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Edito de Marc Maouche, président de l’AASGO

Orange vient d’annoncer des résultats très encourageants au 3ème trimestre 2016.

Le retour à la croissance se confirme malgré l’impact de la baisse tarifaire de l’itinérance en France et en Europe : le chiffre d’affaires de 10,3 milliards d’euros traduit une progression de 0,8% par rapport à la même période de 2015, ceci venant après une croissance de 0,3% au 1er semestre de 2016. La progression en Espagne atteint 7,8% et tous nos principaux pays ont connu également la croissance, à l’exception de la France (-0,6%).

Cette croissance est rentable, puisque l’EBITDA retraité est lui aussi en progression de 1,6% à 3,6 milliards d’euros au 3ème trimestre, la marge opérationnelle étant stable à 31,3% ; ce qui permet d’autofinancer nos investissements stratégiques, notamment dans la fibre et dans le très haut débit mobile. A 4,7 milliards d’euros depuis le début 2016 (+ 5,3% à base comparable par rapport aux 9 premiers mois de 2015), ils sont en ligne avec le plan stratégique Essentiels 2020.

Logiquement, Orange a confirmé la perspective d’un dividende maintenu à 0,60 euro par action pour l’exercice 2016 et un acompte de 0,20 euro par action sera versé le 7 décembre 2016.

Non moins logiquement, la bourse de Paris a salué ces performances, le cours de l’action ayant progressé de plus de 4% dans la foulée de l’annonce des résultats trimestriels.

L’AASGO se félicite de ces résultats dus à tout le personnel en France et hors de France. Au moment où le redressement des perspectives se confirme, elle ne manquera pas de rappeler qu’il est essentiel que le personnel actionnaire monte au capital pour profiter pleinement de l’amélioration des résultats à travers le cours de l’action et espérons-le, à moyen terme, la hausse du dividende.

Les augmentations annuelles de capital réservées aux salariés sont donc particulièrement judicieuses, avec la perspective d’une cible à moyen terme de 10% du capital détenu par les actionnaires salariés et anciens salariés, comme Stéphane Richard l’a encore rappelé lors de la célébration des 20 ans de l’AASGO le 11 octobre dernier.

Marc MAOUCHE

Edito de Marc Maouche, président de l’AASGO

Cher(e) adhérent(e) de l’AASGO,

Logo20ansAASGO-siteJ’ai le plaisir de vous convier aux 20 ans de l’AASGO. Cette célébration se tiendra le mardi 11 octobre 2016, au Palais Brongniart, Place de la Bourse, Paris 2ème.

 

Une date à réserver dans votre agenda dès maintenant !

Après notre assemblée générale annuelle qui débutera en fin de matinée, des invités exceptionnels interviendront à nos côtés durant tout l’après-midi, notamment :

Stéphane Richard, Président Directeur Général d’Orange,

Michel Bon, Président de France Télécom lors de l’introduction en bourse,

Xavier Fontanet, professeur à HEC et ancien PDG d’Essilor, promoteur de l’actionnariat salarié dans les entreprises,

Charles de Courson,  député de la Marne, spécialiste de l’épargne et des placements à la commission des finances de l’Assemblée Nationale. (sous réserve de sa disponibilité),

Christian Poyau, président de Micropole, à la présidence de la Commission Transformation numérique…

 

Avec eux et d’autres invités, nous débattrons des perspectives de l’actionnariat salarié chez Orange, de l’épargne longue et du renforcement de l’actionnariat individuel en France.

Les débats seront animés par Sylvie Aubert, grand reporter au Journal Investir.

 

En attendant de vous retrouver le 11 octobre, je vous souhaite à tous un bel été…

 

Marc Maouche

Président de l’AASGO

 

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Marc Maouche, Président

Edito de Marc Maouche, président de l’AASGO – Juin 2016

A l’issue de l’ORP qui vient de se clore avec un taux de souscription de 97% des actions proposées, les actionnaires salariés d’Orange détiennent désormais  5,36% du capital de leur société et plus de 8% des droits de vote.

Ils seront en mesure de contribuer significativement à la défense de l’entreprise en cas de tentative de prise de contrôle hostile.

En assemblée générale, où environ 60% des actions sont représentées, les actionnaires salariés « pèseront » 13 à 14% des voix exprimées.  Sauf à être isolés dans leurs positions, ils pourront peser sur l’adoption ou le rejet de résolutions concernant le capital, qui nécessitent les deux tiers des voix exprimées.

Stéphane Richard a fixé un objectif de 10% du capital pour la part du capital d’Orange détenue par son personnel. Le chemin est encore long et passe par des offres réservées chaque année. L’AASGO agira constamment dans ce sens auprès des dirigeants d’Orange car l’enjeu apparaît clairement.

 

Marc Maouche, Président

Edito de Marc Maouche, président de l’AASGO – Avril 2016

Il faut que rien ne change pour que tout soit changé…

Ce qui se passe dans le paysage français des télécommunications incite à inverser la phrase célèbre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans le Guépard.

La tentative de restructuration du secteur a échoué car sans doute la recherche d’une solution franco-française était compliquée, avec des risques d’exécution trop élevés du fait de la multiplicité des acteurs et de l’incertitude sur les décisions du régulateur de la concurrence.

Mais le secteur reste déstabilisé : aucun problème n’est résolu, les 4 acteurs ne pouvant pas tous faire face aux énormes investissements à réaliser pour la généralisation du très haut débit fixe et mobile. Bouygues Télécom est dans une impasse, car sinon pourquoi sa maison mère aurait-elle essayé de vendre pour devenir en échange un actionnaire important d’Orange, n°1 du secteur en France et acteur international solide ?

La concurrence par les prix peut-elle repartir sans devenir suicidaire pour ceux qui auront à la fois un besoin vital d’accroître leur part de marché dans le fixe ou dans le mobile, mais aussi comme impératif de dégager une marge permettant les investissements nécessaires sans s’endetter dangereusement, voire trop coûteusement quand le niveau de leur dette est déjà très élevé (ce qui est le cas pour SFR/Numéricable) ?

Dans ce contexte Orange résiste bien, comme l’ont montré les résultats solides du 1er trimestre 2016. Le dépassement du million d’abonnés à la fibre optique tant en France qu’en Espagne est la preuve de la confiance de la clientèle. Pour autant on doit constater que la croissance vient surtout des nouveaux marchés (Afrique et Moyen Orient) ainsi que des services de pointe –preuve que les investissements d’avenir payent. La marge s’est par contre légèrement détériorée en France, tout comme l’ARPU,  notamment pour les services mobiles.

Tout cela montre que la situation ne pourra pas durablement rester inchangée.

Si la consolidation du marché n’est pas réalisable entre les acteurs français, ne sera-t-elle pas alors forcément internationale ? Paradoxalement cela serait peut-être plus simple du point de vue de la concurrence…

Les investisseurs continueront à suivre de près le marché français et ses acteurs. On sait qu’ils aiment peu l’incertitude. Les résultats de l’ORP chez Orange pourraient montrer que l’attachement à l’entreprise ne peut pas compenser totalement une visibilité médiocre sur l’avenir de ce qui est encore le principal marché d’Orange.

De nouveaux épisodes interviendront fatalement pour ce marché…peut-être rapidement.

 

 

Marc Maouche, Président

Edito de Marc Maouche, président de l’AASGO – Mars 2016

Cher(e) adhérent(e),

L’AASGO se réjouit des bons résultats d’Orange pour 2015. La dynamique enclenchée est vertueuse et particulièrement encourageante pour 2016.

Ces résultats sont le fruit des efforts de tous les collaborateurs du Groupe. L’AASGO a toujours milité pour un partage des bénéfices, notamment en associant les salariés du Groupe au capital de l’entreprise.

C’est pourquoi l’Opération d’émission d’actions Réservée au Personnel (ORP) dont  la souscription démarre le 9 mars répond à une revendication de  longue date de l’AASGO, d’autant plus qu’elle s’inscrit dans un programme pluri-annuel qui vise à ce que les salariés puissent, à moyen terme, contrôler 10% du capital d’Orange.

La décision de souscrire, ou non, à cette offre reste un choix individuel et l’AASGO s’est toujours interdit d’influencer ses adhérents dans un sens ou dans un autre.

 

Marc Maouche, président de l’AASGO

Marc Maouche, Président

Edito de Marc Maouche, président de l’AASGO – février 2016

A l’occasion de la VIF du 28 janvier, Stéphane Richard a confirmé le plan Orange Ambition.

Ceci est en cohérence avec son annonce faite devant l’assemblée générale de l’AASGO en novembre dernier et les travaux de concertation que nous avons menés avec la direction générale du groupe. Le dossier a obtenu l’accord du conseil d’administration d’Orange le 21 octobre dernier et est actuellement en cours d’examen par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

L’offre porte sur 11,5 millions de titres et concerne environ 192 000 personnes éligibles.

Pour la France, l’offre sera accessible aux salariés ayant plus de 3 mois d’ancienneté et aux retraités ayant conservé des avoirs dans le PEG (Plan Epargne Groupe). Pour l’international, l’offre sera accessible dans environ 30 pays avec les mêmes conditions d’ancienneté.

Cette opération arrivera en mars au moment du choix de placement de la participation pour les salariés France, ouvrant ainsi la possibilité d’investir tout ou partie de sa participation en actions Orange en bénéficiant d’une décote et d’un abondement voire d’une garantie. La souscription est prévue du 9 au 24 mars.

Marc Maouche, président de l’AASGO

Marc Maouche, Président

Edito de Marc Maouche, président de l’AASGO – Janvier 2016

En ce début d’année, j’adresse à tous les adhérents de l’AASGO mes vœux les plus chaleureux. Pour Orange, notre entreprise, ce sont des vœux de réussite que je formule face aux changements qui se profilent dès les premiers jours de 2016. Et pas seulement parce que l’année s’annonce pleine de risques et d’incertitudes, sécuritaires, économiques, sociales.

Mais aussi parce que notre entreprise a l’impératif de s’adapter aux changements de l’environnement dans lequel elle baigne et,  pour faire partie des « gagnants », d’être un acteur dynamique de ces changements. L’annonce de la création prochaine d’Orange Banque, en partenariat avec Groupama, est une bonne nouvelle dont l’AASGO se réjouit pleinement : nous affirmons notre présence sur l’immense marché des services financiers qui ne sera plus désormais le monopole des banques et des assurances, mais où se profilent des concurrents « multivalents » redoutables comme Google ou Amazon, mais aussi des start-up comme celles apparues avec le crowdfunding. Nous arrivons avec des armes pour réussir : nos plus de 250 millions de clients dans le monde, nos outils au service de la mobilité et du contact permanent.

Mais ce début d’année est aussi marqué par des interrogations, avec les informations – et les inévitables  rumeurs – sur un possible rapprochement avec Bouygues Télécom. L’heure n’est ni à la jubilation précipitée, voire irréfléchie, affichée par certains, ni à l’angoisse face aux risques inhérents à tout rapprochement de sociétés aux passés et aux cultures différents. Nous ne commenterons pas, s’il se produisait, un échange d’actions entre Bouygues et l’Etat : céder ou échanger ses actions est un droit fondamental de tout actionnaire dès lors qu’il n’a pris librement aucun engagement de conservation. En revanche, actionnaires et salariés, nous ne pourrions qu’être très vigilants en cas de rapprochement capitalistique entre Orange et Bouygues Télécom.

La préservation de nos intérêts amènerait l’AASGO à poser des questions essentielles à ceux qui dirigent Orange :

  • On sait qu’en cas de diminution du nombre des opérateurs sur un marché télécom, les régulateurs –notamment à Bruxelles, exigent l’ouverture des réseaux à des opérateurs nouveaux, avec des conditions favorisant leur développement ; à quoi Orange devrait-il s’attendre en termes d’ouverture de ses réseaux, voire en obligations de cession d’actifs ou de fréquences?
  • Quelles seraient les conséquences sur l’emploi chez Orange ?
  • Comment serait financée l’acquisition si ce n’est pas une fusion? En cas de création d’actions nouvelles en rémunération des apports, les activités acquises seraient-elles immédiatement créatrices de valeur pour les actionnaires d’Orange du fait de leur marge dégagée ?
  • La cession éventuelle du réseau de Bouygues se ferait-elle à des conditions de prix normales, de sorte à préserver les intérêts des actionnaires d’Orange –quitte à mettre ce réseau aux enchères internationales ?
  • Le financement de l’opération serait-il compatible avec la possibilité de financer d’autres acquisitions sur les marchés en développement ou portant sur sociétés permettant à Orange de développer des services innovants et rapidement profitables ?

On le voit, les enjeux seraient majeurs pour l’avenir de l’entreprise et nous  demandons qu’en cas de participation d’Orange à la consolidation du secteur, au plan national ou international, les intérêts des salariés et des actionnaires d’Orange, et par conséquent  des actionnaires salariés, soient pris en compte en toute première priorité.