Partenariat stratégique avec China Mobile

La coopération porte d’abord sur les services aux entreprises

France Télécom a annoncé le 12 octobre avoir signé un partenariat stratégique avec China Telecom afin de tirer parti des complémentarités de leurs réseaux et services.

‘Orange et China Telecom voient de nombreux avantages à coopérer sur un marché entreprise mondialisé en évolution rapide et amorcent une collaboration sur les secteurs entreprises et vente en gros’, explique France Telecom.

Selon l’accord, les premiers axes de coopération concerneront l’amélioration de l’accès et des services proposés aux entreprises clientes d’Orange en Chine et à celles de China Telecom en Europe, ainsi que l’amélioration de l’accès aux réseaux câblés internationaux pour les deux opérateurs et la fourniture de services Wi-Fi en itinérance pour leurs clients respectifs.

Orange s’engage à mettre en place une coopération sur les services IP VPN (Réseau Privé Virtuel IP – Internet Protocol Virtual Private Network) sur l’ensemble de son périmètre en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, afin de permettre à China Telecom d’étendre ses services IP VPN aux filiales de multinationales chinoises.

China Telecom proposera des services externalisés d’infogérance et des services locaux aux entreprises multinationales clientes d’Orange en Chine afin de permettre à Orange d’améliorer ses services IP VPN pour ses clients entreprises en Chine et dans les autres pays de la région.

Les deux entreprises s’engagent à s’entraider sur les projets de développement et de déploiement des réseaux dans leurs régions respectives, en se concentrant sur les liaisons câblées sous-marines et terrestres entre les régions d’Asie et Asie-Pacifique et l’Europe, et sur l’amélioration de la connectivité vers l’Afrique.

Enfin, Orange facilitera l’accès des clients de China Telecom aux hotspots Wi-Fi en Europe, tandis que China Telecom facilitera l’accès des clients Orange aux hotspots wifi en Chine.

FT face aux aides illégales de l’Etat

Le groupe pourrait devoir rembourser à l’Etat français 1,14 milliard d’euros

Coup dur pour l’opérateur français à qui la Cour européenne de Justice pourrait exiger le remboursement à l’Etat français de 1,14 milliard d’euros.

Privatisé en 1991, France Télécom a bénéficié entre 1994 et 2002 d’un régime fiscal particulier, concernant notamment la taxe professionnelle. La Commission européenne, en 2004, avait estimé qu’il constituait une aide illégale d’Etat. Bruxelles avait alors évalué le montant à récupérer entre 798 millions et 1,114 milliard d’euros, hors intérêts. Le tribunal de l’UE, en 2009, avait confirmé cette décision, mais France Télécom avait introduit un recours, arguant notamment que la récupération des aides en cause était prescrite.

L’avocat général de la Cour européenne de justice (CEJ) a estimé le 8 septembre que « c’est à juste titre » que le tribunal avait jugé que le régime fiscal appliqué à France Télécom constituait une aide d’Etat « car elle représentait un avantage pour France Télécom ».

L’avis donné à la Cour de rejeter le pourvoi du groupe français n’est pas contraignant mais, dans 80 % des affaires, les juges de Luxembourg vont dans le même sens que l’avocat général quand ils rendent leur arrêt.

L’arrêt de la Cour sera rendu à une date ultérieure. Quoi qu’il en soit, « si les juges décidaient de suivre les conclusions de l’avocat général, cela n’aurait aucun impact financier pour France Télécom », a précisé le groupe dans un communiqué. Tout en se refusant à tout commentaire sur le fond de l’affaire, France Télécom a précisé avoir déjà payé en janvier 2010 aux autorités françaises quelque 1,017 milliard d’euros, correspondant à 964 millions d’euros et 53 millions d’euros d’intérêts, au titre des sommes qui pourraient être exigées dans le cadre de cette affaire.

Orange lance son offre Sosh

L’opérateur propose trois nouveaux forfaits low cost

Après Bouygues Télécom et SFR, c’est au tour de France Télécom de lancer une offre Low Cost afin de préparer l’arrivée de Free début 2012. Le nom de cette nouvelle offre « Sosh » n’a pas été choisie au hasard. Elle s’adresse plus particulièrement aux 18-35 ans férus d’Internet et adeptes des réseaux sociaux. L’offre comporte des forfaits allant de 19,90€ pour 2h de communication et 500 méga d’accès à Internet à 39,90€ pour une communication illimitée et 1 giga d’accès à Internet par mois, pas d’abonnements ni d’obligations d’acheter un nouveau téléphone portable

. L’achat ainsi que le service client seront assurés uniquement sur Internet, par mail, tchat et sur des forums. Objectif ? Créer une interactivité entre les abonnés et les conseillers Sosh qui « animeront, partageront et échangeront » sur Internet « du lundi au samedi, de 8h à 20h », dans un esprit « communautaire et participatif », selon Stéphane Richard. Orange espère atteindre les 500.000 clients avant la fin 2012. Et voit encore plus loin selon Delphine Ernotte, la directrice des activités France du groupe, qui estime que « quatre millions de personnes pourraient être sensibles » à Sosh.

Enfin, Sosh ne devrait pas peser sur les comptes d’Orange. « La rentabilité de Sosh sera assez comparable aux autres offres d’Orange », a prévu M. Richard.

Accès aux fourreaux : victoire de FT

La Cour d’appel de Paris confirme la décision de l’ARCEP dans le différend opposant Numéricâble à France Télécom

C’est une victoire importante que viennent de remporter France Télécom et l’Arcep. En effet, en novembre 2010, l’Arcep avait été saisie d’une demande de règlement d’un différent entre France Télécom et Numéricable. Ce dernier reprochait à l’opérateur historique d’avoir rompu un contrat propre aux condition d’accès des fourreaux pour y passer les brins de fibres optiques. A l’époque, l’Autorité de régulation avait rendu une décision défavorable à Numéricable, lui ordonnant de respecter les modalités opérationnelles fixées par France Télécom. Le câblo-opérateur avait alors décidé de déposer un recours devant la cour d’appel. Dans un arrêt en date du 23 juin, la cour d’appel de Paris indique rejeter le recours formé par Numericable contre l’Arcep et France Télécom, et le condamne à payer à l’opérateur historique la somme de 10 000 euros.

Calendrier arrêté pour les licences 4G

L’attribution des licences permettra à l’Etat d’empocher un minimum de 2,5 milliards d’euros

C’est parti. Le gouvernement français a donné lundi 16 mai le départ du processus d’attribution des licences 4G. Mais alors que le gouvernement avait auparavant cité le chiffre de 2 milliards d’euros,le ministre de l’Industrie, Eric Besson a annoncé que le prix de réserve – soit le niveau minimum pour les enchères – de ces licences était finalement fixé à 2,5 milliards d’euros. « Ces prix correspondent à ceux pratiqués pour ces mêmes fréquences en Suède, en Allemagne et aux Etats-Unis. La France ne doit pas brader ses fréquences », a tenu à souligner M. Besson lors d’une conférence de presse.

Le coup d’envoi de l’appel à candidatures est prévu début juin, pour un dépôt des dossiers en septembre.

Les fréquences de la bande 2,6 gigahertz – fréquences hautes – seront découpées en quatre lots et attribuées en octobre. La bande 800 megahertz – fréquences basses – fera l’objet de quatorze lots, qui devraient être attribués début 2012.

Le cahier des charges pour les futurs candidats, stipule notamment l’obligation de couvrir 98% de la population française d’ici 12 ans et 99,6% d’ici 15 ans pour le 800 MHz, et de couvrir 75% d’ici 12 ans pour le 2,6 GHz. Afin de préserver les chances de tous les opérateurs, un industriel ne pourra détenir plus de 50 % des fréquences mises en vente, c’est-à-dire 30 mégahertz. Une préférence sera aussi accordée à ceux qui s’engageront à ouvrir leurs réseaux aux opérateurs mobiles virtuels (MVNO), qui ne disposent pas d’infrastructures

Vivendi acquiert la totalité de SFR

Le groupe de média a racheté les 44% que détenait Vodafone

La nouvelle n’est pas vraiment surprenante. Il y a en effet un certain temps que les experts s’attendaient à ce que Vivendi acquiert les 44% de SFR encore détenus par le britannique Vodafone. La seule incertitude résidait dans le prix d’achat. Aujourd’hui, 4 avril 2011, on sait ce qu’il en est. Le groupe de média dirigé par Jean-Bernard Levy va donc débourser 7,9 milliards d’euros pour devenir propriétaire en totalité de SFR.

L’opération qui devrait être bouclée d’ici au 30 juin sera entièrement financée en cash. « Nous n’avons pas besoin de faire appel au marché », précise Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi dans le journal Les Echos.

L’Arcep satisfait de la couverture 3G

Didier Lombard

Orange et SFR ont respecté les engagements qu’ils devaient atteindre fin 2010

 

Pour une fois, le gendarme français des télécoms (ARCEP) donne un satisfecit aux opérateurs. En effet, dans un communiqué daté du 1er avril (et qui n’est pas une blague), l’Arcep constate « qu’Orange France et SFR ont respecté le niveau de couverture mobile 3G prévu, par leur mise en demeure, pour le 31 décembre 2010″.

En effet, il y a quelques mois, les opérateurs s’étaient fait rappeler à l’ordre pour ne pas avoir tenu leurs engagements de couverture minimum au 30 novembre 2009 à savoir 91% de la population pour Orange et 88% pour SFR. Du côté de Bouygues Télécom, non concerné par cette mise en demeure, le niveau de couverture de services de téléphonie mobile 3G devait couvrir fin 2010 au minimum 75 % de la population.

Pour l’Arcep, les efforts des trois opérateurs sont à saluer. Néanmoins, « ils doivent poursuivre cette dynamique de façon à atteindre les niveaux de déploiement 3G correspondant aux engagements qu’ils ont librement souscrits dans le cadre de l’appel à candidatures de 2001 pour la délivrance d’autorisations 3G« . Elle les invite en conséquence à poursuivre les investissements pour éteindre l’empreinte géographique du réseau 3G.

Cependant, de nouveaux contrôles auront lieu en fin d’année, en visant notamment Orange et SFR. Les deux opérateurs devront couvrir 98 % de la population avec leur réseau 3G. Le quatrième opérateur mobile, Free, devra également respecter un taux de couverture minimal dans les premières semaines : 27 % de la population.