Marc Maouche, Président

EDITO PAR MARC MAOUCHE, PRÉSIDENT DE L’AASGO

Une ordonnance du 20 août 2014 avait très discrètement supprimé l’obligation faite à l’Etat par la loi du 6 août 1986 sur les privatisations, de proposer une tranche de 10% aux salariés et anciens salariés lorsqu’il cédait des actions sur le marché.

La FAS, Fédération française des associations d’actionnaires salariés et anciens salariés, dont l’AASGO est membre, est intervenue avec la plus grande vigueur auprès du gouvernement et des parlementaires pour obtenir le rétablissement de cette obligation. Elle a obtenu finalement satisfaction avec l’article 192 de la loi du 6 août 2015, dite « Loi Macron ».
L’obligation pour l’Etat de proposer aux salariés et anciens salariés 10% des actions mises sur le marché est intégralement rétablie avec exactement les mêmes bénéficiaires potentiels, salariés et anciens salariés.

Dorénavant une ORP à l’initiative de l’entreprise sera-t-elle ou non plus avantageuse qu’une offre liée à une cession d’actions par l’Etat ? En raison du faible intérêt présent du public pour les placements en actions, l’Etat ne prend plus le risque d’opérations sur le marché. Pour les salariés et anciens salariés, peu importe en fait que l’initiative de l’opération vienne de l’Etat ou de l’entreprise. Ce qui en revanche n’est pas neutre pour les actionnaires salariés ou non, c’est, en cas d’ORP à l’initiative de l’entreprise, le fait que l’entreprise cède des actions qu’elle avait précédemment rachetées (comme lors de Cap’Orange) ou fasse souscrire à une augmentation de capital. Celle-ci est dilutive, c’est-à-dire que des dividendes seront à servir à un plus grand nombre d’actions. Cela se justifie si l’entreprise a besoin de capitaux supplémentaires, dans le cas contraire cela est peu judicieux.

L’AASGO restera donc vigilante sur les éventuelles opérations annoncées et vous donne rendez-vous pour son AG le 3 novembre, en présence de Stéphane Richard.

Marc Maouche, Président

Edito par Marc Maouche, président de l’AASGO

Orange, la voie vers le retour de la croissance est ouverte. C’est le moment d’y associer les salariés.

Orange vient de publier ses résultats du premier semestre 2015.

Ces résultats semblent montrer un retour vers la croissance des activités du Groupe, plus particulièrement au second semestre. Les trois pays qui constituent le cœur de la stratégie du Groupe en Europe est fortement implantés (France, Espagne, Pologne) affichent de bons résultats commerciaux, notamment dans la téléphonie mobile.

La stratégie de développement internationale, plus particulièrement en Afrique, continue de porter ses fruits et on peut espérer qu’elle se trouvera confortée par les projets d’acquisition annoncés récemment.

Ces résultats récompensent l’efficacité des efforts de chacun dans l’ensemble des entités du groupe à la fois sur la maitrise des coûts mais aussi sur le développement commercial, les investissements d’avenir, notamment dans le très haut débit, et l’innovation.

Avec un résultat net semestriel en nette hausse, le plan Essentiels 2020 commence sous de bons auspices.

L’AASGO se félicite de ces résultats et rappelle la nécessité d’ouvrir les discussions pour préparer la prochaine offre d’achat d’actions réservée au personnel de l’ensemble du groupe. L’AASGO rappelle son objectif que le Groupe mette en place une Offre de titres Réservée au Personnel (ORP) annuelle, à l’occasion du versement de la participation, comme l’opération Cap’Orange qui en 2014 avait rencontré un vif succès, afin de permettre à chacun de participer au développement de l’actionnariat salarié.

 

En attendant, bonnes vacances à tous et à bientôt !

PS. Nous vous attendons nombreux à notre Assemblée Générale, fixée le mardi 3 novembre après-midi, en présence de Stéphane Richard.

 

Marc Maouche, Président

Edito par Marc Maouche, président de l’AASGO

« Tout n’est pas à vendre »

Telle a été la réponse de Martin Bouygues à la proposition de SFR Numéricable de racheter Bouygues Télécom pour 10 milliards d’euros.

On se réjouira de cette réponse cinglante à celui qui pensait qu’en offrant un bon prix pour l’un de ses concurrents, il pourrait devenir le premier opérateur français, tout en s’endettant à outrance pour profiter de taux d’intérêt encore faibles, en se disant qu’ensuite il pourrait à son tour revendre pour un bon prix des réseaux et des fréquences dont Free a besoin, pressurer ses fournisseurs et son personnel, se débarrasser de salariés que les pouvoirs publics inciteraient fortement Orange à reprendre pour éviter de nouveaux chômeurs (au passage SFR Numéricable ferait des économies tandis que qu’Orange verrait ses charges salariales augmenter…). Quant à l’Etat, avec un opérateur mobile de moins, il n’avait qu’à revoir à la baisse ses espérances de recettes lors de la prochaine vente de fréquences.

Pour autant le problème économique du marché français reste entier. On voit bien qu’avec  4 opérateurs le gâteau est bien petit. Pour accroître sa part, chacun, Free d’abord, Bouygues Télécom maintenant, cherche à mordre sur la part des voisins. La bataille par les prix se traduit par l’écrasement des marges si bien qu’on voit mal comment tous ces opérateurs seront en mesure de financer les lourds investissements que nécessite le développement des réseaux mobiles et à très hauts débits à l’échelle de tout le territoire.

Une consolidation est donc inéluctable pour éviter qu’une concurrence profitable à court terme au consommateur, ne conduise rapidement à des morts chez les opérateurs, les clients n’ayant sans doute alors rien de bon à trouver sur le champ de bataille.

Si la consolidation au plan national s’avère trop compliquée, la solution ne serait-elle pas transnationale ?  Après tout, avec une centaine d’opérateurs en Europe, le problème n’est-il pas à ce niveau ?

Marc Maouche, Président

Edito par Marc Maouche, président de l’AASGO

L’Assemblée Générale d’Orange adopte deux mesures prônées par l’AASGO

A l’issue de l’Assemblée Générale d’Orange, qui s’est tenue le 27 mai à Paris, l’Association des Actionnaires Salariés du Groupe Orange se félicite de l’adoption de deux résolutions qui s’inscrivent pleinement dans la logique préconisée par l’AASGO :

L’Assemblée Générale a ainsi adopté une position équilibrée quant au niveau du dividende. Au titre de l’exercice  2014, celui-ci s’élèvera à 0,60 € par action ; contre 0,80 € l’a dernier. Ceci représente un compromis raisonnable entre la rémunération des actionnaires et la nécessité de protéger la trésorerie du Groupe. Le niveau de dividende décidé par l’Assemblée Générale correspond à la position exprimée par l’AASGO, loin des excès récemment dénoncés par la Cour Des Comptes.

Par ailleurs, l’Assemblée Générale a adopté à la quasi-unanimité la résolution autorisant des augmentations de capital réservées aux salariés. Ceci nous satisfait pleinement, car l’AASGO s’était très fortement engagée sur ce point, et montre que l’ensemble des actionnaires est bien conscient du rôle positif joué par l’actionnariat salarié dans la performance à long terme de l’entreprise.

Enfin, l’AASGO prend acte de la décision de l’Assemblée Générale de ne pas autoriser les opérations d’échange d’actions dans le cadre d’opérations d’acquisitions. Ceci ne risque néanmoins pas de compromettre l’opération Jazztel, qui vient de recevoir l’approbation de la Commission Européenne et des autorités espagnoles. Celle-ci pourrait être financée par le produit de la cession de la participation d’Orange dans la co-entreprise EE au Royaume-Uni et éventuellement par une augmentation du capital réservé au salarié.

Marc Maouche, Président

Edito, par Marc Maouche, Président de l’AASGO

Le printemps a apporté de bonnes nouvelles pour nous, salariés et anciens salariés d’Orange. Stéphane Richard a annoncé dans son plan stratégique Essentiels 2020, sa volonté de porter à 10% la part de l’actionnariat salarié dans l’entreprise sous 5 ans, notre action se trouve pleinement récompensée et justifiée. Actuellement, près de 80% des salariés et anciens salariés sont actionnaires du groupe et détiennent 5,22% du capital. L’AASGO, avec son implantation et ses relais d’opinion dans tout le Groupe, soutiendra les actions en faveur des 10 % d’actionnariat salarié annoncé.

 

Je suis personnellement très heureux que mon action, en tant que nouveau président de l’AASGO, s’inscrive dans ce contexte. Elle prend la continuité de mon prédécesseur, Thierry Feurgard, qui a accompli depuis 2011, un travail de fonds important pour faire entendre notre voix à l’extérieur comme en interne.

 

Engagé en faveur de l’actionnariat salarié depuis 1997, membre fondateur de l’association à sa création lors de l’ouverture du capital de France Télécom, je soutiens pleinement la dynamique de l’actionnariat salarié dans notre entreprise. Ancien membre du Conseil Supérieur de la Participation, j’ai pendant 7 ans, assuré la présidence du conseil de surveillance du FCPE France Télécom Actions. Je préside également le conseil de surveillance du FCPE Cap’Orange premier fonds du PEG Orange dont 50% des membres ont été élus directement par les porteurs de parts. J’ai été administrateur et membre du comité d’audit et des risques de France Télécom SA jusqu’en juillet 2012. Je suis aussi administrateur d’Orange Participations SA.

 

Les 5 années qui s’annoncent vont nous permettre de réaliser un objectif que nous attendions tous.

 

Dans l’attente de vous retrouver à nos réunions et sur le site Web de l’AASGO

 

 

Marc Maouche, président de l’AASGO

Thierry FEURGARD, Vice-Président

Edito

Editorial,  par Thierry Feurgard

Les actionnaires salariés d’Orange ont eu en ce début d’année, l’occasion de désigner par le vote, la moitié des membres du conseil de surveillance du fonds Cap’Orange créé en 2014. Une vraie première et une avancée pour la gouvernance des fonds chez Orange.

Vous tous, salariés et anciens salariés avez compris ce qui se jouait : en témoigne le taux de participation à ce vote qui a été de 42% : c’est une belle mobilisation compte tenu de l’actualité nationale chargée et de la technicité de l’enjeu.

Depuis des années, l’AASGO milite auprès de la Direction du groupe pour que les actionnaires salariés soient décideurs au sein des conseils de surveillance qui gèrent les FCPE d’Orange. L’AASGO, association de salariés, a été créée en 1997, elle est animée par des spécialistes de l’actionnariat salarié et de l’épargne, elle est apolitique : ce sont ces critères – légitimité et capacité d’actions -, qui ont permis le succès de la liste présentée par l’AASGO.
L’AASGO arrive largement en tête avec 57,1 % des votants, et obtient 4 sièges de titulaires.

Siègeront au Conseil de surveillance de Cap’Orange : Marc Maouche, Pierre Dubois, Guy Salziger, Nadia Zak-Calvet. Leurs Suppléants sont : Sylvie Torche, Catherine Borel-Dupuy, Christophe Visse, Catherine René.

 

A tous, merci encore d’avoir voté et fait voter pour l’AASGO !

Je vous renouvelle mes vœux de bonne et heureuse année 2015.