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Les Résultats 2018 d’Orange : l’analyse synthétique de l’AASGO

Après la publication des comptes annuels par l’ensemble des opérateurs en France, Altice Europe (dont SFR) étant le dernier à publier le 28 mars, après Iliad le 19 mars et Bouygues et Orange le 21 février, nous souhaitons partager nos principales analyses des résultats du groupe Orange.

 

Le contexte concurrentiel reste extrêmement difficile pour l’ensemble des opérateurs, mais les positions commerciales et financières respectives bougent significativement.

 

Free est le grand perdant ; il a confirmé avoir perdu plus de 250 000 clients dans le mobile et près de 100 000 dans le fixe en 2018. Son chiffre d’affaires est en baisse de près de 2% en France. Néanmoins son taux d’EBITDA progresse de 1,3 point à 37,9% par rapport 2017. Le Résultat opérationnel courant et le Résultat net groupe sont en baisse d’environ 20%. Le ratio d’endettement passe de 1,4 à 2,3 fois l’EBITDA. Pour faire rentrer du cash, Iliad envisage de céder des antennes télécoms. Le cours de bourse d’Iliad est revenu 7 ans en arrière, soit au niveau correspondant à celui du lancement du mobile ; cette sanction s’explique par la perte de son statut de « valeur de croissance », voire même davantage compte tenu de ses résultats 2018. En vue de tenter de rétablir la confiance des investisseurs, le dividende passe de 0,68 € en 2018 à 0,90 €. Par ailleurs, Iliad lance sa première opération d’actionnariat salarié baptisée « Up2Share ».

 

Chez Bouygues Telecom, l’année 2018 a été marquée par une dynamique commerciale solide dans toutes les activités qui s’est traduite par un gain de 573 000 nouveaux clients mobile et 235 000 nouveaux clients fixe. Son chiffre d’affaires est en hausse de 6% sur 1 an. Le taux d’EBITDA est de 29,8 %, en hausse de 2,8 points sur un an. Le Résultat opérationnel courant est en hausse de 35%. Le résultat net n‘est pas calculé au niveau du segment télécom mais le Résultat opérationnel est en hausse de 63%, en intégrant 250 millions de produits non courants liés aux plus-values de cession de sites Mobile et d’infrastructures FttH. Le dividende de 1,70€ par action reste stable. Fin 2018, le groupe Bouygues a annoncé le renforcement de d’actionnariat salarié avec l’opération « Bouygues Confiance n°10 ».

 

Altice Europe annonce un gain de 1,03 million de clients mobile recrutés par SFR en 1 an qui porte son parc à 13,5 millions d’abonnés et dépasse celui de Free (13,4). Sur le fixe SFR gagne 300 000 nouveaux clients. Malgré cette dynamique commerciale, le chiffre d’affaires est en baisse de 4,3% et l’EBITDA de 9%. SFR a réalisé beaucoup de cession en 2018, dont 49,99% de son réseau fibre en France, en vue de contribuer à la baisse de la dette d’Altice Europe.

 

Concernant les résultats du Groupe Orange, nous avons noté que le chiffre d’affaires est en hausse de 1,3% au niveau Groupe et de 0,9% en France. Sur le plan de la performance commerciale en France, les ventes nettes de contrats mobiles ont été de 385 000 en 2018 ; les ventes nettes THD fixe ont été de 232 000 (dont + 592 000 en FttH).

 

L’EBITDA « ajusté » Groupe progresse de 2,6% (+ 345 M€) à 13,005 Md€; en France, sa progression est de 2,9% (+197 M€). Le taux de marge en France progresse de 0,7 point à 39,8%. Après prise en compte des litiges et des charges spécifiques de personnel (dont le nouveau plan TPS), l’EBITDA France est en baisse de 96 M€ à 6,348 Md€.

 

Le passage de l’EBITDA au Résultat d’exploitation, en hausse de 1,1% à 4,829 Md€, s’explique essentiellement par une hausse de 201 M€ des dotations aux amortissements (-7,047 Md€ en 2018).

 

Le passage au résultat net, en hausse de 147 M€ en 2018, à 2,158 Mds€, s’explique essentiellement par le résultat financier dont le coût est en baisse de 22 M€, à -1,343 Md€, et l’impôt sur les Sociétés, dont le coût est en hausse de 257 M€, à -1,309 Md€.

 

Les CAPEX Groupe augmentent de 3,5% à 7,442 Md€ (+ 233 M€). Ceux de la France sont en hausse de 6% à 3,656 Md€. Le Cash-Flow Opérationnel (EBITDA – CAPEX) Groupe est en hausse de 1,7% (+ 152 M€) à 5,563 Md€. Celui de la France est en baisse de 9,6% à 2,692 Md€. En ne retenant que les CAPEX de l’activité télécoms, le Cash-Flow Opérationnel dégagé en 2018 est de 5,745 Md€.

 

L’allocation / l’utilisation de ce Cash-Flow Opérationnel est essentiel pour juger de la soutenabilité du dividende ; cette allocation peut être divisée en 5 catégories/parties prenantes :

  • les besoins de l’activité (variation du BFR, fournisseurs CAPEX, licences télécom, autres éléments opérationnels) consomment 27,7% en 2018, soit 7,3 points au-dessus de 2017 ; cette hausse s’explique en partie par des achats de stocks en toute fin d’année 2018 ;
  • la rémunération des banques/prêteurs (intérêts décaissés, coupons sur titres subordonnés) consomme 25,9% en 2018, soit 1,9 points au-dessous de 2017 ; en ligne avec la baisse des taux d’intérêts ;
  • l’Impôt sur les sociétés consomme 16,2% en 2018, soit 5,7 points au-dessus de 2017 ;
  • la rémunération des actionnaires (dividendes versés) consomment 36,7% en 2018, soit en légère augmentation de 1,5 point au-dessus de 2017, suite à la décision de porter le dividende à 0,70€ ;
  • les acquisitions et cessions consomment 8,3% en 2018, alors qu’en 2017, les cessions avaient générées un flux positif représentant un apport équivalent à 6,6% de Cash-Flow Opérationnel ;
  • le traitement de certains risques et de la dette (autres éléments financiers) consomment 13,0% en 2018, soit 11,1 points au-dessus de 2017.

 

tableau 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En conséquence, l’endettement financier augmente de 6,3% à 25,441 Md€ (+ 1 598 M€), alors qu’il avait baissé de 601 M€ en 2017.

 

La hausse de l’endettement s’explique donc essentiellement par des facteurs exceptionnels (autres éléments financiers, acquisitions) et par la hausse de l’IS. La hausse du dividende est très légèrement supérieure à l’évolution du Cash-Flow Opérationnel, avec un niveau de CAPEX très élevé (18% du CA). On peut d’ailleurs remarquer que sans le nouveau plan TPS, la part de Cash-Flow Opérationnel consommée par les dividendes aurait été en baisse. Le résultat net par action aurait également été supérieur au dividende distribué.

 

En conclusion, nous restons actuellement favorables au maintien du dividende au niveau actuel (0,70€), avec une progression envisagée en fonction de la progression du Cash-Flow Opérationnel et du ROCE.

 

Si on analyse les résultats 2018 à l’aune de leur politique d’actionnariat salarié, on peut noter une réelle corrélation entre la qualité de ces résultats et la part du capital détenue par les salariés :

 

Bouygues qui présente l’actionnariat salarié le plus développé (les actionnaires salariés détenaient déjà 17,6 % du capital et 23,9 % des droits de vote au mois d’août 2018) tire profit de la stabilité de son actionnariat et de l’implication des salariés dans la performance de l’entreprise.

 

Free qui affiche des résultats en fort recul a décidé de lancer une première augmentation de capital réservée aux salariés et augmente son dividende.

 

Orange dont les résultats 2018 sont conformes aux objectifs, a confirmé le niveau de dividendes visé et mène une politique de distribution d’actions gratuites.

Actuellement, aucune Offre Réservée au Personnel (ORP) n’est clairement envisagée, mais l’AASGO va faire porter ce dossier à l’AG des actionnaires d’Orange. Nous sommes en effet convaincus qu’un haut niveau d’actionnariat salarié est un réel facteur clé de succès pour accompagner le développement à long terme du Groupe.

 

 

Le tableau ci-après permet de valoriser l’évolution du partage de la valeur ajoutée (indicateur estimé car non produit par le Groupe) entre 2017 et 2018, entre le personnel, l’Etat, les investissements et les actionnaires.

tableau 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aasgo

Marc Maouche, président de l’AASGO, intervention du 12 février 2019

 

 

Chers Collèges, Chers Amis de l’AASGO,

Nous voilà à la veille de la publication des résultats annuels d’Orange. Nous pouvons nous essayer à commenter l’année 2018 qui a été riche en événements et en travail pour l’ensemble d’entre nous. L’AASGO est très attentive à suivre l’ensemble de l’activité du groupe, puisque en tant qu’actionnaires salariés, nous sommes doublement intéressés par l’efficacité économique et sociale de l’entreprise.

Alors, bien évidemment, les résultats, nous ne les connaissons pas dans le détail, mais on peut imaginer qu’ils suivent la tendance du début d’année 2018 où sur les 3 premiers trimestres, nous avions une progression du Chiffre d’Affaires de 1,3% et de la Marge de 3%. Si on considère que c’est ce qui sera annoncé le 21 février, ce sont plutôt de bonnes nouvelles. Cela permettra d’annoncer la progression et la consolidation des résultats d’Orange.

On peut aussi regarder l’évolution du cours d’Orange. Et sur le dernier trimestre, il s’est passé des choses assez surprenantes : le CAC40 a baissé de 7,7 % pendant qu’Orange gravissait les échelons progressivement, en hausse de 8%, sur le même trimestre. Un écart qui survalorise de près de 16% le cours du Groupe.

En même temps que le conseil d’administration présentera les résolutions, il validera un certain nombre de propositions pour l’assemblée générale de juin. Comme annoncé, il confirmera certainement la proposition d’un dividende à 70 centimes pour l’exercice 2018, qui sera donc payé.

L’AASGO, vous le savez, est très vigilante sur le dividende puisqu’il est normal que les salariés qui ont investi leur épargne, obtiennent une rémunération de leur engagement auprès de l’entreprise. Mais de plus, nous voudrions que les évolutions de ce dividende, quand elles sont positives, soient marquées par une prime à la fidélité avec le dispositif de majoration de dividende. Il devrait s’appliquer cette année : s’il ne figure pas dans les propositions soumises à la prochaine Assemblée Générale d’Orange par le conseil d’administration, nous agirons à l’AASGO, pour porter cette demande auprès des actionnaires via une résolution additionnelle.

Vous le savez, comme un serpent de mer, dans le secteur des télécommunications français, le sujet de la consolidation du secteur revient en toile de fond. De nombreux acteurs dont l’AASGO pensent que cela serait salvateur d’arrêter la guerre des prix. Bien compliqué d’imaginer le chemin à suivre. On a connu l’expérimentation d’un chemin qui était celui où Orange et Bouygues faisaient affaire pour créer un nouvel opérateur, et puis il y a des discussions entre Free, SFR ou Bouygues… Est-ce que 2019 sera l’année de la consolidation ? Peut-être. Et nous devons nous poser des questions sur l’avenir de l’actionnariat salarié chez Orange. Car il n’est pas impossible que l’Etat à cette occasion de la consolidation, ou pour une autre raison, décide de baisser sa participation dans le capital d’Orange. Et c’est à ce moment là qu’il faudra que les salariés soient groupés, sous l’étendard AASGO j’espère, pour défendre ensemble les intérêts des salariés et des actionnaires salariés du groupe.

Pour développer l’actionnariat salarié, pour être entendu s’il y a une baisse de la présence de l’Etat dans le capital, il faut que nous soyons de plus en plus nombreux à l’ASSGO. Alors, bien évidemment, vous avez été très nombreux à voter pour nous aux dernières élections du conseil de surveillance du FCPE Orange Actions – plus de 57% des voix se sont portées sur l’AASGO. Mais il faut aussi nous rejoindre en adhérant à l’Association : allez sur le site Internet ou sur notre compte twitter @canalaasgo pour adhérer et rejoindre les rangs de l’AASGO.

Le 21 février, les résultats du groupe Orange seront connus. Vous aurez bien évidement un commentaire sur le site Web de l’interprétation de l’AASGO sur les résultats : rendez-vous dans quelques heures…

A bientôt

 

 

© David Morganti

Edito de Marc Maouche, président de l’AASGO

Bonne année, chers amis, cher(e)s collègues !

 

 

A l’heure où se posent bien des questions sur le modèle social, où tous les secteurs et entreprises sont secoués par la transformation digitale, il me semble que nous avons deux grandes raisons de satisfactions :

  • travailler pour un groupe solide, placé au cœur de l’innovation qui sait souder ses équipes dans un projet d’entreprise cohérent et porteur d’avenir ; le cours de bourse est certes encore sous-évalué, mais nos fondamentaux sont solides, le contrat social non entamé ; les compétences du groupe, de nos dirigeants et des collaborateurs/trices sont fortes, tous nos métiers évoluent en permanence dans un contexte mondial plus que concurrentiel, nous sommes armés pour l’affronter …
  • et deuxièmement, être en tant qu’actionnaires-salariés, dépositaires ensemble d’un pouvoir d’action réel. Certes, là encore, nous appelons de nos vœux en cette nouvelle année que des opérations soient réalisées par l’entreprise pour monter la part des salariés au capital : des offres d’achats d’actions abondées par le groupe ont été faites par le passé, elles pourraient à nouveau être proposées et permettre aux salariés volontaristes de se porter acquéreurs d’actions dans des conditions avantageuses. Mais, à l’heure qu’il est, nous disposons déjà tous ensemble de 10% de droits de votes aux AG d’Orange, ce qui nous permet de jouer un rôle réel, de proposition et de contrôle.

 

Etre adhérent de l’AASGO, rappelons-le encore une fois, nous permet une vision éclairée sur la stratégie du groupe, nous intéresse à ses enjeux d’une façon toute particulière car nous nous sommes impliqués, parties prenantes. En effet, la représentation de l’AASGO dans deux instances majeures – le conseil d’administration du groupe avec Luc Marino, et le Fonds Commun De Placement Orange avec la présidence de Nadia Zakcalvet -, nous dotent de véritables pouvoirs d’actions. Etre acteur des décisions dans un monde qui s’invente et se construit, cela change tout.

 

Avançons avec détermination dans cette nouvelle année 2019, qui sera sans aucun une année de jonction vers un nouveau monde.

 

 

Marc Maouche,

Président de l’AASGO

© David Morganti

Edito de Marc Maouche – président de l’AASGO

Cher(e) adhérent(e), Cher(e) ami(e),

 

 

L’année 2018 a permis de consolider nos avancées et la représentation de vos intérêts d’actionnaires-salariés.

2018 a d’abord vu en juin lors de l’Assemblée Générale des actionnaires d’Orange, l’élection de Luc MARINO, au sein du Conseil d’Administration d’Orange. Adhérent de longue date de l’AASGO, il représente vos intérêts et demandes de façon légitime et bien informée, puisqu’il est déjà élu AASGO au conseil de surveillance du FCPE Orange Actions.

Ensuite, en cette fin d’année 2018, nous avons été très heureux de voir succéder à Marc MAOUCHE pour la présidence du FCPE Orange Actions, notre collègue Nadia ZAK CALVET. Marc MAOUCHE, en a assumé la présidence du fonds pendant la première année de gestion. Nadia qui siège aussi au Conseil d’administration de l’AASGO, continuera ainsi à représenter dans la continuité nos positions dans le FCPE.

Comme vous le savez, il est possible que l’Etat fasse varier sa part au capital du groupe, et plus que jamais les actionnaires-salariés, sont des actionnaires de référence du groupe : ils détiennent 8,5 % des droits de vote, principalement au travers de ce FCPE Orange Actions, et sont ainsi le 2ème actionnaire après l’Etat. Nous militons sans discontinuer pour faire croître ce chiffre jusqu’à la barre des 10% du capital, pour peser davantage.

Vous pouvez nous suivre sur Internet et Twitter. Gardez le lien, interagissez et informez-vous sur les réseaux sociaux, alimentés au quotidien d’informations économiques et patrimoniales sur l’épargne salariale et sur Orange.

 

Vous remerciant pour votre fidélité je vous souhaite, ainsi qu’à celles et ceux qui vous sont chers, une heureuse année 2019 et je vous prie de croire, cher(e) adhérent(e), à l’expression de mes sentiments très dévoués.

 

 

 

Marc Maouche

Président de l’AASGO

 

PS. Votre cotisation est indispensable pour renforcer notre association et sa capacité d’influence. Elle nous permettra cette année encore de faire parvenir aux adhérents à jour de leur cotisation le Guide de l’épargne et de l’actionnaire salarié, avec les nouvelles dispositions fiscales et sociales pour 2019 et publié à l’initiative de la FAS (fédération des associations d’actionnaires salariés et anciens salariés) dont votre association est membre.

 

© David Morganti

Edito de Marc Maouche – président de l’AASGO :

Chers Adhérents, Chers Amis de l’AASGO,

La 22e Assemblée générale de l’AASGO du jeudi 8 novembre s’annonce ; dans le programme, trois invités sont prévus : • Jean-François CIRELLI, président de Black Rock • Loïc DESMOUCEAUX, président de la FAS • Alexandre IATRIDES, analyste chez ODDO.

  • Le premier intervient sur sa vision d’Orange par un investisseur de long terme. Comme vous le savez, il est possible que l’Etat fasse varier sa part au capital. Nous avons donc invité un investisseur présent au capital d’Orange, pour nous donner sa vision,
  • Notre second sujet d’intérêt est lié à la réglementation dans un contexte de l’actionnariat salarié particulièrement évolutif. Le président de la Fédération Française des Associations d’Actionnaires Salariés et Anciens Salariés (FAS), vient nous présenter l’évolution de la Loi Pacte et l’état d’avancement du projet de loi.
  • Et enfin, puisque nous sommes dans un secteur concurrentiel complexe où il n’est pas simple de voir quelles sont les pistes, les meilleurs endroits pour créer de la valeur, nous avons aussi invité à notre tribune, un analyste  de chez ODDO, spécialiste du secteur des télécoms.

Tous ces intervenants seront avec nous lors de cette prochaine Assemblée Générale de l’AASGO, pour vous faire part de leur vision et analyses, et répondre à vos questions.

Venez nous rejoindre le 8 novembre à 14 h, en présence de notre Président Stéphane Richard comme à l’accoutumée.

Orange CAMPUS – 19 rue Barbes – 92120 MONTROUGE  (très accessible par Métro 4 Mairie de Montrouge)

 

 

 

Que vous soyez adhérent, ou simple ami de l’AASGO, la place vous est ouverte, elle vous est réservée…

On se retrouve le 8 novembre !

Amicalement,

Marc Maouche

 

 

Suivez l’actualité de l’AASGO et le l’actionnariat salarié, ainsi que le liveTwit de l’Assemblée Générale sur notre canal Twitter : @CanalAASGO  Parlez en autour de vous !

 

www.AASGO.org

© David Morganti

Edito de Marc Maouche – président de l’AASGO : Bonne route à Stéphane Richard

Chers Collègues, Chers Amis

L‘Assemblée générale du 4 mai a renouvelé le mandat d’administrateur de Stéphane Richard, la condition pour un 3e mandat à la tête d’Orange. L’AASGO a soutenu sa candidature, nous sommes donc satisfaits que le cap soit passé et la décision entérinée. Le renouvellement ne faisait guère de doute, l’Etat actionnaire ayant décidé de soutenir sa candidature et le conseil d’administration ayant voté en faveur du renouvellement de son mandat en février dernier.

Le Groupe a porté depuis 2011 un plan de croissance de l’entreprise dans un climat social apaisé.

Les résultats sont satisfaisants sur le premier trimestre en France comme à l’extérieur, le chiffre d’affaires est en augmentation ce qui n’était pas arrivé depuis 2009, l’EBITDA se maintient.  Cela récompense les investissements des salariés  et ceux réalisés dans la fibre et la stratégie de convergence du groupe. Cela confirme aussi la nécessité de rechercher des services pour alimenter la croissance.

 La vidéo ici

Qu’en est-il du partage des résultats ?

Au titre de 2017, l’Assemblée générale d’Orange s’est arrêtée sur la valeur du coupon à 0,65 euro telle qu’elle a été proposée par le Conseil d’Administration. Un acompte de 0,25 euro a déjà été versé en décembre. Cela représente un versement de 1,73 milliard d’euros compte tenu du nombre de titres en circulation.

L’AASGO privilégie la rémunération des actionnaires par le dividende à la spéculation sur la valeur du titre. Pour autant, cette rémunération doit rester un juste équilibre entre salaires, investissements et qualité de services aux clients. La proposition d’une augmentation de 5 centimes revient environ à 133 millions d’euros pour les actionnaires, parmi lesquels les 100 000 actionnaires salariés.

Rappelons que l’AASGO est satisfaite du partage de la valeur ajoutée dans le groupe récompense les efforts des salariés : 40% va à la masse salariale (l’augmentation des salaires en 2018 sera de 2,5% ; elle représente au sein du Groupe 125 M d’euros), 30% à l’investissement, 23% aux impôts en France et dans les pays où le groupe opère, et 7% à la rémunération des actionnaires, via les dividendes.

 

Quels projets pour l’actionnariat salarié ?

Les actionnaires salariés détiennent plus de 5% du capital du groupe. Nous regardons vers les 10% du capital et attendons de la part de Stéphane Richard et du Conseil d’administration l’annonce de prochaines opérations de distribution/vente d’actions à des conditions avantageuses pour les salariés et anciens salariés. Il y a une véritable attente chez de nombreux salariés.

La présence de Luc Marino, adhérent de longue date de l’AASGO, au Conseil d’Administration d’Orange, nous permettra d’appuyer cette demande. Il représente de façon légitime et bien informée les intérêts et demandes des actionnaires salariés, puisqu’il est élu AASGO au conseil de surveillance du FCPE Orange Actions.

 

 

Bonne continuation à nous tous,
Chers Collègues, Chers Amis et à notre Président