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Quelle est la « richesse » créée par les entreprises du CAC 40 ?

Cette note de lecture a été rédigée par Olivier DEZETAVE

 

Comment se répartit cette création de valeur entre les salariés, les Etats et les actionnaires ?

La rémunération de leurs actionnaires est-elle excessive ? Les dividendes sont-ils versés au détriment des salariés ?

Dans une étude qu’elle vient de publier, l’Institut économique Molinari (IEM) propose des réponses à ces questions après avoir calculé la « contribution sociale et fiscale des entreprises du CAC 40 ».

On notera que pour être exhaustif sur la rémunération des salariés, le chiffrage intègre le salaire fixe et variable « super-brut » (comprenant les cotisations patronales et salariales, versées par l’entreprise), mais aussi l’épargne (intéressement, participation) et les dividendes liés à l’actionnariat salarié (à hauteur de 3,5 % du CAC 40).

Par ailleurs, pour mesurer la rémunération des Etats, l’étude intègre les recettes liées aux impôts de production et aux impôts sur les bénéfices, mais aussi les impositions sur les dividendes distribués aux personnes physiques et morales. Elle prend en compte également les gains liés aux distributions de dividendes en tant qu’actionnaire (Agence des Participations de l’Etat, Caisse des Dépôts et Consignations, Fonds de Réserve des retraites, Fonds souverains étrangers ; à hauteur de 5,7% du CAC 40).

Enfin, la rémunération des actionnaires liée aux versements de dividendes concerne uniquement les actionnaires privés, donc autres que les salariés et les Etats ; elle est calculée après impôts.

La principale source d’information est constituée par les « Documents de référence » publiés chaque année par les entreprises cotées.

Il est souligné dans l’étude que les chiffrages des impôts et prélèvements sociaux ont été calculés de manière prudente et a minima.

 

Vous trouverez les résultats de cette étude à l’adresse  http://www.institutmolinari.org/le-partage-de-la-contribution,3475.html « Le partage de la contribution sociale et fiscale des entreprises du CAC 40 français en 2016… »

 

 

 

 

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L’ETUDE : Les investissements en actions Orange dans le PEG sont-ils rentables ?

Les investissements en actions Orange dans le PEG sont ils rentables ?

L’étude annuelle de Bernard Castanier « Les investissements dans le PEG d’Orange sont-ils rentables », réalisée pour l’AASGO

 

Après deux années favorables (+ 53% en 2014, +10,11% en 2015 )du cours de l’action Orange,  2016 (-6,78%) et 2017 (+0,27%) ont marqué une évolution plutôt contrastée.  Toutefois 2016 restera une bonne année pour le salarié grâce à l’offre (ORP) du printemps 2016  comme le montre  l’analyse habituelle sur l’évolution d’un patrimoine type investi dans les fonds en actions du PEG du groupe Orange. Les bases des investissements réalisés sont bien sûr inchangées en 2016 avec réinvestissement des dividendes Parts C, ou paiement des dividendes Parts D et souscription à l’ORP. On notera l’impact favorable des offres réservées au personnel en juin 2014 puis au printemps 2016.

 

Une telle étude reste délicate, les choix d’investissements sont arbitraires, et tout le monde n’a pas investi au même moment et à chaque occasion (ORP, versements de la participation, de l’intéressement), sans même parler de versements volontaires.

On rappellera qu’il est  considéré le cas d’un salarié qui a investi lors de chacune des possibilités offertes par l’Etat ou l’entreprise en se rapprochant de l’investissement optimum et qui, jusqu’au 30/12/2017,  n’a rien vendu. L’investissement optimum correspond au montant permettant d’obtenir le meilleur mix abondement/actions gratuites (correspondant aux conseils donnés par l’AASGO lors de ces opérations).

 

On se limite aux investissements spécifiques des opérations sur le capital et on ne prend pas en compte les investissements réalisés à partir des sommes issues de l’intéressement, de la participation ou de versements volontaires hors ORP. Les formules à effet de levier (par exemple Multiplix) sont exclues de l’étude.

 

On étudie chacun des cas d’investissement par ordre chronologique depuis novembre 1997 jusqu’à décembre  2016. On intègre les dividendes reçus et les BSA (bons de souscription d’actions) attribués lors des opérations d’augmentation du capital en 2003, puis en septembre 2005 (acquisition d’Amena).

 

Que retenir en conclusion ?

Cette étude démontre parfaitement quatre choses :

 -l’ intérêt d’un investissement à long terme en actions Orange,

-l’ intérêt pour un salarié d’avoir l’opportunité d’investir une partie de son patrimoine dans un fonds en actions au sein d’un plan d’épargne entreprise,

-mais aussi le risque pris, toujours présent pour les investissements en actions et le réinvestissement du dividende en actions pas toujours favorable -on se rappellera l’exercice 2013 notamment,

-l’illustration du versement du dividende comme facteur d’amortissement du risque. Les porteurs de parts D encaissent de la trésorerie directe amortissant ainsi réellement le risque (ils ont reçu 22031,1€ brut depuis 2008, cela représente 86% du cash investi); ils  peuvent aussi choisir d’autres investissements qui  paraissent plus rentables en répartissant les risques.

 

En effet, la durée est seule susceptible de lisser les effets de variations très importantes des cours et le PEG permet de bénéficier de conditions exceptionnelles d’investissements avec décote, abondement et attribution d’actions gratuites.

Les facilités offertes pour les investissements  n’ont pas été prises en compte. Toutefois, un investissement à crédit de 2000 euros représente un avantage financier d’environ 90 euros supporté par l’entreprise. Ainsi, si dans les exemples retenus ci-après on considérait un tel avantage, cela représenterait au total plus de 800 euros.

On constate que pour une sortie de cash sur un peu plus de 20 ans de 25 718 euros le salarié dispose au 31/12/2017  de 4695 parts C ou 2644 parts D, selon que ses dividendes ont été  réinvestis ou non depuis 2008. (Avant 2008 les dividendes étaient obligatoirement réinvestis en actions.)

Le tableau ci-après est un récapitulatif de l’étude théorique globale :

 

Investissements réels : sorties de cash (€) Etat du portefeuille au 31/12(nb parts) Cours de l’action plus haut de l’année (€) Cours de l’action plus bas de l’année (€)
1997 4651 300 33,39 30,12
1998 5122 462 74,7 33,23
1999 0 473 131,3 63,0
2000 0 525 219 91,95
2001 0 560 99,3 28,10
2002 2000 777 40,83 6,01
2003 3092 1170 24,25 15,11
2004 2000 1358 24,88 18,63
2005 2000 1528 25,73 20,44
2006 0 1604 21,94 15,5
2007 2039 1743 27,33 18,88
2008 0 2163 C ou 1969 D 26,57 16,40
2009 0 2341 C ou 1969 D 20,83 15,45

2010

0 2555 C ou 1969 D 17,92 14,01

2011

0 2853 C ou 1994 D 16,65 11,11

2012   

0 3266 C ou 1994 D 12,40   7,83

2013

0 3462 C ou 1994D 10,69 7,03

2014

2907 4115 C ou 2444 D 14,93 8,70

2015

0 4288 C ou 2444 D 16,97 12,21

2016

1907,2 4695 C ou 2644 D 16,44 13,17

2017

0 4906 C ou 2644 D(2) 15,70 13,50

Total au 31/12/2015

25718€ (1)

 

(1)  Cette somme représente le cash effectivement apporté par l’investisseur salarié.

(2) Les parts C en portefeuille représentaient un avoir potentiel de 71014,35 €  pour un cours de clôture de l’action de 14,475 au 31/12/2017 (14,435 euros au 31/12/2016). Ce montant est plus de 3 fois supérieur au cash réellement investi ; l’année 2014, avec la revalorisation du cours de l’action et l’offre réservée aux salariés, a ressuscité l’intérêt de ce type d’investissement ; l’année 2015 a marqué une évolution supplémentaire de près de 9%.

Les années 2016 (-6,78%) et 2017 (+0,27%) sont moins favorables.

Au global si l’on prend en compte l’ensemble des dividendes réinvestis, la performance sur 20 ans reste très médiocre, le Groupe peine à se relever de l’effondrement de sa rentabilité entre 2011 et 2015 et de la division par 3 de son dividende ; il suscite peu d’intérêt des investisseurs. L’ensemble du secteur d’activité est délaissé car la rentabilité des investissements énormes réalisés par les opérateurs n’est pas au rendez vous et la croissance des chiffres d’affaires reste très faible.

Le cours de clôture de l’action Orange au 31/12/2017,  de 14,475€ (+0,27% sur 1 an), situe à cette date la valeur théorique du groupe  à environ 63 milliards d’euros,  compte tenu d’une dette nette estimée au 31/12/2017 à environ 25 milliards d’euros, s’ajoutant à la capitalisation (environ 38 milliards d’euros). Une telle valorisation correspond à environ 5 fois l’EBITDA 2017 estimé (12,5Mds€), ce qui reste faible.

 

Annexe : Les différentes opérations depuis 1997 :

Les principes et les hypothèses de l’exemple choisi.

 

Année 1997

 

Novembre 1997, l’Etat ouvre le capital de l’entreprise et met des actions sur le marché au prix de 27,7 euros.

Une offre spécifique est faite aux salariés de FT selon plusieurs formules sur la base d’un prix avec décote de 22,19 euros. On retiendra ici l’offre Abondix, qui proposait un abondement dégressif de 457,3 € pour les 457,3 premiers euros investis, puis 457,3€ de 458 à 1372 euros, puis 2515 € de 1373 à 11433 euros. Puis attribution d’actions gratuites au bout de trois ans : 1 pour 1 acquise jusqu’à 457,3 euros, puis 1 pour 4 au delà dans la limite de 1045,8 euros.

 

Investissement fait : 4651,37 euros.

Abondement reçu   : 2007,75 euros.

Nombre d’actions obtenues : 300

Prix de revient initial : 15,5 euros.

 

Année 1998

 

  • Dividendes reçus pour l’exercice 97 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit : 450 euros.

Ces dividendes étaient versés dans le fonds en actions FT et non dans Abondix, ils donnaient lieu à achat de parts sur la base d’un prix de part sans lien avec le cours de l’action FT. Pour faciliter le calcul on considérera que dividende et avoir fiscal ont été reçus à la même date et ont permis l’achat de 12 actions sur la base d’un cours estimé à 40 euros (juin 98).

 

  • Novembre 1998 offre à prix ouvert de l’Etat d’une tranche de capital de l’entreprise.

Une offre est faite aux salariés de FT selon plusieurs formules, sur la base d’un prix  avec décote de 47,56 euros. On retiendra ici Abondix 2  qui proposait un  abondement dégressif de 457,3€ pour les 457,3 premiers euros investis, puis 25% d’abondement des investissements réalisés entre 458 et 12348 euros. Il y avait attribution d’actions gratuites au bout de trois ans, 1 pour 1 dans la limite des 457,3 premiers euros investis, puis 1 pour 4 au delà dans une limite de 1074 euros.

 

Investissement fait : 5122 euros.

Abondement reçu   : 2012 euros.

Nombre d’actions obtenues : 150.

Prix de revient : 34,14 euros

 

  • Etat du portefeuille détenu au 31/12/98 :

Il est de 300 + 12 + 150 soit 462 actions.

 

Année 1999

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 98 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 693 euros ( 462x 1.5)

Comme ci dessus on estimera dividende et avoir fiscal versés à la même date,  ils ont permis l’achat de 11 actions sur la base d’un cours estimé de l’action de 60 euros

 

  • Etat du portefeuille détenu au 31/12/1999 :

Il est de 462 + 11 soit 473 actions FT.

 

 Année 2000

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 1999 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 709,5 euros

Cela a permis l’achat de 5 actions sur la base d’un cours de l’action estimé  à 140 euros.

 

  • Décembre 2000 : attribution des actions gratuites acquises lors de la souscription de Novembre 1997 soit +47.

 

  • Etat du portefeuille détenu au 31/12/2000 :

Il est de 473 + 5 + 47 soit 525 actions FT.

 

Année 2001

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2000 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 787,5 euros.

Cela a permis l’achat de 13 actions sur la base d’un cours de l’action estimé à 60 euros

 

  • Décembre 2001 : attribution des actions gratuites acquises lors de la souscription de Novembre 1998 soit + 22.

 

  •  Etat du portefeuille détenu au 31/12/2001 :

Il est de 525 +13 +22 soit 560 actions FT.

 

Année 2002

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2001 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action  soit 840 euros (560x 1.5)

Cela a permis l’achat de 42 actions sur la base d’un cours de l’action estimé à 20 euros.

 

  • Mai 2002 : augmentation de capital réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 22,85 euros. Abondement de 1 action pour 1 souscrite jusqu’à 2000€,  puis 1 action pour 2 souscrites de 2001 à 7000 euros, puis 1 action pour 4 souscrites au delà de 7000 euros.

Possibilité était donnée d’investir en utilisant les fonds du PEG (Abondix 1 arrivant à échéance). Cette offre s’est déroulée dans des conditions particulières avec la chute du cours de l’action. Elle a été prolongée et maintenue pour ceux qui confirmaient courant juillet 2002 leur souscription. Au bout du compte, pour la souscription suivante retenue, c’est une très bonne affaire qui sera réalisée .

 

Investissement fait : 2000 euros.

Abondement reçu   : 2000 euros

Actions obtenues    : 175

Prix de revient : 11,42 euros.

 

 

  •  Etat du portefeuille détenu au 31/12/2002 :

Il est de 560 + 175 + 42 soit 777 actions FT.

 

Année 2003

 

  • Attribution des BSA (bons de souscription d’actions) lors de l’augmentation de capital. Ces BSA côtés en bourse se sont échangés sur la base de cours dont le plus bas fut de 2,78 euros et le plus haut de plus de 4 euros.

On considérera ici la pratique du gestionnaire du fonds en actions de FT, soit une vente des BSA sur la base du cours plancher 2,78 euros. Puis un achat d’actions sur la base d’un cours de 17 euros.

Investissement induit par l’attribution des BSA : 2160 euros (777 x 2,78).

Actions obtenues : 127.

 

  • Mai 2003 : offre aux salariés dans le cadre de l’augmentation de capital réservée sur la base d’un cours de l’action avec décote de 15,46 euros. Abondement de 1 action pour 3 souscrites jusqu’à 9500 euros.

 

Investissement réalisé : 3092 euros

Actions obtenus : 200

Abondement en actions : 66

Nombre total d’actions obtenues : 266

Coût de revient : 11,62 euros

 

  • Il n’y a pas eu d’attribution de dividende en 2003 au titre de l’exercice 2002.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2003 :

Il est de 1170 actions FT : 777 +127 + 266.

 

Année 2004

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2003 : 0,25 euro par action soit 292,5 euros. (L’avoir fiscal a été supprimé)

Cela a permis l’acquisition de 14 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  • Novembre : offre de l’Etat réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 15,24 euros et abondement à hauteur d’une action gratuite pour 3 achetées jusqu’à 10000 euros et 1 action gratuite pour 4 achetées avec un maximum de 81 ; ces actions gratuites étaient attribuées au bout de trois ans.

 

Investissement réalisé : 2000 euros

Actions obtenues         : 131

Abondement                : 43

Total obtenu                 : 174 actions

Prix de revient              : 11,5 euros

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2004 :

Il est de 1358 actions (1170 + 14 + 174)

 

Année 2005

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2004 : 0,48€ par action soit 651,84 euros.

Cela a permis l’acquisition de 32 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  •  Septembre : attribution de BSA dans la cadre de l’augmentation de capital faite pour financer en partie l’achat d’AUNA en Espagne : 0,08 euros par action, soit un total de  111 euros  ((1358+32) x 0,08)

Cela a permis l’acquisition de  4 actions sur la base d’un cours estimé de l’action à 24,5 euros.

 

  • Novembre : offre de l’Etat réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 19,79 euros et abondement à hauteur d’une action gratuite pour 3 achetées jusqu’à 10000 euros et 1 action gratuite pour 5 achetées  avec un maximum de 81 ; ces actions gratuites étaient attribuées au bout de trois ans.

 

Investissement réalisé : 2000 euros

Actions obtenues          : 101

Abondement                 : 33

Total obtenu                  : 134 actions

Prix de revient              : 14,92 euros

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2005 :

Il est de 1528 actions (1358 + 32 + 4 + 134)

 

Année 2006

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2005 : 1 euro par action soit 1528 euros

Cela a permis l’acquisition de 76 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2006 :

Il est de 1604 actions (1528 + 76)

 

Année 2007

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2006 : 1,2 euro  par action soit : 1924 euros.

Cela a permis l’acquisition de 96 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  • Décembre 2007 : offre de l’Etat réservée aux salaries sur la base d’un cours de l’action avec décote de 20,39 euros et abondement à hauteur d’une action pour une souscrite jusqu’à 100, puis 1 action pour 2 souscrites, avec attribution d’actions gratuites dans un délai de trois ans de  1 pour 4 avec un maximum de 30.

 

Investissement réalisé : 100 x 20,39€ = 2039 euros,

Actions obtenues         : 100

Abondement                : 100

Total obtenu                 : 200 actions (ce qui générera l’attribution de 30 actions gratuites en 2010.)

Prix de revient              : 10,195 euros par action.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2007.

Il sera de 1900 actions (1604 + 96 + 200)

 

 

Année 2008

 

  • Janvier 2008 : attribution des actions gratuites suite à l’ORP 2004, ici pour un nombre de 43 actions.

 

  • Dividendes reçus le 3/6/2008 au titre de l’exercice 2007 : 1,3 euro par action soit : 2525,9 euros (soit (1900+43) x 1.3)

Ces dividendes pouvaient être encaissés, mais s’ils étaient réinvestis ils auraient permis l’achat de 130 actions (2525,9/19,37).

 

  • Etat du portefeuille au 15 juin 2008 :

Si les dividendes 2007 étaient réinvestis, il serait de 2073 actions. (1900 + 43 + 130). Ces parts sont dites Parts C.

Sans réinvestissement des dividendes il serait de 1943 actions. Ces parts sont dites parts D

 

  • Acomptes sur dividendes reçus le 07 septembre 2008 : 0,6 euro par action soit 1243,8 euros (2073x 0,6) ce qui augmente les parts C de 1243,8/ 19,43 = 64. L’état du portefeuille au 8 septembre 2008 est donc de 2137 parts C ou 1943 parts D. Pour les parts D, l’acompte sur dividende versé a été de 1165,8 euros duquel ont été retirées les cotisations sociales.

 

  • Etat du portefeuille au 12 novembre 2008 :

L’attribution des actions gratuites par l’Etat, au titre de l’ORP 2005, le 11 novembre 2008 a conduit à l’attribution de 26 actions gratuites (134/5).

Le portefeuille des parts C est donc de 2163 parts C. (2137+26).

Le portefeuille des parts D est donc de  1969 parts D. (1943 +26).

 

Année 2009

 

  • 1er juillet 2009, versement du solde du dividende  (0,8 euros) reçu au titre de l’exercice 2008. (Dividende total = 1,40€ par action, mais à déduire l’acompte de 0,6€ déjà versé le 7/9/2008 ; cf. ci-dessus).

Ce solde de 0,8€ a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 16,49€.

 

  • Etat du portefeuille au 1/7/2009:
  • pour les parts C:

parts obtenues après versement du solde du dividende: 104,93 ((2163×0,8)/16,49.)

Total parts C au 1/7/2009: 2163 + 104 = 2267.

  • pour les parts D:

Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts; les porteurs de parts D ont reçu au 1/7/2009 le solde du dividende diminué des cotisations sociales.

 

  • Versement de l’acompte sur dividende 2009 de 0,6€ au 1/9/2009. Cet acompte a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 18,23€.

Etat du portefeuille au 1/9/2009:

  • parts C:

Parts obtenues après versement de l’acompte de 0,6€ sur dividende 2009: 74,6 parts, ((2267x 0,6)/18,23)

Total des parts C au 1/9/2009:  2267 + 74 = 2341 parts.

  • parts D:

Les porteurs de parts D ont reçu le 1/9/2009 un acompte sur dividende 2009 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

Année 2010

 

  • 26 juin 2010 : versement du solde du dividende (0,8€) au titre de l’exercice 2009 (dividende global de l’exercice = 1,40€, mais à déduire l’acompte de 0,6€ déjà versé le 1/9/2009 (cf. ci-dessus 13-3)).

Ce solde a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 15,30€.

Etat du portefeuille au 30/6/2010:

  •  parts C:

Parts obtenues après versement du solde 0,8€ du dividende 2009: 122 parts, ((2341 x 0,8)/15,30).

Total des parts C au 30/6/2010: 2341 + 122 = 2463 parts.

  •  parts D:

Les porteurs de parts D ont reçu le 26/6/2010 le solde du dividende 2009 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

  • 2 septembre 2010: versement de l’acompte sur dividende 2010 de 0,6 €. Cet acompte a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de 15,91€.

Etat du portefeuille au 5/9/2010 (date d’opération sur le compte PEG):

  • parts C:

Parts obtenues après versement de l’acompte sur dividende 2010 de 0,6€: 92 parts, ((2463 x 0,6)/15,91).

Total des parts C au 5/9/2010 : 2463 + 92 = 2555 parts.

  • parts D:

Les porteurs de parts D ont reçu le 2/9/2010 un acompte sur dividende 2010 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

Année 2011

 

  • 2 février 2011, attribution d’actions gratuites suite à la souscription 2007, soit +25 (100/4),

Total des parts C au 3 Février 2011:  2555 + 25 = 2580.

Total des parts D au 3 Février 2011: 1969 + 25 = 1994.

 

  • parts C:

Parts obtenues le 12/6/2011 après versement du solde 0,8€ du dividende 2010: 142 parts, ((2580 x 0,8)/14,47) sur la base d’un cours de 14,47€.

Total des parts C au 13/6/2011: 2580 + 142 = 2722.

Les porteurs de parts D ont reçu le 12/6/2011 le solde du dividende 2010 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

 

  • parts C:

Parts obtenues le 6/9/2011 après versement de l’acompte sur dividende 2011 de 0,6€ : 131 parts, ((2722×0,6)/12,40) sur la base d’un cours de 12,4€.

Total des parts C au 7/9/2011 : 2853 parts.

Les porteurs de parts D ont reçu le 6/9/2011 un acompte sur dividende 2011 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2011:

Parts C = 2853.

Parts D = 1994.

 

Année 2012

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement du solde 0,8€ du dividende  2011,  le 8/6/2012 : 240 parts ((2853x 0,8)/9,51) sur la base d’un cours de 9,51 €

Total des parts C au 9/6/2012 : 2853 + 240 = 3093.

  • Les porteurs de parts D ont reçu le solde du dividende le 9/6/2012 diminué des contributions et prélèvements sociaux. Les parts D restent inchangées.

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement de l’acompte 0,6€ sur dividende 2012 le 7/9/2012: 173 parts ((3093 x 0,6)/10,67) sur la base d’un cours de 10,67€.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2012:

Parts C = 3266.

Parts D = 1994.

 

Année 2013

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement du solde 0,2€ du dividende 2012, le 16/06/2013 :86 parts ((3266 x 0,2)/7,56) sur la base d’un cours de 7,56€.

Total des parts C au 16/6/2013: 3266 + 86 = 3352.

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement de l’acompte 0,3€ sur dividende 2013, le 11/12/2013 : 110 parts ((3352 x 0,3)/9,07) sur la base d’un cours de 9,07€.

  • Les porteurs de parts D ont reçu le solde du dividende 2012 le 16/6/2013 et l’acompte sur dividende 2013 le 11/12/2013 diminués des contributions et prélèvements sociaux. Les parts D restent inchangées.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2013:

Parts C : 3462.

Parts D : 1994.

 

Année 2014

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement du solde 0,5€ du dividende 2013, le 2/06/2014 : 147  parts ((3462 x 0,5)/11,77) sur la base d’un cours de 11,77€.

Total des parts C au 2/06/2014: 3462 + 147 = 3609.

 

  • Parts C et D : Offre réservée au personnel du Groupe Orange:

L’offre comprenait 2 formules seulement, une classique et une garantie. On retiendra ici la formule classique avec décote de 20% et abondement d’une action pour deux achetées de la 1ère à la 300ème, puis une pour cinq de la 301ème à la 700ème.

L’offre la plus intéressante consistait en l’achat de 300 actions basées sur un prix de référence de 12,11€ et offertes à 9,69€ après décote, soit une sortie de cash de 2907 euros. Ces 300 actions étaient abondées de 150 actions gratuites et attribuées le 7 juillet 2014. Le paiement pouvait être réalisé en 5 fois.

Total des parts C après souscription à l’offre: 3609 + 450 = 4059.

Total des parts D après souscription à l’offre: 1994 + 450 = 2444.

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement de l’acompte (0,2€) sur dividende 2014 le 9/12/2014 : 56 ((4059 x 0,2)/ 14,28) sur la base d’un cours de 14,28€.

Les porteurs de parts D ont reçu le solde 2013 et l’acompte 2014 des dividendes respectifs diminués des contributions et prélèvements sociaux.

 

  • 1Etat du portefeuille au 31/12/2014:

Parts C : 4059 + 56 = 4115.

Parts D : 2444.

 

Année 2015

 

  • Parts C:

Parts obtenues après versement du solde (0,4€) du dividende 2014 le 9/6/2015 : 118 soit ((4115 x 0,4)/13,87) sur la base d’un cours de 13,87€.

Total des parts C au 10/6/2015 : 4115 + 118 = 4233.

 

  • Parts C:

Parts obtenues après versement de l’acompte (0,2€) sur dividende 2015 le 9/12/2015 : 55 soit ((4233 x 0,2)/15,35) sur la base d’un cours de l’action de 15,35€.

19-3 Total des parts C et D au 31/12/2015:

L’état du portefeuille de parts au 31/12/2016 est le suivant:

Parts C : 4288.

Parts D: 2444, sans changement ; les porteurs de parts D ont reçu le solde 2014 et l’acompte 2015 des dividendes respectifs, diminués des contributions et prélèvements sociaux.

 

Année 2016

 

  • Parts C et D

Offre réservée au personnel du Groupe Orange (avril-mai 2016)

L’offre comportait 2 formules, une classique et une avec garantie  du capital investi. On retiendra ici la formule classique, soit décote de 20% et abondement d’une action pour 4 souscrites jusqu’à 160 actions, avec maximum de 40 actions. Le prix de l’action avec décote a été fixé à 11,92€. Elle nécessitait un investissement de 1907,2 € (160 x 11,92). Donc l’état du portefeuille de parts après l’offre est le suivant:

Parts C : 4288 + 160+ 40 = 4488.

Parts D : 2444 + 160 + 40 =2644.

 

  • Parts C obtenues après versement du solde du dividende 2015 (0,40€) le 22/06/2016: 137 soit ((4488 x 0,40€)/13,66€) sur la base d’un cours de l’action de 13,66€.

Total des parts C au 23/6/2016: 4625  (4488 + 137).

 

  • Parts C obtenues après versement de l’acompte sur dividende 2016 de 0,2€ le 7 décembre 2016: 70 soit ((4625 x 0,2€)/13,13€) sur la base d’un cours de l’action de 13,13€.

Total des parts C au 8/12/2016 : 4695 (4625 + 70).

Au 31/12/2016 le total des parts C est : 4695, le total des parts D est :2644.

 

Année 2017

  • Parts C obtenues après versement du solde du dividende 2016 (0,40) le 14 /06/2017 : 126 soit ((4695 x 0,40€) / 14,82) sur la base d’un cours de l’action de 14,82 €.

Total des parts C au 14/06/2017 : 4821 (4695 + 126).

 

  • Parts C obtenues après versement de l’acompte sur dividende 2017 de 0,25€ le 6 décembre 2017 : 85  ((4821 x 0,25€)/14,17€)

sur la base d’un cours de l’action de 14,17€.

Au 31/12/2017 le total des parts C est : 4821 + 85 = 4906. Le total des parts D est 2644.

 

 

 

 

 

Fusion entre E-Plus et Telefonica en Allemagne : supprimer un opérateur pour en augmenter le nombre ?

Ce titre paradoxal pour traduire ce que la Commission européenne a visé dans sa décision du 2 juillet 2014.

Tout le monde s’attendait à l’autorisation de l’absorption de E-Plus (filiale de KPN) par Telefonica en Allemagne. Mais on se demandait à quelles conditions.

La commission de Bruxelles allait-elle poser des conditions comparables à celles imposées il y a un mois à Hutchison pour l’absorption de Telefonica en Irlande ?

La réponse est certainement oui, quoique la méthode utilisée se soit affinée.

L’objectif affiché est de favoriser l’apparition de nouveaux concurrents et de renforcer la position des concurrents existants. Telefonica a dû prendre 3 types d’engagements :

-         Céder 30% de la capacité du réseau issu de la fusion à 3 opérateurs virtuels (MVNO) au maximum, contre des paiements fixes et non contre des paiements à l’usage comme d’habitude ;

-         Céder des fréquences et certains actifs soit à un nouvel opérateur entrant, soit aux MVNO bénéficiant des capacités réseau cédées ;

-         Etendre les accords de vente en gros passés précédemment par Telefonica et par E-Plus et proposer des services 4G à tous acteurs intéressés, ceci afin de renforcer leur position de négociation vis-à-vis des deux autres opérateurs, Deutsche Telekom et Vodafone.

Attention à l’illusion d’un passage de 4 à 3 opérateurs pour redresser leurs marges et préserver l’emploi

Le message de Bruxelles paraît clair. Pas question de réduire le nombre des opérateurs pour redresser les marges, avec comme objectifs de leur permettre d’investir dans le très haut débit et de sauvegarder des emplois, en demandant un effort de prix aux consommateurs. Si un opérateur disparaît, Bruxelles souhaite le renforcement d’opérateurs virtuels agressifs disposant des moyens de devenir à leur tour des concurrents puissants.

Ce message s’adresse évidemment à ceux qui dans d’autres pays, comme la France, pourraient faire un tel calcul.

D’abord rien ne démontre que le passage de 4 à 3 opérateurs permet mécaniquement aux prix de remonter. Cela n’est vrai que si chaque opérateur ne cherche en fait qu’à préserver sa part relative du marché. Mais si un des opérateurs veut au contraire augmenter ses parts de marché au détriment des concurrents, rien ne l’empêche de leur mettre la pression par les prix.

Ensuite Bruxelles a beau jeu de s’afficher en défenseur du consommateur et de dire aux opérateurs que pour dégager des marges supérieures, il n’y a pas que la hausse des prix, mais qu’il leur est aussi loisible de faire baisser leurs coûts.

Bruxelles n’est pas hostile à des achats en commun (comme Buy in pour les achats d’équipements de réseau d’Orange et de Deutsche Telekom) et à la mutualisation des réseaux. C’est en fait ce qu’il impose à Telefonica en Allemagne au niveau réseau, pour permettre l’entrée de concurrents plus nombreux que ce qui existait réellement avant!

Supprimer un opérateur pour mettre en place un dispositif permettant plus de concurrence, en musclant des MVNO qui survivent souvent difficilement. C’est la stratégie bruxelloise.

Avant de se lancer dans des fusions qui peuvent s’avérer coûteuses au regard de gains aléatoires, les opérateurs ont donc intérêt à faire preuve de prudence…d’autant qu’un mauvais calcul a toutes les chances d’obliger à des réductions de dépenses, y compris au niveau de la masse salariale…

Bruxelles ne s’oppose pas aux concentrations dans un pays, mais ne fera rien pour les favoriser. En fait sa priorité, ce sont les fusions transfrontalières avec l’objectif de faire baisser les coûts d’itinérance.

Philippe Bernheim

 

 

Changements de nom…

Le groupe France Télécom prend le nom « Orange » (à partir du 1er juillet 2013).

Depuis le 5 juin 2013, Pages Jaunes Groupe est devenu « Solocal ».

Les actions des deux groupes changent de nom à la cote aux mêmes dates.

Cela n’a aucune conséquence pour les actionnaires et la valeur des actions.

Le changement étant opéré automatiquement par les gestionnaires de fonds et de compte-titres, les actionnaires n’ont aucune démarche à effectuer. Simplement les nouveaux noms figureront dorénavant dans les relevés à la place des anciens.

Licences 4G : les fréquences sont attribuées

Trois opérateurs dont Orange ont obtenu des licences pour près de 3,6 milliards d’euros

C’est un joli cadeau de Noël que vient de recevoir l’Etat Français suite à l’attribution des licences 4G. En effet, les enchères pour les quatre lots situés sur la bande des 800 mégahertz ont été adjugées pour 2,6 milliards d’euros auxquels s’ajoutent 900 millions d’euros obtenus après le premier round d’enchères en septembre, concernant les fréquences hautes sur la bande 2,6 gigahertz. Le montant est nettement supérieur aux attentes du ministre de l’industrie, Eric Besson, qui tablait sur un total de 2,5 milliards d’euros. Trois opérateurs sortent vainqueurs de cette compétitiion : Orange, SFR et Bouygues Télécom. En revanche, Free n’a pas été retenu pour le deuxième round, celui des « fréquences en or » ainsi qualifiées du fait de leur rareté.

Orange a pour sa part dépensé 891 millions d’euros pour obtenir 10 MHz de fréquences.