ;
– Concernant la gouvernance des FCPE d’actionnariat salarié, suite à l’adoption en 1ère lecture à l’Assemblée nationale d’un amendement faisant interdiction aux représentants de l’entreprise dans les conseils de surveillance des FCPE d’actionnariat salarié de prendre part au vote sur les résolutions présentées à l’Assemblée générale, la FAS a en définitive obtenu une refonte de la gouvernance des conseils de surveillance de ces FCPE d’actionnariat salarié. A partir du 1er janvier 2021, tous les représentants des porteurs de parts devront être élus par ces porteurs de parts sur la base d’une voix pour chaque part détenue. Eux seuls pourront voter sur les projets de résolutions en Assemblée générale (sauf naturellement lorsque le règlement du fonds prévoit le vote par les porteurs de parts eux-mêmes).

*Afin d’éviter aux sociétés concernées de devoir organiser une assemblée générale extraordinaire en 2019, la modification des statuts devra intervenir lors de l’assemblée générale tenue en 2020, pour une application effective en 2021.

3. Mieux former et conseiller les épargnants salariés
Un amendement parlementaire adopté dispose que le règlement d’un PEE devra prévoir « les modalités d’une aide à la décision pour les bénéficiaires ». Ceci est une revendication majeure de la FAS visant à mieux conseiller les salariés lors de leurs placements et pour la gestion de leurs avoirs.
Pour autant, il est regrettable que faute de précisions dans le texte de loi, rien ne garantira l’objectivité et l’absence de conflits d’intérêts lors de ce conseil qui, pour des raisons économiques, pourra être automatisé.

 

4. Renforcer la protection des intérêts des actionnaires et notamment des actionnaires salariés
La FAS a obtenu par amendement parlementaire une mesure de protection des actionnaires salariés dans le cadre des sociétés par actions simplifiées (SAS) : l’interdiction de leur imposer par les statuts des obligations de cession forcée de leurs titres, d’agrément pour leur cession, ou encore d’inaliénabilité pendant 10 ans (clauses que la loi rend normalement possible dans le cadre des SAS).
Dans ce domaine, la FAS a par contre échoué dans ses propositions de 2 mesures :
– Un vote à la majorité des 2/3 pour autoriser en assemblée générale extraordinaire la cession de plus de 50 % des actifs d’une société (cas d’Alstom), ce qui est imposé en cas de scission ;
– Des restrictions à l’abaissement de 95% à 90% du seuil du capital détenu pour imposer aux actionnaires minoritaires (qui peuvent être des actionnaires salariés) la cession forcée de leurs actions cotées (procédure de retrait obligatoire), ce qui peut permettre des manœuvres spoliatrices, sous réserve du contrôle que pourra exercer l’AMF.

 

Autres mesures importantes de la loi PACTE
– Le relèvement du plafond de la décote lors des offres réservées aux salariés et anciens salariés, porté de 20% à 30% (et de 30% à 40% en cas d’indisponibilité d’au moins 10 ans).

- La possibilité pour l’entreprise d’effectuer un versement unilatéral pour l’acquisition de titres de l’entreprise, d’un montant uniforme pour tous ses salariés (à l’image de ce qui existe pour le PERCO). Les actions seront dans ce cas indisponibles pendant 5 ans au moins. Le plafond de ce versement sera fixé par décret et ce versement suivra les règles fiscales et sociales applicables à l’abondement. Suite à une suggestion de la FAS, ce versement unilatéral pourra désormais constituer une des contreparties pour les salariés à l’attribution d’actions gratuites aux mandataires sociaux, telles que prévues à l’article L.225-197-6 du Code de commerce.

- La possibilité pour un actionnaire (ou plusieurs actionnaires) de faire profiter les salariés de 10% de la plus-value de cession de ses actions dans la limite de 30% du plafond annuel de la sécurité sociale pour chaque salarié ; l’actionnaire doit avoir passé un contrat d’une durée d’au moins 5 ans avec la société qui s’engage à céder les sommes correspondantes qu’elle aura reçues aux salariés dans les 90 jours, sous forme d’un investissement dans le PEE en titres de l’entreprise ; la fraction de la plus-value ainsi rétrocédée aux salariés bénéficie d’une exonération de l’impôt sur le revenu ou des droits de mutation dès lors que les actions avaient été détenues 3 ans pendant la durée du contrat; les contributions sociales s’appliquent comme pour un abondement au moment du placement dans le PEE.

  • - L’intéressement versé dans les PME de moins de 250 salariés sera exonéré de forfait social, tout comme la réserve spéciale de participation (RSP) dans les entreprises de moins de 50 salariés. Ces mesures, ainsi que la baisse du forfait social ramené à 10% pour l’abondement de l’entreprise dans les fonds d’actionnariat salarié, sont applicables depuis le 1er janvier 2019, le gouvernement ayant décidé d’introduire ces exonérations et réductions dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019.
  • - L’intéressement pourra être calculé en prenant en compte un objectif pluriannuel lié aux résultats et aux performances de l’entreprise. S’ajoutent diverses mesures techniques pour éviter des non versements liés aux plafonds individuels et pour prendre en compte des changements affectant l’entreprise (fusion, scission…).
  • - Des accords d’intéressement de branche seront négociés, adaptés aux entreprises de moins de 50 salariés, et pouvant inclure des objectifs de RSE dans le calcul.
  • - Une entreprise pourra, pour l’affectation de la RSP et à défaut d’une demande de versement par le salarié, prévoir la seule affectation à un compte courant bloqué rémunéré à un taux fixe pendant 8 ans, qu’elle devra consacrer à des investissements.
  • - Les plafonds individuels sont portés respectivement à ¾ et à 3 fois le montant du plafond annuel de la sécurité sociale pour l’intéressement et la participation (montant pris en compte pour la répartition de la RSP).
  • - Le franchissement momentané à la hausse des seuils d’effectifs dans l’entreprise n’entraînera pas la suppression immédiate des avantages obtenus dans le cadre de cette loi, en particulier ceux liés au forfait social.
  • - L’accès à l’actionnariat salarié sera simplifié et élargi dans les sociétés par actions simplifiées (SAS) avec suppression des limitations liées à certains seuils.
  • - Les dispositions permettant sous certaines conditions aux conjoints d’un chef d’entreprise de bénéficier d’un dispositif d’épargne salariale sont étendues au partenaire pacsé.
  • - La possibilité d’utiliser des sommes indisponibles d’un PEE pour lever des options est étendue à des parts de l’entreprise (SARL, SCOP…).
  • - Un relevé annuel de situation de l’épargne de chaque bénéficiaire du PEE et des opérations réalisées, ainsi qu’un plafonnement par décret des frais de gestion (PEE, PERCO) facturés aux anciens salariés.
  • - Une modification du calcul du plafond d’attribution d’actions gratuites excluant les actions non définitivement acquises et celles pour lesquelles il n’y a plus d’obligation de conservation.
  • - La possibilité pour l’Etat de participer aux frais supportés par l’entreprise en cas de cession de ses propres actions et de prendre en charge un rabais de 20% en cas de cession de la majorité des actions au secteur privé (« privatisation »), ce qui pourrait être déterminant pour la réussite de l’opération concernant l’actionnariat salarié.
  • - Un droit à la formation économique, financière et juridique d’une durée minimale de 3 jours pour les représentants des porteurs de parts dans les conseils de surveillance des FCPE (et les administrateurs de SICAV d’actionnariat salarié).
  • - L’interdiction pour les représentants de l’entreprise dans les conseils de surveillance de FCPE de prendre part au vote (mais non aux délibérations) sur les résolutions présentées à l’assemblée générale. Cette mesure issue d’un amendement parlementaire est motivée par le conflit d’intérêt dans lequel se trouvent les représentants de ceux qui ont proposé les résolutions (voir supra la réforme de la désignation des représentants des porteurs de parts).
  • - Abaissement de 12 à 8 du nombre d’administrateurs (hors administrateurs salariés et administrateurs actionnaires salariés) entrainant la présence d’un deuxième administrateur salarié dans les sociétés concernées en raison de leurs effectifs.

La loi PACTE ne comportera pas de réforme significative du PERCO. Toutefois, dans le cadre d’une réforme globale de l’épargne retraite, l’épargne pourra être transférée d’un mécanisme d’épargne retraite individuel ou collectif à un autre. Certains amendements ont été rejetés, tels que l’amendement visant à interdire le transfert de l’épargne constituée dans un PERCO vers un autre mécanisme tant que le salarié n’a pas quitté l’entreprise, ou l’amendement visant à créer un nouveau cas de déblocage exceptionnel des avoirs dans le PERCO, pour financer des aménagements de la résidence principale en cas de dépendance du salarié ou de son conjoint. Enfin, la proposition de la FAS d’introduire dans le PERCO un fonds d’actionnariat salarié multi-entreprises (visant à diversifier le risque pour le salarié) n’a pas été retenue.
En conclusion, les mesures prises dans le cadre du projet de loi PACTE pour développer l’épargne salariale et l’actionnariat des salariés, y compris sur les aspects de gouvernance, représentent des avancées significatives saluées par la FAS. Toutefois, il faudra aller plus loin encore pour viser l’atteinte de l’objectif de 10% d’actionnariat salarié dans les entreprises françaises.
Nos propositions en ce sens visent en priorité à favoriser l’actionnariat de long terme, dont l’actionnariat salarié. Nos propositions sont d’abord fiscales pour encourager la détention très longue des actions gratuites, pour pérenniser la détention des actions lors des successions et donations en contrepartie d’un engagement de conservation de 10 ou 15 ans. Elles incluent aussi la proposition d’un fonds d’actionnariat salarié multi-entreprises dans le PERCO, l’élargissement de l’actionnariat salarié à des non-salariés travaillant durablement pour l’entreprise, ainsi que des mesures allant plus loin que la loi PACTE dans son état actuel pour favoriser fiscalement la transmission des actions aux salariés.

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Point d’étape sur la Loi Pacte

Par Loïc Desmouceaux, Président de la FAS

 

Remarque préliminaire

Le projet de loi pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) vient d’être adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale. Il sera examiné en janvier 2019 par le Sénat et, compte tenu de la procédure parlementaire, ce n’est sans doute pas avant le printemps 2019 qu’il sera définitivement adopté et promulgué –sans doute après un examen par le Conseil constitutionnel de certaines de ses très nombreuses dispositions. On ne peut donc faire en novembre 2018 qu’un bilan d’étape avant de possibles évolutions –dont certaines feront l’objet de propositions de la FAS aux sénateurs.

 

LES PROPOSITIONS DE LA FAS DANS LE CADRE DU PROJET DE LOI PACTE

Sachant que la loi PACTE ne contiendrait pas de mesures relatives à la fiscalité du patrimoine, la FAS a agi auprès du gouvernement, puis des députés pour :

  • Favoriser le développement de l’actionnariat salarié
  • Renforcer la protection des intérêts des actionnaires et notamment des actionnaires salariés
  • Renforcer la participation tant directe qu’indirecte des actionnaires salariés à la gouvernance des entreprises
  • Mieux former et conseiller les épargnants salariés.
  1. Favoriser le développement de l’actionnariat salarié

La FAS a suscité deux des mesures du projet de loi :

  • L’extension aux opérations de cession hors marché de l’obligation pour l’Etat de proposer une tranche de 10% des actions cédées aux salariés et anciens salariés éligibles, dès lors qu’il détient plus de 10% du capital (hors très petites participations) ;
  • Un forfait social ramené à 10% (au lieu de 20%) pour l’abondement de l’entreprise en cas d’acquisition de titres de l’entreprise ou d’une société de son groupe ; c’est la première fois que le taux du forfait social dépendra de la nature du placement et, en l’occurrence, de la prise de risque, ce que la FAS défend constamment dans ses propositions.
  1. Renforcer la protection des intérêts des actionnaires et notamment des actionnaires salariés

La FAS a obtenu par amendement parlementaire une mesure de protection des actionnaires salariés dans le cadre des sociétés par actions simplifiées (SAS) : l’interdiction de leur imposer par les statuts des obligations de cession forcée de leurs titres, d’agrément pour leur cession, ou encore d’inaliénabilité pendant 10 ans (clauses que la loi rend normalement possible dans le cadre des SAS).

Dans ce domaine, la FAS a par contre échoué dans ses propositions de deux mesures :

  • Un vote à la majorité des 2/3 pour autoriser en assemblée générale extraordinaire la cession de plus de 50 % des actifs d’une société (cas d’Alstom), ce qui est imposé en cas de scission ;
  • Des restrictions à l’abaissement de 95% à 90% du seuil du capital détenu pour imposer aux actionnaires minoritaires (qui peuvent être des actionnaires salariés) la cession forcée de leurs actions cotées (procédure de retrait obligatoire), ce qui peut permettre des manœuvres spoliatrices, sous réserve du contrôle que pourra exercer l’AMF.
  1. Renforcer la participation tant directe qu’indirecte des actionnaires salariés à la gouvernance des entreprises

La FAS a obtenu 3 avancées législatives :

  • La suppression pour certaines sociétés de s’exonérer de la présence d’un administrateur actionnaire salarié dès lors qu’elles avaient, avant 2013, au moins un administrateur salarié (cas notamment de la Société Générale et de BNP Paribas) ;
  • L’obligation pour les sociétés non cotées d’avoir un administrateur actionnaire salarié dès lors qu’elles sont tenues d’avoir au moins un administrateur salarié et que les actionnaires salariés détiennent au moins 3% du capital ;
  • Possibilité pour les sociétés de prévoir dans leur statuts que les actions gratuites détenues au nominatif, dont l’attribution a été autorisée avant la loi Macron du 6 août 2015, entreront dans le périmètre de leur actionnariat salarié  pris en compte pour la désignation d’un administrateur actionnaire salarié (ce qui est légalement obligatoire dans le cas d’actions gratuites dont l’attribution a été autorisée après la publication de la loi Macron).
  1. Mieux former et conseiller les épargnants salariés.

Un amendement parlementaire adopté dispose que le règlement d’un PEE devra prévoir « les modalités d’une aide à la décision pour les bénéficiaires ». Ceci est une revendication majeure de la FAS. Pour autant, il est inquiétant de constater que faute de précisions, rien ne garantirait l’objectivité et l’absence de conflits d’intérêts lors de ce conseil qui, pour des raisons économiques, pourrait être automatisé. La FAS proposera donc aux sénateurs de mieux encadrer cette aide à la décision.

 

AUTRES MESURES IMPORTANTES DE LA LOI PACTE

  1. Le relèvement du plafond de la décote lors des offres réservées aux salariés et anciens salariés, porté de 20% à 30% (et de 30% à 40% en cas d’indisponibilité d’au moins 10 ans)

 

  1. La possibilité pour l’entreprise d’effectuer un versement unilatéral, d’un montant uniforme pour tous ses salariés, pour l’acquisition d’actions de l’entreprise ou d’une société de son groupe (à l’image de ce qui existe pour le PERCO). Les actions seront dans ce cas indisponibles pendant 5 ans au moins. Le plafond de ce versement sera fixé par décret et ce versement suivra les règles fiscales et sociales applicables à l’abondement. Le texte ne prévoyant pas le relèvement de taux en cas de remplacement de la décote par des actions gratuites, la FAS proposera aux sénateurs de remédier à ce qui est sans doute un oubli.
  2.    L’intéressement versé dans les PME (moins de 250 salariés) sera exonéré de forfait social, tout comme la participation dans les entreprises de moins de 50 salariés.
  3. L’intéressement pourra être calculé en prenant en compte un objectif pluriannuel lié aux résultats et aux performances de l’entreprise. S’ajoutent diverses mesures techniques pour éviter des non versements liés aux plafonds individuels et pour prendre en compte des changements affectant l’entreprise (fusion, scission…).

 

  1. Les plafonds individuels sont portés respectivement à ¾ et à 3 fois le montant du plafond annuel de la sécurité sociale pour l’intéressement et la participation.

 

  1. Un droit à la formation économique, financière et juridique d’une durée minimale de 3 jours pour les représentants des porteurs de parts dans les conseils de surveillance des FCPE (et les administrateurs de SICAV d’actionnariat salarié).

 

  1. Un relevé annuel de situation de l’épargne de chaque bénéficiaire du PEE et des  opérations réalisées, ainsi qu’un plafonnement des frais supportés par les anciens salariés.

 

  1. Une modification du calcul du plafond d’attribution d’actions gratuites excluant les actions non définitivement acquises et celles pour lesquelles il n’y a plus d’obligation de conservation.

 

  1. L’interdiction pour les représentants de l’entreprise dans les conseils de surveillance de FCPE de prendre part au vote (mais non aux délibérations) sur les résolutions présentées à l’assemblée générale. Cette mesure issue d’un amendement parlementaire est motivée par le conflit d’intérêt dans lequel se trouvent les représentants de ceux qui ont proposé les résolutions. Mais elle pose potentiellement la question de conflits d’intérêts chez les représentants non élus des porteurs de parts (qui peuvent notamment avoir fait adopter un projet de résolution par le comité social et économique) et par répercussion la question de la composition de conseils de surveillance  ne comportant que des représentants non élus des porteurs de parts et de l’entreprise (50/50), dont la conformité à la directive européenne du 11 juillet 2007 sur certains droits des actionnaires est douteuse. La FAS suivra avec une particulière attention l’évolution possible du texte.

 

  • La possibilité pour l’Etat de participer aux frais supportés par l’entreprise en cas de cession de ses propres actions et de prendre en charge un rabais de 20% en cas de cession de la majorité des actions au secteur privé (« privatisation »), ce qui pourrait être déterminant pour la réussite de l’opération concernant l’actionnariat salarié.

 

  • Abaissement de 12 à 8 du nombre d’administrateurs (hors administrateurs salariés et administrateurs actionnaires salariés) entrainant la présence d’un deuxième administrateur salarié dans les sociétés concernées en raison de leurs effectifs.

Remarque importante

Le gouvernement souhaitant appliquer dès le 1er janvier 2019 les réductions et exonérations de forfait social, les mesures correspondantes devraient être prochainement introduites par amendement gouvernemental dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 actuellement soumis au Parlement.

 

L’IMPACT DE LA LOI PACTE POUR ORANGE

Il dépendra principalement de la volonté ou de la possibilité financière pour l’entreprise d’utiliser les dispositions nouvelles. Ceci conduit à lister des possibilités :

  1. L’augmentation du taux de la décote lors des offres aux salariés et anciens salariés (passage de 20% à 30%)
  2. Une tranche de 10% réservée aux salariés et anciens salariés en cas de cession d’actions par l’Etat sur le marché ou hors marché.

Attention :

  1. a) ceci ne peut s’appliquer qu’aux cessions d’actions par l’Etat et non par la BPI
  2. b) si la participation de l’Etat au capital d’Orange venait à descendre au-dessous de 10%, l’Etat cesserait d’être tenu de réserver une telle tranche lors de cessions ultérieures.
  3. Possibilité de versement unilatéral et uniforme à tous les salariés pour l’acquisition  d’actions d’Orange (ou de sociétés entrant dans le périmètre de consolidation des comptes).
  4. Possibilité de prendre en compte des objectifs pluriannuels pour le calcul de l’intéressement.
  5. L’inclusion dans le périmètre de l’actionnariat salarié des actions gratuites détenues depuis 2009 au nominatif par des salariés toujours en activité dans l’entreprise (l’article 13.3 des statuts tel que rédigé pourrait le rendre automatiquement possible).
  6. La formation des représentants des porteurs de parts aux conseils de surveillance des FCPE.
  7. L’aide à la décision pour les bénéficiaires du PEG lors de leurs placements ou de leurs arbitrages.

 

 

 

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La revue de presse AASGO mars 2018

Revue de presse préparée par Bernard MALTESTE

Réseaux, sécurité des données 

16 & 17/3 Les Echos

Le déploiement de la fibre en zone rurale sous haute surveillance. Alors que 1,2 millions de foyers sont raccordables dans les campagnes, une forte accélération est attendue dans les prochaines années.

 

Très haut débit (THD), 4G. High-tech: innovations, nouveaux usages, objets connectés, 5G.

2 & 3/3 Les Echos

NGE  va poser la fibre dans l’Hérault. En juillet le groupe a remporté avec Altitude Infrastructure  , le plus grand RIP ( réseau d’infrastructure public) français pour le déploiement de la fibre dans les 7 départements du Grand Est.

9 & 10/3 Les Echos

La fibre optique atteint 10 millions de foyers en France.

 

5G

5/3 Les Echos

L’Europe se met en ordre de bataille pour la 5G. Les Etats et la Commission ont trouvé un accord sur le développement des futurs réseaux. Les opérateurs bénéficieront de licences de 15 à 20 ans devant encourager des investissements massifs. Le projet d’un futur Code européen des télécoms a été acté.


Orange Bank

Lydia (jeune pousse) se pose en point d’accès unique aux comptes bancaires. Elle lance une interface permettant d’accèder et de gérer l’ensemble de ses comptes bancaires. La génération Z séduite par les nouveaux moyens de paiement.

 

 Consolidation du secteur des télécommunications. Convergence télécoms/medias. Contenus.

9 & 10/3 Les Echos

Orange et TF1 mettent fin à leur conflit. Les deux groupes signent un accord de distribution global.

19/3 Les Echos

Telecom Italia : le fonds activiste Elliott attaque frontalement Vivendi.

20/3 Les Echos

Le deal secret entre Orange et TF1 . TF1 a obtenu d’Orange une rémunération pour continuer à être distribué dans les bouquets de télévision de l’opérateur. Le prix payé par Orange est modulable en fonction des accords que TF1 va signer avec les distributeurs concurrents.

21/3 Le Monde

SFR contrant de revoir sa stratégie de convergence. Les « contenus » (football, cinéma, presse) ne serontplus inclus dans les forfaits de base de l’opérateur .

23 & 24/3 Les Echos

Vivendi remet en jeu son pouvoir au sein de Telecom Italia.

 

 

 

 

5-Les géants du Net, neutralité du Net

8/3 Les Echos

Neutralité du Net : les pratiques des opérateurs contestées. Dans plusieurs pays européens, les régulateurs se penchent sur des offres en contradiction avec le règlement adopté en 2015. Le « zéro rating est au cœur des débats ». Pratique consistant à faire sortir une catégorie de services du volume de données inclus dans un forfait.

19/3 Les Echos

Taxation des géants du Net : l’Europe prête à défier Trump.

 

6-Business, données économiques, chiffres caractéristiques du secteur

14/3 Les Echos

Free dépasse les 20 millions de clients mais déçoit la bourse. L’opérateur approche les 5 milliards d’€ de CA en 2017  (  en 1 an :+ 8,4% sur le mobile et 3,5% sur le fixe). Ebitda + 6% à 1,777 milliards d’€.

16&17/3 Les Echos

Après une année 2017 laborieuse, SFR a encore tout à prouver.  Ses vetes ont baissé de -1,6% en 2017, mais SFR gagne des abonnés et ses marges progressent

 

 

7-Tendance des marchés financiers, action Orange, actionnariat salarié

 

8-Divers

5/3 Les Echos

Pour Mounir Mahjoubi Secrétaire d’Etat chargé du numérique « La question de l’écosystème des start-up français n’est plus son éclosion, mais son envol ». Il vient de boucler un tour de France des start-up pour évaluer les besoins. Il en ressort 132 propositions pour favoriser l’émergence de géants de la tech. 6 chantiers du gouvernement touchent la French Tech : mission sur l’IA, grande école du numérique, loi Pacte, French Tech diversité, décret Montebourg et le numérique au lycée.

Xavier Niel rejoint le fonds KKR

6/3 Les Echos

Orange renouvelle son comité éxécutif. Changement dans la continuité. Le vœu de Stéphane Richard est de transformer Orange en un « opérateur multiservices ». Toujours un tiers de femmes. Montée en puissance de Laurent Paillassot nommé DGA tout en conservant Orange Espagne. Un banquier seule recrue extérieure.

20/3 Les Echos

L’exécutif doit encore convaincre les Français sur les privatisations. Mais 59% des Français veulent qu’Orange soit complétement privatiséé ou que l’Etat vende une partie de ses actions.

21/3 Les Echos

Orange se situe au 16 ème rang du TOP des employeurs les plus attractifs en 2018.

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La revue de presse AASGO février 2018

Revue de presse préparée par Bernard MALTESTE

Réseaux, sécurité des données 

8/2 Les Echos

Telecom Italia présente un plan de séparation de son réseau. Telecom Italia, dont Vivendi est le principal actionnaire, a présenté mercredi 7 février au gouvernement un projet de scission, qui l’aménerait à créer une entité légale séparée pour son réseau fixe. Contrôlée à 100% par l’opérateur, elle disposerait de son propre conseil d’administration.

13/2 Les Echos

Les opérateurs télécoms, entre cybersécurité et neutralité du Net.. La revue stratégique de cyberdéfense appelle les opérateurs télécoms à coopérer avec l’Etat pour détecter les attaques en cours. Certains imaginent aller plus loin mais se rapprochent de la ligne rouge de la neutralité du Net. Fournir un Internet sûr à ses clients,  le directeur d’Orange Cyberdéfense estime :« Nous voulons pouvoir agir sur la détection mais aussi sur la réaction  car les clients choisiront un opérateur qui les protège » dans le cadre d’une conférence organisée par Orange le 5/2.


Très haut débit (THD), 4G. High-tech: innovations, nouveaux usages, objets connectés, 5G.

2&3/2 Les Echos

Orange accélère dans l’e-santé avec le rachat d’Enovacom. La société spécialisée dans les logiciels à destination des hôpitaux, doit renforcer la filiale de services aux entreprises de l’opérateur. En 7 ans , Enovacom sera la 5ème acquisition pour Orange Businee Services.

5/2 Les Echos

Technologie Li-fi : premières percées en entreprise ; Le premier Congès mondial consacré à cette technologie de communication utilisant la lumière (éclairage LED) se tiendra du 8 au 9 février au Palais Brongniart, à paris. Un procédé méconnu mais prometteur pour les entreprises.  Haut débit équivalent au wi-fi ou bluetooth. Avantages : pas d’ondes radio et sécurité des réeaux. Aujourd’hui coup marketing… déploiement industriel ?

6/2 Les Echos

Covage se relance dans la course à la fibre. L’opérateur d’infrastructures a remporté deux nouveaux contrats de déploiement  en zone rurale. Et il assure d’avoir les moyens de voir plus grand. Les grands opérateurs doivent arbitrer entre différentes propriétés. Ce n’est pas la même équation pour Covage qui ne fait que du déploiement de fibre.

13/2 Le Monde

L’indutrie française des objets connectés s’inquiète. En l’état, le règlement européen sur la vie privée en ligne compliquerait le développement de l’Internet des objets (industrie sur laquelle la France compte tant pour rattraper son retard dans le numérique). L’inquiétude porte sur l’articulation entre  l’ePrivacy  (2019) au règlement général sur la protection des données  (GDPR) qui entrera en vigueur en mai 2018. Pour Brice Bastié de la CNIL, il y a deux textes :  «  L’un vise les données personnelles, c’est le GDPR. L’autre la vie privée c’est l’ePrivacy ».

22/2 Les Echos

Les discussions s’activent sur un « Hulu à la française ». La menace des géants de la vidéo à la demande(SVOD par abonnement) pousse M6,TF1, France Télévisions et même Orange à créer un portail Internet commun pour leurs programmes. . Stéphane Richard a confirmé mercredi 21/2 en marge des résultats de son groupe participer aux réunions  sur ce « Hulu français ». « Nous discutons avec France Télé de la création d’une offre de SVOD. C’est un projet que nous avions déjà eu il ya quelques années avec M6,TF1 et France Télévision et également des acteurs européens » a-t-il dit. Il pourrait même apporter des contenus. Pour Stéphane Richard, à la différence de certains concurrents, « c’est un projet crédible ».

 

5G

28/2 Le Monde

Le secteur des télécoms accélère dans la 5G. La 5G  qui promet plus de débit et de vitesse est au cœur des annonces du Mobile World Congress à Barcelone.. La bataille pour la 5G fait rage. Cette technologie permet d’imaginer de nombreuses applications dans la voiture connectée, l’industrie 4.0…Les équipementiers télécoms y voient un moyen de relancer leurs ventes quand les opérateurs s’interrogent sur le modèle économique.Ces derniers seront-ils autorisés à pratiquer des tarifs différents en fonction des services ?Certains se rappellent encore avec douleur avoir commercialisé la 4G au prix de la 3G. La Commission européenne souhaite normaliser l’utilisation du spectre des fréquences mais a essuyé un refus du Parlement et de certains états membres. « L’Europe ne peut pas être leader dans les déploiements 5G sans une réforme du spectre » a exhorté le commissaire européen chargé du marché unique du numérique. à Barcelone le 26/2. Si le casse tête réglementaire est de nature à refroidir les opérateurs télécoms, cela ne les empêche pas de lancer les premiers tests.  En partenariat avec Nokia sur le site de Paris Saclay, Orange teste un système de détection d’incendie. Lorsque des capteurs signalent l’émergence d’une fumée, des drones sont envoyés automatiquement pour faire état de la situation. Au printemps l’opérateur lancera, avec Ericsson une expérimentation du réseau grandeur nature à Douai et à Lille. Bouygues fera de même avec Huawei à Bordeaux ;

Les chiffres :

  • les opérateurs doivent investir dans la 5G dans le monde 500 milliards de dollars entre2018 et 2020 selon le Global Mobile Suppliers Association.
  • 1,2 milliard c’est le nombre de connexions attendues en 2025. La technologie sera surtout déployée en Chine, aux Etats-Unis et au Japon
  • 14% c’est la part estimée des connexions de la 5G par rapport aux connexions totales en 2025. Les Etats-Unis compteront pour la moitié du marché.
  • 25 milliards c’est le nombre de connexions effectuées grâce à l’Internet des objets en 2025 un triplement par rapport à 2017. En 2023, le nombre ce connexions dans l’industrie dépassera celui effectué par les particuliers.

 

Orange Bank

2/2 Le Monde

Banques et néobanques, querelle des anciens et des modernes. Pour le patron de BankMobile : «  Vous enlevez les frais bancaires et 90% des agences ne seront plus rentables du jour au lendemain.

13/2 Le Monde

Ant Financial est  née en 2004, dans le giron d’Alibaba, le colosse chinois du commerce en ligne pour développer un moyen de paiement sur téléphone mobile  baptisé « Alipay ». Plus de 450 millions de chinois utilisent les services de paiement et le nombre de transactions explose. Selon la firme iResearch, le montant total des transactions en Chine pourrait atteindre en 2018, la somme vertigineuse de 25000 milliards de dollars.

22/2 Les Echos

Orange Bank a attiré 100000 clients en 4 mois ( plus de 30% sont des clients de l’opérateur).

 

Concurrence, régulation, fiscalité.

23&24/2 Les Echos

Bouygues Telecom confirme son rétablissement en 2017. L’opérateur télécoms gagne des clients dans le mobile et le fixe. Sa marge d’ebitda est en bonne progression.

Les chiffres clés de Bouygues Telecom :

-clients mobiles en millions 2016 : 13 ; 2017 : 14,39 (+11%)

-clients fixes en millions 2016 : 3,1 (dont 0,12 FTTH) ; 2017 : 3,44 (dont 0,27 FTTH)

Croissance du CA de +6,8% à 5,1 milliards d’€, progression de l’ebitda de 27% à 1,2 milliards d’€.Les revenus par abonné sont cependanrt en recul sur un an , les tarifs évoluant plutôt vers le bas. Pour Martin Bouygues « Tout le monde a voulu que le marché soit à quatre opérateurs et c’est très bien comme ça ». Optimisme des deux côtés pour calmer le jeu du différent commercial entre TF1 et Orange.

L’opérateur de télécoms (entreprises) Foliateam compte désormais une majorité d’ETI dans ses clients. Il enchaîne les acquisitions.

 

Consolidation du secteur des télécommunications. Convergence télécoms/medias. Contenus.

2/2 Le Monde

Le goupe TF1 rompt le fil avec Orange. Faute d’accord, la Une demande à l’opérateur de cesser la diffusion de ses chaînes dans les box.

2/2 Le Figaro

Le coup de poker de TF1 face à Orange. Le groupe audiovisuel a suspendu l’accès  à MYTF1 aux abonnés de l’opérateur historique. La TNT solution de replis pour les abonnés de la Livebox.

Le PDG de Free hausse le ton face à TF1.

2&3/2 Les Echos

TF1 prêt à assigner Orange en justice. Le service replay arrêté, le signal risque d’être coupé : Orange parle de « clients pris en otages ».

28/2 Les Echos

Interrogé par « Libération » sur son intérêt pour distribuer le bouquet SFR Sport dans ses bouquets, le PDG d’Orange a répondu : « Je l’espère, car nous souhaitons distribuer les meilleurs contenus à tous nos clients. Mais il ne s’appellera ni SFR Sport ni Altice Sport. Je connais le nom d’ailleurs, mais je ne vous le dirai pas ».  Et si SFR se rebaptisait « RMC Sport » ?

 

Les géants du Net, neutralité du Net

3&4/2 Le Figaro

La capitalisation boursière cumulée des GAFA frôle 3000 milliard de dollars.

23&24/2 Les Echos

La neutralité du Net sur le point d’être abrogée aux Etats-Unis.

 

Business, données économiques, chiffres caractéristiques du secteur

22 /2 Le Monde

Stéphane Richard a été  reconduit officiellement le 20/2 par son conseil d’administration pour un troisième mandat. De la continuité, un renforcement dans les services et la cybersécurité et un développement international parcimonieux, tel est le plan de vol de Stéphane Richard pour ces quatre prochaines années. Cette reconduction va s’accompagner d’un remodelage profond de son Comex.  «  Cela va se traduire par l’entrée de non-Français  et par la poursuite de la féminisation », indique Monsieur Richard qui réserve ses annonces pour le 5 mars. Départs : Bruno Metling, Thierry Bonhomme, Marc Rennard, Jérôme Barré, et Pierre Louette.  Pierre Louette pourrait prendre la tête des Echos. Fabienne Dulac et Ramon Fernandez conserveraient leurs prérogatives, tandis qu’Alioune Ndiaye, à la tête de la filiale sénégalaise, pourrait prendre du galon. Prolongé, Monsieur Richard, peut aussi s’enorgueillir de résultats satisfaisants dans une industrie en berne. En 2017 le CA a augmenté de 1,2%, à 41milliards d’€ et l’ebitda a progressé de 2,2% à 13 milliards d’€. Après un déclin continu depuis 2009, la France enregistre une légère débit,. Cela va nécessiter des années d’investissements . Nous déployons en France, mais également en pologne et en Espagne » explique Stéphane Richard. Dans l’hexagone Orange comptait, fin 2017, 26,6 millions de foyers raccordables à la fibre et 2 millions d’abonnés. Pour un opérateur « Orange essaie de tuer la concurrence dans la fibre ». Plusieurs opérateurs précvoient de porter l’affaire devant l’Arcep.  Orange souhaite accélérer danns les services . «  Nous sommes l’un des très rares opérateurs à avoir une stratégie autre que télécoms ». se félicite Stéphane Richard, qui rappelle le lancement de sa banque mobile Orange bank qui comptait 55000 clients fin 2017, et la création d’Orange Cyberdéfense (1000 salariés, croissance 20% par an). Lancement à l’automne d’un assistant personnel Djingo en partenariat avec Deutsche Telekom. «  Ce sera peut être le nouveau minitel. On ne peut pas se lamenter de la position des Gafa et ne rien faire » poursuit le PDG. Enfin Stéphane Richard va poursuivre la «  transformation interne de l’entreprise » afin de la rendre  « plus agile ». « Nous voulons avoir une plus grande capacité d’attraction auprès des talents, notamment dans l’intelligence artificielle ou les létiers de la data. Sur le marché de l’emploi ? nos vrais concurrents sont les start-up » , dit le PDG.

22/2 Les Echos

Après deux  années  de croissance, Orange vise encore plus haut en 2018. L’opérateur publie des bénéfices et des revenus en croissance en 2017.

Les chiffres clés d’Orange :

-CA en milliards d’€ : 2016  40,92 ; 2017 41,1 (+0,4%)

-Ebitda ajusté en milliards d’€ : 2016 12,68, 2017 12,82 (+1,1%)

-Haut débit en millions de clients en France 31/12/2016 : 10,89 dont 1,45 FTTH ; 31/12/2017 : 11,23 dont 2 FTTH

– Services mobiles en France en millions de clients  31/12/2016 : 21,68 ; 31/12/2017 :21,8.

Le bénéfice net de 1,9 milliards d’€ est en baisse de 35% comparé à 2016 qui avait été une année exceptionnelle (avec activités cédées EE) et de 28% comparé à 2015 (avec activités cédées EE).

 

Divers

7/2 Le Monde

Centre d’appels Mobipel : le cabinet Ater  épingle Free.  Selon ce cabinet un « plan de  compréhension des effectifs non officialisé » serait mené à Colombes. En quatre ans le nombre de salariés a été divisé par plus de deux.

10/2 Le Monde

L’innovation managériale n’a pas fait émerger de nouveau modèle d’entreprise . «  Lean management, « design thinking », « coaching », « business models »… Les organisations oscillent entre la tentation d’un contrôle accru de l’efficience et celle de la libération de la créativité. (source Thierry Nadisic professeur et chercheur à l’EM Lyon).

13/2 Le Monde

Les musées  (Grande galerie de l’évolution, musée d’Orsay) s’ouvrent à la réalité virtuelle. Un pari souvent coûteux. Il ne faut pas juste une performance technologique ça doit avoir un intérêt pour le visiteur.

15/2 Les Echos

L’Afrique au cœur des thématiques du prochain VivaTech  ( salon dédié à la relation entre start-up et grands groupes des 24 et 26 mai prochain à Paris. Il faut rendre le cadre réglementaire plus stable ; développer un réseau télécoms fiable ; éduquer l’ensemble des populations, et notamment les femmes ; flécher des capitaux en phase d’amorçage pour les jeunes pousses. Stéphane Richard présent le 15/2  à une table ronde consacrée à l’Afriquesur, souligne le rôle déterminant de la banque pour le continent : « C’est un système nerveux qui structure l’économie et permet de développer de nouveaux usages ».

15/2-27/2 Challenges

China Mobile va installer en région parisienne le QG européen de son activité de conception d’intranet pour les entreprises.

21/2 Les Echos

Avec son S9, Samsung défie Apple (iPhoneX) sur les smartphones à 1000€.Samsung dépasse les 50% du marché. Huawei laisse le terrain des smartphones à Samsung.

22/2-28/2 Challenges

Les meilleurs ennemis du business. La relation entre Emmanuel Macron et Stéphane Richard , PDG d’Orange, n’a rien d’un long fleuve tranquille. Depuis le rachat avorté de Bouygues Telecom en 2016 à la reconduction prévue du dirigeant au printemps. Soucieux de rationaliser ses actifs au sein de l’APE,  le gouvernement a étudié la possibilité de laisser Orange au privé. « Finalement, les équipes de Macron se sont dit que l’opérateur était utile à la croissance du pays grâce à ses huit milliards annuels d’investissement » explique un connaisseur du secteur. Le gouvernement décide finalement de rester actionnaire d’Orange, même s’il réfléchit toujours à rtevendre une part de ses actions. Note blanche  d’un concurrent mystère pour décrédibiliser Stéphane Richard ! Mais aucun concurrent sérieux vu des services de Macron. C’est la  « jurisprudence Gallet » qui finalement permettra de clarifier la situation du PDG d’Orange.

 

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La revue de presse AASGO Septembre 2017

Revue de presse préparée par Bernard MALTESTE

 

Très haut débit, 4G. High-tech: innovations, nouveaux usages, objets connectés, 5G.

19/9 Le Monde

Téléphonie mobile : à peine 60% de la France très bien couverte. L’Arcep, publie de nouveaux indicateurs de performance des opérateurs. Les chiffres : entre 90% et 98% c’est le territoire officiellement couvert par les 4 opérateurs. 60% c’est en réalité le taux de  « très bonne couverture voix et sms » qui permet de téléphoner partout à l’extérieur et à l’intérieur, offert par Orange sur le territoire ; Free se situe juste derrière à 57% et SFR complète le podium à 54%. Bouygues Telecom arrive en quatrième position avec 48%.  2,8 milliards d’€, c’est le montant payé à l’Etat en 2015 pour des fréquences de téléphonie mobile. L’Arcep appelle le gouvernement à renoncer à cette soulte lors des prochaines acquisitions.

 

Orange Bank

6/9 Le Monde

En Chine, le mobile liquide les espèces. Dans l’empire du Milieu, où le cash était encore roi il y a 4 ans, la population a massivement adopté le paiement par smartphone (inefficacité des banques). Même les vendeurs de rue se sont mis au paiement électronique.

 

Concurrence, régulation, fiscalité.

4/9 Les Echos

TVA : SFR et Bouygues Telecom dans le viseur de Bercy  (taux de TVA réduit de la presse appliqué à une partie de leurs revenus.  Etat alerté par Free.

Bousculé dans le fixe, Free prêt à dégainer une  nouvelle box. Chiffres Free : S1 2017 mobile : 13,14 millions, fixe : 6,47. CA +7,3% à 2464 millions d’€, Ebitda + 8,2% à 874,6 millions d’€.

5/9 Les Echos

Tarifs : Bercy rappelle à l’ordre les opérateurs télécoms. Orange, SFR et Bouygues en ligne de mire.

Altice prévoit de retirer SFR de la cotation au début du T4.

9/9 Les Echos.fr

SFR perd à nouveau son patron.

19/9 Les Echos

La carte de l’Arcep pour pousser les opérateurs mobiles à investir. Le gendarme des télécoms publie une carte pour comparer la qualité de service des différents opérateurs sur tout le territoire métropolitain. Pour l’instant seuls les services voix et SMS dans l’Hexagone sont concernés. La population des zones peu denses couvertes en 4G … en bande 800 MHz, en % : SFR 74%, Orange 69%, Bouygues 67% …. Toutes  bandes, en %  SFR 74%, Bouygues 70%, Orange 69%, Free 47%.

THD : le grand marchandage. Opérateurs et gouvernement sont d’accord pour accélérer le déploiement, mais pas à n’importe quel prix. Patrick Chaize, sénateur LR de l’Ain  réfléchit à une proposition de loi anti SFR pour   «  protéger les investissements publics et privés qui ont été faits dans les communications électroniques ». Les acteurs s’attendent à ce que l’Etat dresse rapidement sa feuille de route sur le THD.

20/9 Le Monde

Fibre : des sénateurs se mobilisent contre SFR. Les élus accusent l’opérateur de se livrer à ce qu’ils jugent être de la concurrence déloyale

 

Consolidation du secteur des télécommunications. Convergence télécoms/medias. Contenus.

12/9 Le Monde

SFR ouvre le chantier de réorganisation .Le patron, Michel Paulin,  démissionne annonçant une nouvelle gouvernance. L’opérateur a perdu 2,5 millions de clients dans le mobile en 3 ans et 500000 clients dans le fixe, tout en faisant partir 1/3 des effectifs (5000 personnes) dans le cadre d’un vaste plan de restructuration. A son actif, la situation dans le mobile s’est améliorée. Il a noué de bonnes relations avec les partenaires sociaux et le réseau a regagné en qualité. Mais la bataille est loin d’être gagnée pour SFR, toujours pénalisé par une dette importante. La stratégie de convergence entre les médias et les télécoms peine à porter ses fruits. L’opérateur devra aussi prouver au gouvernement qu’il est capable de tenir sa promesse d’installer la fibre partout en France et de faire économiser à l’Etat des milliards d’euros.

 

Les géants du Net, neutralité du Net

12/9  Le Monde

Taxation européenne des GAFA : le compte à rebours est lancé.

 

Business, données économiques, chiffres caractéristiques du secteur

1 & 2/9 Les Echos

Bouygues Telecom confirme sa bonne tenue au S1. L’opérateur affiche une bonne conquête de clients mobiles  et  fixe. Si sa croissance a ralenti au T2, les marges ont progressé. Chiffres:  CA + 6% par rapport au S1 2016, Ebitda +34%. Parc de clients forfait mobile : 10,1 million. Fibre : 552000 clients fin juin 2017.

Les champions du CAC 40 dégagent plus de 50 milliards de profits semestriels. Orange : 682 millions d’€ (-78,5% variation sur 1 an.

 

Tendance des marchés financiers, actions Orange, actionnariat salarié

29/8 Les Echos

Epargne salariale : rebond spectaculaire des sommes versées par les entreprises. Les entreprises du privé ont versé près de 17 milliards d’€ au titre de l’exercice 2015. L’intéressement a dépassé la participation.

5/9 Le Monde

Bercy se prépare à céder des participations de l’Etat. ; Les entreprises liées à la souveraineté nationale n’ont pas vocation à être cédées. Le gouvernement a la possibilité de céder des actions d’Orange (13,45%, 5milliards), mais il faut d’abord déterminer si la société est, ou non, stratégique.

 

Divers

1 & 2/9 Les Echos

LG veut faire partie des grands du smartphone. Tempow, la start-up française au cœur du nouveau smartphone de Motorola.

5/9 Les Echos

Orange aura son siège à Issy les Moulineaux en 2020. L’opérateur rejoindra le quartier du Pont d’Issy pour au moins 12 ans.

6/9 Le Monde

Orange s’installera à Issy les Moulineaux en 2020.

7/9 Le Monde

La hausse de la CSG sera déductible de l’impôt sur le revenu.

12/9 Le Monde

Apple joue gros avec son nouvel iPhone. La sortie du smartphone est cruciale pour le groupe, qui peine à diversifier ses sources de revenus. Le marché du smartphone ralentit. Samsung toujours loin devant ; parts de marché :  Samsung 23,3%, Apple 12%, Huawei 11,3%.  Part de marché du système d’exploitation mobile d’Apple 20%, celui de Google (Androïd) 72%.

13/9 Le Monde

La CFE-CGC d’Orange et une association d’actionnaires salariés, l’ADEAS, interpellent Edouard Philippe sur un potentiel désengagement de l’Etat. Ils s’interrogent sur le devenir d’Orange, en cas  « d’OPA par une entreprise étrangère ». « La puissance publique aura-t-elle les moyens de garantir que les actifs stratégiques dans les réseaux de télécommunications français resteront bien au service de notre souveraineté numérique ? ». Ils demandent au gouvernement de confirmer  « le caractère stratégique d’Orange ».

20/9 Les Echos

Révolution numérique : le choc des compétences. Un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi dresse les compétences à développer pour que la France fasse la course en tête. Les personnes peu ou moyennement qualifiées devront monter en compétences transversales : autonomie, travail en équipe, apprendre à apprendre, résolution des problèmes au travail, interactions sociales, numératie au travail (compréhension des  textes chiffrés), littératie au travail (compréhension des textes écrits).  L’ « illectronisme » devra être combattu.

29 & 30/9 Les Echos

Interview de SR  «  Les télécoms doivent devenir multi services ». Le mandat de Stéphane Richard arrive à échéance en début d’année prochaine. Le PDG d’Orange dresse ses priorités et ses ambitions dans un entretien aux « Echos » :

« Comment se porte Orange en cette rentrée 2017 ? Orange vient de passer un cap : pour la première fois depuis 8ans, le CA du S1 est en croissance, en particulier sur le marché français. Orange fait mieux que la plupart des opérateurs européens.  Depuis que j’ai pris la présidence en 2011 la dette est passée de 36 milliards à 24 milliards d’€.

Le marché français reste toutefois difficile. La concurrence reste rude, mais Orange est le seul opérateur à progresser dans le mobile et dans le fixe. Nous progressons aussi en Espagne +8%, en Roumanie de +11% par exemple, sans parler de l’Afrique.

Mais la performance boursière du groupe est décevante… Pas très heureux de l’évolution récente du cours. Orange s’en tire plutôt bien par rapport à ses pairs européens  ou français, comme Iliad dont la performance est inférieure à celle d’Orange depuis 3 ans. Le cours actuel pâtit de l’impossibilité du rapprochement avec Bouygues Telecom, des incertitudes autour de la position de l’Etat dans notre capital et des marchés qui s’interrogent sur le montant élevé de nos investissements dans la fibre, qui sont pourtant créateurs de valeur.

Justement, le gouvernement veut accélérer le déploiement de la fibre. Que proposez-vous ?

Orange couvrira toutes les grandes villes mi-2018 et les moyennes agglomérations d’ici à 2021.. Dans les campagnes, contrairement à SFR, nous jouons la carte des collectivités territoriales et de l’Etat qui cofinancent les réseaux. Avec 2,5 millions de prises/an, hors RIP, notre outil de production tourne à plein régime. Il ne faut pas remettre en cause le cadre actuel voire utiliser toutes les technologies disponibles.

SFR dit vouloir déployer son réseau fibre partout, sans subvention publique, y compris dans les zones qui vous ont été attribuées…

Je ne crois pas au réalisme et à la crédibilité des annonces de SFR dans la fibre. Dupliquer les réseaux existants n’a pas de sens et n’est pas rentable de plus  pour une entreprise qui a des dizaines de milliards de dettes dans son bilan.

Vous êtes candidat à un nouveau mandat à la tête d’Orange, quelle est votre ambition pour le groupe ? Je présenterai début décembre les grandes lignes d’une vision allant au-delà de 2020. Nous avons deux grands défis à relever. Au-delà de l’indispensable investissement dans nos réseaux, nous devons passer d’un statut d’excellent fournisseur de services de connectivité à celui d’opérateur multiservice du digital. Nous allons très prochainement lancer notre banque (disrupteur dans le secteur). On va aussi investir  y compris au travers d’acquisitions dans la cybersécurité et amplifier nos actions vis-à-vis des start-up (250 sont actuellement accompagnées par Orange).

Et votre second défi ?

Continuer et poursuivre la transformation de l’entreprise sans brutalité, dans le dialogue social. Depuis mon arrivée, j’ai restauré la confiance. Le groupe doit se renforcer dans de nouveaux métiers, autour de la data, de la relation client digitale ou de l’intelligence artificielle. Il nous faut opérer un changement culturel pour concilier l’agilité des start-up et la puissance des valeurs de l’ancien service public.

Votre mise en examen pour escroquerie en bande organisée ne va-t-elle pas peser sur votre candidature ?

Ma situation judiciaire n’a pas évolué depuis 2013 .S’il y a un procès je répondrai aux accusations infâmantes et infondées. A la décision de justice, il reviendra au conseil d’administration d’évaluer la situation le moment venu. Nous n’y sommes pas.

Vos détracteurs vous reprochent de manquer d’ambition et disent qu’Orange n’est pas le fer de lance technologique qu’il devrait être…

L’ambition ne se résume pas à prendre la parole dans les journaux pour dire qu’on vas investir 10 milliards par-ci, 2 milliards par-là.. Notre développement en Afrique, l’acquisition de Jazztel en Espagne, le déploiement de la fibre en Europe, ou le lancement de la banque sont autant d’illustrations de l’ambition d’Orange. Notre leadership est reconnu partout dans le monde y compris technologique.

Vous ne rêvez pas de concentration paneuropéenne ?

Je ne vois pas aujourd’hui de projet créateur de valeur et réalisable. Les conditions politiques, économiques et sociales actuelles ne le permettent pas. Mais des coopérations sont possibles, en particulier avec nos amis allemands. »

 

Article complémentaire : « Je préfère investir dans la fibre que dans le foot ». « Notre stratégie repose plus sur des partenariats que sur des achats de droits et de medias. La stratégie de partenariat renforcé avec Canal + me va bien. Je peux vous assurer que si vous êtes client Orange, vous continuerez à voir le foot si vous l’aimez. »