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Pourquoi nous sommes favorables à un « bon niveau » de dividende  

Un article de Olivier Dezetave, membre du Conseil d’Administration de l’AASGO, qui reflète nos positions 

 

Après la publication le 14 mai 2018 du dernier rapport de l’ONG OXFAM intitulé : « CAC 40 Des Profits SANS partage » et aux nombreuses reprises par les média des conclusions de ce rapport qui oppose les actionnaires qui reçoivent de « généreux dividendes », les salariés qui ne « reçoivent que les miettes » des profits générés et l’investissement qui se trouve « pénalisé ».

Dans ce schéma sans nuance, l’actionnaire-salarié, bicéphale tel le Dieu JANUS, peut se sentir dérouté et s’interroger sur le niveau de ce dividende. Il nous a donc semblé utile d’apporter ci-dessous quelques éléments d’éclairage aux membres de l’AASGO.

D’abord, on rappellera que la rémunération de l’actionnaire ne se mesure pas qu’au seul dividende perçu, il faut aussi prendre en compte l’évolution du cours de l’action. C’est uniquement la prise en compte des deux composantes, sur une durée suffisamment longue, qui permet d’évaluer la rentabilité du capital pour l’actionnaire (le « Return On Equity »).

En outre, d’un point de vue strictement financier, lorsque le dividende est versé (le « coupon est détaché »), la trésorerie de l’entreprise est diminuée d’autant et la valeur de l’entreprise également. Du strict point de vue de l’actionnaire, l’opération en elle-même est donc neutre en termes de valorisation de son capital. A l’occasion du détachement de coupon, l’actionnaire peut décider librement de l’affectation du montant perçu. Il peut notamment décider de le réinvestir dans la même entreprise (« dividendes réinvestis ») ou dans une autre, notamment pour répartir son risque.

Traditionnellement, les entreprises en phase de forte croissance distribuent peu de dividendes car elles réinvestissent l’essentiel, voire la totalité des profits générés par leur activité. Si l’entreprise démontre, année après année, que son modèle est performant et anticipe de bons niveaux de croissance et de profits futurs, les actionnaires pourront se satisfaire de ne pas percevoir de dividendes car les bons résultats de l’entreprise se retrouveront probablement dans les cours de bourse.

Corrélativement, les entreprises leaders, en particulier sur des marchés matures, ne connaissent pas forcément des niveaux de croissance élevés et peuvent, si elles dégagent de bons résultats, se permettre de distribuer des dividendes élevés sans remettre en cause leur rentabilité future ni leur capacité d’investissement.

Si les marchés financiers classent l’entreprise dans la catégorie des entreprises en forte croissance et que sa croissance ralentit, le passage à la catégorie d’entreprise plus « installée » dans le marché se fait souvent dans la douleur ; le cours de bourse peut être en recul violent le jour où la surcroissance par rapport à celle du marché touche à sa fin. Les actionnaires d’Iliad viennent de s’en rendre compte, à l’occasion de la publication des résultats du T1 2018 : l’action a baissé de près de 20% en une séance et retrouve des cours d’il y a plus de 5 ans. Dans ce cas, la politique de faible dividende mise en œuvre par Iliad ces dernières années aura été très pénalisante pour ses actionnaires sur ces 5 dernières années.

Par ailleurs, en limitant l’analyse du niveau des dividendes des seuls groupes du CAC40, on ne prend en compte, par définition, les start-ups et les PME en fortes croissance, mais des groupes souvent leaders européens, voire mondiaux. Et par rapport à d’autres indices, le CAC 40 se singularise par un poids significatif de secteurs distribuant d’importants dividendes tels les banques, les assurances, l’énergie, l’eau et la pharmacie.

On peut rappeler également qu’une très grosse part des résultats des groupes du CAC 40, très internationalisés, est réalisée à l’étranger. Il est donc peu significatif de comparer le niveau de la participation et des primes d’intéressement distribuées aux seuls salariés français, dont la part dans les effectifs est souvent inférieurs à 50%, aux dividendes perçus par l’ensemble des actionnaires. Et comme le rappelle l’économiste Patrick Artus dans son dernier livre « Et si les salariés se révoltaient » : « la France est l’un des rares pays où les salaires augmentent plus vites que la productivité et où la part des salaires dans le PIB a augmenté ces dernières années». En effet, il ne s’agit pas d’évaluer la part de redistribution de bénéfices aux salariés par rapport aux actionnaires, mais d’évaluer, dans le temps, la part de la rémunération du travail dans la valeur ajoutée crée par l’entreprise.

L’affirmation que la distribution de dividende pénalise l’investissement est également simplificateur. D’abord, dans une période de taux d’intérêts très bas, il peut être plus pertinent de financer les investissements par l’emprunt. Et, très souvent, ces groupes présentent des trésoreries positives très importantes, bien au-delà des besoins de distribution de dividendes car elles peuvent manquer à court terme de projets rentables et cohérents avec leur stratégie.

Un des groupes (du CAC 40) préférés des investisseurs individuels depuis de longues années c’est Air Liquide. Depuis presque 30 ans le Groupe a distribué un dividende élevé et en progression régulière sans mettre en danger sa capacité d’investissement opérationnel tout en créant des emplois. Mais le jour où le Conseil d’Administration a décidé d’une acquisition majeure aux Etats-Unis, Air Liquide a fait appel au marché et les actionnaires ont largement suivi ce besoin de financement en considérant qu’il était conforme à la stratégie et source de croissance future du chiffre d’affaires et des résultats.

Par ailleurs, l’acte d’investir n’est pas « bon en soi » : accroitre ses capacités de production sans être sûr que le marché pourra absorber cette production supplémentaire serait une décision erronée. Le versement d’un bon niveau de dividende peut permettre d’éviter ce risque de surinvestissement. On peut parler également  d’une certaine discipline en matière d’investissement attendue par les actionnaires. Certains groupes ayant constitués des « trésors de guerre » décide d’ailleurs du versement d’un dividende exceptionnel aux actionnaires. Cela a été le cas récemment d’Apple qui distribuait peu de dividendes. « Nous rendons la trésorerie aux investisseurs comme nous l’avions promis », a déclaré le directeur financier Luca Maestri.

On peut également rappeler que le CAC 40 est détenu à 44% par des actionnaires non-résidents (Les Echos, 26 septembre 2017), avec quelques acteurs de poids comme BlackRock et le fonds souverain norvégien. La part l’actionnariat individuel est d’environ 8%, celle de l’actionnariat détenue par les salariés de 3,5 %.

Ces grands investisseurs attendent une rémunération équivalente à celles des autres pays, après impact fiscal. Toute augmentation de la fiscalité sur les dividendes doit donc être compensée par un dividende plus élevé.

Au regard des chiffres sur la composition des actionnaires du CAC 40 on peut, sur ce point, partager le constat d’OXFAM qu’une part encore trop grande des actions des groupes du CAC 40 est détenue par des non-résidents. En effet, il  est probable qu’une une part significative des dividendes perçus n’est pas réinvestie en France. Et pour citer de nouveau Patrick Artus, « détenir des actions est un acte citoyen ».

En conclusion, le montant du dividende et sa capacité à progresser régulièrement dans le temps constituent un élément important de la valorisation des actions. Sa progression est pour l’actionnaire une source de confiance dans l’avenir des entreprises, c’est-à-dire dans sa croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices.

Pour ces raisons, nous avons, au sein de l’AASGO, apporté notre soutien en 2018 à une augmentation du dividende, en vue d’une distribution aux actionnaires (donc aux actionnaires salariés) d’un « bon niveau » de dividende, c’est-à-dire celui qui permet également de continuer à investir solidement (le ratio CAPEX / CA du groupe est supérieur à 17% en 2017) ainsi que de verser intéressement et participation aux salariés.

 

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L’ETUDE : Les investissements en actions Orange dans le PEG sont-ils rentables ?

Les investissements en actions Orange dans le PEG sont ils rentables ?

L’étude annuelle de Bernard Castanier « Les investissements dans le PEG d’Orange sont-ils rentables », réalisée pour l’AASGO

 

Après deux années favorables (+ 53% en 2014, +10,11% en 2015 )du cours de l’action Orange,  2016 (-6,78%) et 2017 (+0,27%) ont marqué une évolution plutôt contrastée.  Toutefois 2016 restera une bonne année pour le salarié grâce à l’offre (ORP) du printemps 2016  comme le montre  l’analyse habituelle sur l’évolution d’un patrimoine type investi dans les fonds en actions du PEG du groupe Orange. Les bases des investissements réalisés sont bien sûr inchangées en 2016 avec réinvestissement des dividendes Parts C, ou paiement des dividendes Parts D et souscription à l’ORP. On notera l’impact favorable des offres réservées au personnel en juin 2014 puis au printemps 2016.

 

Une telle étude reste délicate, les choix d’investissements sont arbitraires, et tout le monde n’a pas investi au même moment et à chaque occasion (ORP, versements de la participation, de l’intéressement), sans même parler de versements volontaires.

On rappellera qu’il est  considéré le cas d’un salarié qui a investi lors de chacune des possibilités offertes par l’Etat ou l’entreprise en se rapprochant de l’investissement optimum et qui, jusqu’au 30/12/2017,  n’a rien vendu. L’investissement optimum correspond au montant permettant d’obtenir le meilleur mix abondement/actions gratuites (correspondant aux conseils donnés par l’AASGO lors de ces opérations).

 

On se limite aux investissements spécifiques des opérations sur le capital et on ne prend pas en compte les investissements réalisés à partir des sommes issues de l’intéressement, de la participation ou de versements volontaires hors ORP. Les formules à effet de levier (par exemple Multiplix) sont exclues de l’étude.

 

On étudie chacun des cas d’investissement par ordre chronologique depuis novembre 1997 jusqu’à décembre  2016. On intègre les dividendes reçus et les BSA (bons de souscription d’actions) attribués lors des opérations d’augmentation du capital en 2003, puis en septembre 2005 (acquisition d’Amena).

 

Que retenir en conclusion ?

Cette étude démontre parfaitement quatre choses :

 -l’ intérêt d’un investissement à long terme en actions Orange,

-l’ intérêt pour un salarié d’avoir l’opportunité d’investir une partie de son patrimoine dans un fonds en actions au sein d’un plan d’épargne entreprise,

-mais aussi le risque pris, toujours présent pour les investissements en actions et le réinvestissement du dividende en actions pas toujours favorable -on se rappellera l’exercice 2013 notamment,

-l’illustration du versement du dividende comme facteur d’amortissement du risque. Les porteurs de parts D encaissent de la trésorerie directe amortissant ainsi réellement le risque (ils ont reçu 22031,1€ brut depuis 2008, cela représente 86% du cash investi); ils  peuvent aussi choisir d’autres investissements qui  paraissent plus rentables en répartissant les risques.

 

En effet, la durée est seule susceptible de lisser les effets de variations très importantes des cours et le PEG permet de bénéficier de conditions exceptionnelles d’investissements avec décote, abondement et attribution d’actions gratuites.

Les facilités offertes pour les investissements  n’ont pas été prises en compte. Toutefois, un investissement à crédit de 2000 euros représente un avantage financier d’environ 90 euros supporté par l’entreprise. Ainsi, si dans les exemples retenus ci-après on considérait un tel avantage, cela représenterait au total plus de 800 euros.

On constate que pour une sortie de cash sur un peu plus de 20 ans de 25 718 euros le salarié dispose au 31/12/2017  de 4695 parts C ou 2644 parts D, selon que ses dividendes ont été  réinvestis ou non depuis 2008. (Avant 2008 les dividendes étaient obligatoirement réinvestis en actions.)

Le tableau ci-après est un récapitulatif de l’étude théorique globale :

 

Investissements réels : sorties de cash (€) Etat du portefeuille au 31/12(nb parts) Cours de l’action plus haut de l’année (€) Cours de l’action plus bas de l’année (€)
1997 4651 300 33,39 30,12
1998 5122 462 74,7 33,23
1999 0 473 131,3 63,0
2000 0 525 219 91,95
2001 0 560 99,3 28,10
2002 2000 777 40,83 6,01
2003 3092 1170 24,25 15,11
2004 2000 1358 24,88 18,63
2005 2000 1528 25,73 20,44
2006 0 1604 21,94 15,5
2007 2039 1743 27,33 18,88
2008 0 2163 C ou 1969 D 26,57 16,40
2009 0 2341 C ou 1969 D 20,83 15,45

2010

0 2555 C ou 1969 D 17,92 14,01

2011

0 2853 C ou 1994 D 16,65 11,11

2012   

0 3266 C ou 1994 D 12,40   7,83

2013

0 3462 C ou 1994D 10,69 7,03

2014

2907 4115 C ou 2444 D 14,93 8,70

2015

0 4288 C ou 2444 D 16,97 12,21

2016

1907,2 4695 C ou 2644 D 16,44 13,17

2017

0 4906 C ou 2644 D(2) 15,70 13,50

Total au 31/12/2015

25718€ (1)

 

(1)  Cette somme représente le cash effectivement apporté par l’investisseur salarié.

(2) Les parts C en portefeuille représentaient un avoir potentiel de 71014,35 €  pour un cours de clôture de l’action de 14,475 au 31/12/2017 (14,435 euros au 31/12/2016). Ce montant est plus de 3 fois supérieur au cash réellement investi ; l’année 2014, avec la revalorisation du cours de l’action et l’offre réservée aux salariés, a ressuscité l’intérêt de ce type d’investissement ; l’année 2015 a marqué une évolution supplémentaire de près de 9%.

Les années 2016 (-6,78%) et 2017 (+0,27%) sont moins favorables.

Au global si l’on prend en compte l’ensemble des dividendes réinvestis, la performance sur 20 ans reste très médiocre, le Groupe peine à se relever de l’effondrement de sa rentabilité entre 2011 et 2015 et de la division par 3 de son dividende ; il suscite peu d’intérêt des investisseurs. L’ensemble du secteur d’activité est délaissé car la rentabilité des investissements énormes réalisés par les opérateurs n’est pas au rendez vous et la croissance des chiffres d’affaires reste très faible.

Le cours de clôture de l’action Orange au 31/12/2017,  de 14,475€ (+0,27% sur 1 an), situe à cette date la valeur théorique du groupe  à environ 63 milliards d’euros,  compte tenu d’une dette nette estimée au 31/12/2017 à environ 25 milliards d’euros, s’ajoutant à la capitalisation (environ 38 milliards d’euros). Une telle valorisation correspond à environ 5 fois l’EBITDA 2017 estimé (12,5Mds€), ce qui reste faible.

 

Annexe : Les différentes opérations depuis 1997 :

Les principes et les hypothèses de l’exemple choisi.

 

Année 1997

 

Novembre 1997, l’Etat ouvre le capital de l’entreprise et met des actions sur le marché au prix de 27,7 euros.

Une offre spécifique est faite aux salariés de FT selon plusieurs formules sur la base d’un prix avec décote de 22,19 euros. On retiendra ici l’offre Abondix, qui proposait un abondement dégressif de 457,3 € pour les 457,3 premiers euros investis, puis 457,3€ de 458 à 1372 euros, puis 2515 € de 1373 à 11433 euros. Puis attribution d’actions gratuites au bout de trois ans : 1 pour 1 acquise jusqu’à 457,3 euros, puis 1 pour 4 au delà dans la limite de 1045,8 euros.

 

Investissement fait : 4651,37 euros.

Abondement reçu   : 2007,75 euros.

Nombre d’actions obtenues : 300

Prix de revient initial : 15,5 euros.

 

Année 1998

 

  • Dividendes reçus pour l’exercice 97 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit : 450 euros.

Ces dividendes étaient versés dans le fonds en actions FT et non dans Abondix, ils donnaient lieu à achat de parts sur la base d’un prix de part sans lien avec le cours de l’action FT. Pour faciliter le calcul on considérera que dividende et avoir fiscal ont été reçus à la même date et ont permis l’achat de 12 actions sur la base d’un cours estimé à 40 euros (juin 98).

 

  • Novembre 1998 offre à prix ouvert de l’Etat d’une tranche de capital de l’entreprise.

Une offre est faite aux salariés de FT selon plusieurs formules, sur la base d’un prix  avec décote de 47,56 euros. On retiendra ici Abondix 2  qui proposait un  abondement dégressif de 457,3€ pour les 457,3 premiers euros investis, puis 25% d’abondement des investissements réalisés entre 458 et 12348 euros. Il y avait attribution d’actions gratuites au bout de trois ans, 1 pour 1 dans la limite des 457,3 premiers euros investis, puis 1 pour 4 au delà dans une limite de 1074 euros.

 

Investissement fait : 5122 euros.

Abondement reçu   : 2012 euros.

Nombre d’actions obtenues : 150.

Prix de revient : 34,14 euros

 

  • Etat du portefeuille détenu au 31/12/98 :

Il est de 300 + 12 + 150 soit 462 actions.

 

Année 1999

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 98 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 693 euros ( 462x 1.5)

Comme ci dessus on estimera dividende et avoir fiscal versés à la même date,  ils ont permis l’achat de 11 actions sur la base d’un cours estimé de l’action de 60 euros

 

  • Etat du portefeuille détenu au 31/12/1999 :

Il est de 462 + 11 soit 473 actions FT.

 

 Année 2000

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 1999 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 709,5 euros

Cela a permis l’achat de 5 actions sur la base d’un cours de l’action estimé  à 140 euros.

 

  • Décembre 2000 : attribution des actions gratuites acquises lors de la souscription de Novembre 1997 soit +47.

 

  • Etat du portefeuille détenu au 31/12/2000 :

Il est de 473 + 5 + 47 soit 525 actions FT.

 

Année 2001

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2000 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 787,5 euros.

Cela a permis l’achat de 13 actions sur la base d’un cours de l’action estimé à 60 euros

 

  • Décembre 2001 : attribution des actions gratuites acquises lors de la souscription de Novembre 1998 soit + 22.

 

  •  Etat du portefeuille détenu au 31/12/2001 :

Il est de 525 +13 +22 soit 560 actions FT.

 

Année 2002

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2001 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action  soit 840 euros (560x 1.5)

Cela a permis l’achat de 42 actions sur la base d’un cours de l’action estimé à 20 euros.

 

  • Mai 2002 : augmentation de capital réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 22,85 euros. Abondement de 1 action pour 1 souscrite jusqu’à 2000€,  puis 1 action pour 2 souscrites de 2001 à 7000 euros, puis 1 action pour 4 souscrites au delà de 7000 euros.

Possibilité était donnée d’investir en utilisant les fonds du PEG (Abondix 1 arrivant à échéance). Cette offre s’est déroulée dans des conditions particulières avec la chute du cours de l’action. Elle a été prolongée et maintenue pour ceux qui confirmaient courant juillet 2002 leur souscription. Au bout du compte, pour la souscription suivante retenue, c’est une très bonne affaire qui sera réalisée .

 

Investissement fait : 2000 euros.

Abondement reçu   : 2000 euros

Actions obtenues    : 175

Prix de revient : 11,42 euros.

 

 

  •  Etat du portefeuille détenu au 31/12/2002 :

Il est de 560 + 175 + 42 soit 777 actions FT.

 

Année 2003

 

  • Attribution des BSA (bons de souscription d’actions) lors de l’augmentation de capital. Ces BSA côtés en bourse se sont échangés sur la base de cours dont le plus bas fut de 2,78 euros et le plus haut de plus de 4 euros.

On considérera ici la pratique du gestionnaire du fonds en actions de FT, soit une vente des BSA sur la base du cours plancher 2,78 euros. Puis un achat d’actions sur la base d’un cours de 17 euros.

Investissement induit par l’attribution des BSA : 2160 euros (777 x 2,78).

Actions obtenues : 127.

 

  • Mai 2003 : offre aux salariés dans le cadre de l’augmentation de capital réservée sur la base d’un cours de l’action avec décote de 15,46 euros. Abondement de 1 action pour 3 souscrites jusqu’à 9500 euros.

 

Investissement réalisé : 3092 euros

Actions obtenus : 200

Abondement en actions : 66

Nombre total d’actions obtenues : 266

Coût de revient : 11,62 euros

 

  • Il n’y a pas eu d’attribution de dividende en 2003 au titre de l’exercice 2002.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2003 :

Il est de 1170 actions FT : 777 +127 + 266.

 

Année 2004

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2003 : 0,25 euro par action soit 292,5 euros. (L’avoir fiscal a été supprimé)

Cela a permis l’acquisition de 14 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  • Novembre : offre de l’Etat réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 15,24 euros et abondement à hauteur d’une action gratuite pour 3 achetées jusqu’à 10000 euros et 1 action gratuite pour 4 achetées avec un maximum de 81 ; ces actions gratuites étaient attribuées au bout de trois ans.

 

Investissement réalisé : 2000 euros

Actions obtenues         : 131

Abondement                : 43

Total obtenu                 : 174 actions

Prix de revient              : 11,5 euros

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2004 :

Il est de 1358 actions (1170 + 14 + 174)

 

Année 2005

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2004 : 0,48€ par action soit 651,84 euros.

Cela a permis l’acquisition de 32 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  •  Septembre : attribution de BSA dans la cadre de l’augmentation de capital faite pour financer en partie l’achat d’AUNA en Espagne : 0,08 euros par action, soit un total de  111 euros  ((1358+32) x 0,08)

Cela a permis l’acquisition de  4 actions sur la base d’un cours estimé de l’action à 24,5 euros.

 

  • Novembre : offre de l’Etat réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 19,79 euros et abondement à hauteur d’une action gratuite pour 3 achetées jusqu’à 10000 euros et 1 action gratuite pour 5 achetées  avec un maximum de 81 ; ces actions gratuites étaient attribuées au bout de trois ans.

 

Investissement réalisé : 2000 euros

Actions obtenues          : 101

Abondement                 : 33

Total obtenu                  : 134 actions

Prix de revient              : 14,92 euros

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2005 :

Il est de 1528 actions (1358 + 32 + 4 + 134)

 

Année 2006

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2005 : 1 euro par action soit 1528 euros

Cela a permis l’acquisition de 76 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2006 :

Il est de 1604 actions (1528 + 76)

 

Année 2007

 

  • Dividendes reçus au titre de l’exercice 2006 : 1,2 euro  par action soit : 1924 euros.

Cela a permis l’acquisition de 96 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  • Décembre 2007 : offre de l’Etat réservée aux salaries sur la base d’un cours de l’action avec décote de 20,39 euros et abondement à hauteur d’une action pour une souscrite jusqu’à 100, puis 1 action pour 2 souscrites, avec attribution d’actions gratuites dans un délai de trois ans de  1 pour 4 avec un maximum de 30.

 

Investissement réalisé : 100 x 20,39€ = 2039 euros,

Actions obtenues         : 100

Abondement                : 100

Total obtenu                 : 200 actions (ce qui générera l’attribution de 30 actions gratuites en 2010.)

Prix de revient              : 10,195 euros par action.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2007.

Il sera de 1900 actions (1604 + 96 + 200)

 

 

Année 2008

 

  • Janvier 2008 : attribution des actions gratuites suite à l’ORP 2004, ici pour un nombre de 43 actions.

 

  • Dividendes reçus le 3/6/2008 au titre de l’exercice 2007 : 1,3 euro par action soit : 2525,9 euros (soit (1900+43) x 1.3)

Ces dividendes pouvaient être encaissés, mais s’ils étaient réinvestis ils auraient permis l’achat de 130 actions (2525,9/19,37).

 

  • Etat du portefeuille au 15 juin 2008 :

Si les dividendes 2007 étaient réinvestis, il serait de 2073 actions. (1900 + 43 + 130). Ces parts sont dites Parts C.

Sans réinvestissement des dividendes il serait de 1943 actions. Ces parts sont dites parts D

 

  • Acomptes sur dividendes reçus le 07 septembre 2008 : 0,6 euro par action soit 1243,8 euros (2073x 0,6) ce qui augmente les parts C de 1243,8/ 19,43 = 64. L’état du portefeuille au 8 septembre 2008 est donc de 2137 parts C ou 1943 parts D. Pour les parts D, l’acompte sur dividende versé a été de 1165,8 euros duquel ont été retirées les cotisations sociales.

 

  • Etat du portefeuille au 12 novembre 2008 :

L’attribution des actions gratuites par l’Etat, au titre de l’ORP 2005, le 11 novembre 2008 a conduit à l’attribution de 26 actions gratuites (134/5).

Le portefeuille des parts C est donc de 2163 parts C. (2137+26).

Le portefeuille des parts D est donc de  1969 parts D. (1943 +26).

 

Année 2009

 

  • 1er juillet 2009, versement du solde du dividende  (0,8 euros) reçu au titre de l’exercice 2008. (Dividende total = 1,40€ par action, mais à déduire l’acompte de 0,6€ déjà versé le 7/9/2008 ; cf. ci-dessus).

Ce solde de 0,8€ a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 16,49€.

 

  • Etat du portefeuille au 1/7/2009:
  • pour les parts C:

parts obtenues après versement du solde du dividende: 104,93 ((2163×0,8)/16,49.)

Total parts C au 1/7/2009: 2163 + 104 = 2267.

  • pour les parts D:

Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts; les porteurs de parts D ont reçu au 1/7/2009 le solde du dividende diminué des cotisations sociales.

 

  • Versement de l’acompte sur dividende 2009 de 0,6€ au 1/9/2009. Cet acompte a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 18,23€.

Etat du portefeuille au 1/9/2009:

  • parts C:

Parts obtenues après versement de l’acompte de 0,6€ sur dividende 2009: 74,6 parts, ((2267x 0,6)/18,23)

Total des parts C au 1/9/2009:  2267 + 74 = 2341 parts.

  • parts D:

Les porteurs de parts D ont reçu le 1/9/2009 un acompte sur dividende 2009 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

Année 2010

 

  • 26 juin 2010 : versement du solde du dividende (0,8€) au titre de l’exercice 2009 (dividende global de l’exercice = 1,40€, mais à déduire l’acompte de 0,6€ déjà versé le 1/9/2009 (cf. ci-dessus 13-3)).

Ce solde a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 15,30€.

Etat du portefeuille au 30/6/2010:

  •  parts C:

Parts obtenues après versement du solde 0,8€ du dividende 2009: 122 parts, ((2341 x 0,8)/15,30).

Total des parts C au 30/6/2010: 2341 + 122 = 2463 parts.

  •  parts D:

Les porteurs de parts D ont reçu le 26/6/2010 le solde du dividende 2009 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

  • 2 septembre 2010: versement de l’acompte sur dividende 2010 de 0,6 €. Cet acompte a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de 15,91€.

Etat du portefeuille au 5/9/2010 (date d’opération sur le compte PEG):

  • parts C:

Parts obtenues après versement de l’acompte sur dividende 2010 de 0,6€: 92 parts, ((2463 x 0,6)/15,91).

Total des parts C au 5/9/2010 : 2463 + 92 = 2555 parts.

  • parts D:

Les porteurs de parts D ont reçu le 2/9/2010 un acompte sur dividende 2010 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

Année 2011

 

  • 2 février 2011, attribution d’actions gratuites suite à la souscription 2007, soit +25 (100/4),

Total des parts C au 3 Février 2011:  2555 + 25 = 2580.

Total des parts D au 3 Février 2011: 1969 + 25 = 1994.

 

  • parts C:

Parts obtenues le 12/6/2011 après versement du solde 0,8€ du dividende 2010: 142 parts, ((2580 x 0,8)/14,47) sur la base d’un cours de 14,47€.

Total des parts C au 13/6/2011: 2580 + 142 = 2722.

Les porteurs de parts D ont reçu le 12/6/2011 le solde du dividende 2010 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

 

  • parts C:

Parts obtenues le 6/9/2011 après versement de l’acompte sur dividende 2011 de 0,6€ : 131 parts, ((2722×0,6)/12,40) sur la base d’un cours de 12,4€.

Total des parts C au 7/9/2011 : 2853 parts.

Les porteurs de parts D ont reçu le 6/9/2011 un acompte sur dividende 2011 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2011:

Parts C = 2853.

Parts D = 1994.

 

Année 2012

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement du solde 0,8€ du dividende  2011,  le 8/6/2012 : 240 parts ((2853x 0,8)/9,51) sur la base d’un cours de 9,51 €

Total des parts C au 9/6/2012 : 2853 + 240 = 3093.

  • Les porteurs de parts D ont reçu le solde du dividende le 9/6/2012 diminué des contributions et prélèvements sociaux. Les parts D restent inchangées.

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement de l’acompte 0,6€ sur dividende 2012 le 7/9/2012: 173 parts ((3093 x 0,6)/10,67) sur la base d’un cours de 10,67€.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2012:

Parts C = 3266.

Parts D = 1994.

 

Année 2013

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement du solde 0,2€ du dividende 2012, le 16/06/2013 :86 parts ((3266 x 0,2)/7,56) sur la base d’un cours de 7,56€.

Total des parts C au 16/6/2013: 3266 + 86 = 3352.

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement de l’acompte 0,3€ sur dividende 2013, le 11/12/2013 : 110 parts ((3352 x 0,3)/9,07) sur la base d’un cours de 9,07€.

  • Les porteurs de parts D ont reçu le solde du dividende 2012 le 16/6/2013 et l’acompte sur dividende 2013 le 11/12/2013 diminués des contributions et prélèvements sociaux. Les parts D restent inchangées.

 

  • Etat du portefeuille au 31/12/2013:

Parts C : 3462.

Parts D : 1994.

 

Année 2014

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement du solde 0,5€ du dividende 2013, le 2/06/2014 : 147  parts ((3462 x 0,5)/11,77) sur la base d’un cours de 11,77€.

Total des parts C au 2/06/2014: 3462 + 147 = 3609.

 

  • Parts C et D : Offre réservée au personnel du Groupe Orange:

L’offre comprenait 2 formules seulement, une classique et une garantie. On retiendra ici la formule classique avec décote de 20% et abondement d’une action pour deux achetées de la 1ère à la 300ème, puis une pour cinq de la 301ème à la 700ème.

L’offre la plus intéressante consistait en l’achat de 300 actions basées sur un prix de référence de 12,11€ et offertes à 9,69€ après décote, soit une sortie de cash de 2907 euros. Ces 300 actions étaient abondées de 150 actions gratuites et attribuées le 7 juillet 2014. Le paiement pouvait être réalisé en 5 fois.

Total des parts C après souscription à l’offre: 3609 + 450 = 4059.

Total des parts D après souscription à l’offre: 1994 + 450 = 2444.

 

  • Parts C

Parts obtenues après versement de l’acompte (0,2€) sur dividende 2014 le 9/12/2014 : 56 ((4059 x 0,2)/ 14,28) sur la base d’un cours de 14,28€.

Les porteurs de parts D ont reçu le solde 2013 et l’acompte 2014 des dividendes respectifs diminués des contributions et prélèvements sociaux.

 

  • 1Etat du portefeuille au 31/12/2014:

Parts C : 4059 + 56 = 4115.

Parts D : 2444.

 

Année 2015

 

  • Parts C:

Parts obtenues après versement du solde (0,4€) du dividende 2014 le 9/6/2015 : 118 soit ((4115 x 0,4)/13,87) sur la base d’un cours de 13,87€.

Total des parts C au 10/6/2015 : 4115 + 118 = 4233.

 

  • Parts C:

Parts obtenues après versement de l’acompte (0,2€) sur dividende 2015 le 9/12/2015 : 55 soit ((4233 x 0,2)/15,35) sur la base d’un cours de l’action de 15,35€.

19-3 Total des parts C et D au 31/12/2015:

L’état du portefeuille de parts au 31/12/2016 est le suivant:

Parts C : 4288.

Parts D: 2444, sans changement ; les porteurs de parts D ont reçu le solde 2014 et l’acompte 2015 des dividendes respectifs, diminués des contributions et prélèvements sociaux.

 

Année 2016

 

  • Parts C et D

Offre réservée au personnel du Groupe Orange (avril-mai 2016)

L’offre comportait 2 formules, une classique et une avec garantie  du capital investi. On retiendra ici la formule classique, soit décote de 20% et abondement d’une action pour 4 souscrites jusqu’à 160 actions, avec maximum de 40 actions. Le prix de l’action avec décote a été fixé à 11,92€. Elle nécessitait un investissement de 1907,2 € (160 x 11,92). Donc l’état du portefeuille de parts après l’offre est le suivant:

Parts C : 4288 + 160+ 40 = 4488.

Parts D : 2444 + 160 + 40 =2644.

 

  • Parts C obtenues après versement du solde du dividende 2015 (0,40€) le 22/06/2016: 137 soit ((4488 x 0,40€)/13,66€) sur la base d’un cours de l’action de 13,66€.

Total des parts C au 23/6/2016: 4625  (4488 + 137).

 

  • Parts C obtenues après versement de l’acompte sur dividende 2016 de 0,2€ le 7 décembre 2016: 70 soit ((4625 x 0,2€)/13,13€) sur la base d’un cours de l’action de 13,13€.

Total des parts C au 8/12/2016 : 4695 (4625 + 70).

Au 31/12/2016 le total des parts C est : 4695, le total des parts D est :2644.

 

Année 2017

  • Parts C obtenues après versement du solde du dividende 2016 (0,40) le 14 /06/2017 : 126 soit ((4695 x 0,40€) / 14,82) sur la base d’un cours de l’action de 14,82 €.

Total des parts C au 14/06/2017 : 4821 (4695 + 126).

 

  • Parts C obtenues après versement de l’acompte sur dividende 2017 de 0,25€ le 6 décembre 2017 : 85  ((4821 x 0,25€)/14,17€)

sur la base d’un cours de l’action de 14,17€.

Au 31/12/2017 le total des parts C est : 4821 + 85 = 4906. Le total des parts D est 2644.

 

 

 

 

 

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Si vous êtes cadre en activité en France cela vous concerne

Second tour élections au Conseil d’administration :  l’AASGO soutient la CFDT

Après les élections des représentants du personnel dans l’Unité économique et sociale Orange, cette semaine voit la fin des élections au conseil d’administration du groupe Orange.
Pour un deuxième tour qui conduira à désigner le représentant au siège Cadres dans le Conseil d’Administration du groupe Orange, l’AASGO apporte son soutien au candidat de la CFDT.

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Pour l’AASGO, la CFDT a montré  quelle sait être garante de la défense des intérêts des actionnaires salariés.

Rappelons que l’AASGO a été  soutenue par la CFDT en mars 2017, dans le cadre des élections du conseil de surveillance de Cap’Orange : une alliance gagnante qui se renouvelle aujourd’hui !

 

 

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Déclarations de Revenus – quel impact aura votre épargne salariale – vous vous posez des questions ?

L’intérêt fiscal de l’Epargne Salariale se situe d’abord au niveau du versement de l’intéressement et de la participation

Impot sur le revenu

S’il est affecté au PEG ou au PERCO, les sommes sont exonérées de l’Impot sur le Revenu au titre de 2017 (payé en 2018) et sous réserve de ce qui adviendra des impôts dus au titre de 2017 sur les traitements et salaires.

Les sommes retirées du PEG ou du PERCO peuvent être génératrices de gains. Dans ce cas, ces gains sont exonérés de l’Impot sur le Revenu au titre de l’année du retrait, mais les contributions et prélèvements sociaux (15,5% actuellement) sont perçus au moment du retrait et s’imputent sur la somme versée à l’épargnant.

ISF

Les avoirs dans le PEG et le PERCO sont le cas échéant inclus dans les avoirs déclarables à l’ISF. Sur l’ISF, sous réserve de conserver les actions de son entreprise pendant 6 ans, le salarié ou ancien salarié peut bénéficier d’un abattement de 75% sur leur valeur. Cela pourrait être utile à ceux qui vont déclarer un patrimoine éligible en même temps que leurs revenus, ou par une déclaration spécifique avant le 15 juin.

 

…. En attendant la nouvelle Loi de finances, et les nouvelles dispositions pour l’impôt sur le revenus de 2017…

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Comptes inactifs : êtes-vous concerné ? S’applique-t-elle au PEG et au PERCO ? Que devez-vous faire ?

L’AASGO fait le point

Depuis le 1er janvier 2016 les dispositions de la loi du 13 juin 2014, dite « Loi Eckert », relative aux comptes inactifs, sont entrées en application[1].

Qu’est-ce qu’un compte inactif au sens de la loi Eckert ?

C’est un compte qui depuis 12 mois remplit deux conditions :

  • Il n’a fait l’objet d’aucune opération, en dehors du versement de dividendes, d’intérêts, du versement de produits divers (BSA…) et du débit de frais et commissions par l’établissement teneur de compte ;
  • Le titulaire du compte (ou son représentant légal ou son mandataire) ne s’est pas manifesté, sous quelque forme que ce soit, auprès de l’établissement teneur de compte ni n’a effectué aucune opération sur un autre compte tenu dans le même établissement[2].

Ce délai est porté à 5 ans pour les comptes-titres, les comptes sur livret et la plupart des produits d’épargne.

Autrement dit, le compte est inactif si des mouvements sont intervenus sans intervention du titulaire du compte, qui lui a été totalement passif vis-à-vis de l’établissement. Une connexion en ligne pour consulter un de ses comptes ou une demande de chéquier, une demande de percevoir les dividendes de Cap’Orange[3], par exemple, suffirait à ce que tous les comptes tenus dans l’établissement ne soient pas considérés comme inactifs.

En cas de décès, on considère une période de 12 mois pendant laquelle aucun ayant-droit n’a informé l’établissement de sa volonté de faire valoir ses droits sur les avoirs et les dépôts.

Quels types de comptes sont visés ?

Tous les types de comptes sont visés : comptes à vue dans une banque, mais aussi livrets (livret A, livret jeune, LEP, LDDS),  PEL, compte-titres ordinaires et PEA, Plans d’épargne d’entreprise

Toutefois, quand les avoirs sont indisponibles, le délai d’un an ou de cinq ans partira du moment où les avoirs seront devenus disponibles et sous réserve que le titulaire du compte soit resté passif. Ainsi l’épargne salariale bloquée 5 ans dans le PEG ne devient éventuellement concernée que 5 ans après la fin du blocage (soit au total après environ 10 ans, si le titulaire du plan ne se manifeste jamais et n’effectue aucune opération nouvelle); dans le cas du PERCO, c’est le départ à la retraite qui entraine la disponibilité.

Quelles conséquences pour les comptes inactifs ?

Si votre compte reste inactif pendant 10 ans à compter de la dernière opération, ou de la fin de l’indisponibilité, ou de votre dernière manifestation auprès de l’établissement[4], vos avoirs seront obligatoirement transférés sous forme de numéraire à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC)[5].

S’il s’agit de titres, l’établissement doit les vendre et transférer le produit dans les 3 mois suivant l’échéance à la CDC. Il n’a aucune responsabilité quant à la valeur de cession.

En cas de décès, le délai est de 3 ans à compter de la date du décès.

Information des épargnants

La loi prescrit aux établissements d’informer 6 mois auparavant les titulaires de comptes inactifs « par courrier recommandé ou par tout autre moyen à sa disposition ».

Attention donc, il est essentiel d’informer les établissements teneurs de vos comptes, de vos adresses successives si vous déménagez, ou du changement de votre adresse de messagerie internet.

Sinon, il est à craindre que vous ne soyez pas informé d’un compte jugé inactif par l’établissement et que celui-ci  fasse valoir que la responsabilité de cette situation vous incombe.

Situation des avoirs à la CDC

Pendant 20 ans à compter du dépôt, ils restent votre propriété. La CDC les détient en numéraire pour votre compte. Vous pouvez donc les réclamer à tout moment (voir ci-dessous).

Au bout des 20 ans, les avoirs sont acquis à l’Etat auquel la CDC doit les transférer sans recours possible de votre part. Ils sont alors perdus pour vous ou pour vos ayants-droits (héritiers).

Comment savoir si des avoirs ont été transférés à la CDC ?

En vous identifiant, vous pourrez vérifier si la CDC détient des avoirs à votre nom, sur le site : www.ciclade.fr

Remplissez alors le questionnaire en ligne. Si la CDC détient effectivement des avoirs vous appartenant, le site vous guidera pour la marche à suivre et les justificatifs à fournir.

Si vous détenez des avoirs disponibles dans le PEE ou le PERCO d’Orange, et si vous n’avez pas effectué récemment d’opérations (souscription, déblocage, arbitrage entre fonds), consultez périodiquement le site de l’épargne entreprise. Cela évitera tout risque que votre plan soit considéré comme inactif et qu’au bout de 10 années dans cette situation, les titres soient vendus, les avoirs transférés sous forme de numéraire à la CDC et que le plan soit en conséquence clôturé d’office. Si vous avez perdu vos codes d’accès, demandez de nouveaux codes sur ce site. Surtout n’oubliez pas que vous détenez des avoirs…Il ne suffit plus qu’ils fructifient pendant votre sommeil !

 

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[1] Dispositions figurant aux articles L.312-19 et L.312-20 du code monétaire et financier

[2] Agir auprès d’un établissement ne vaut en aucun cas information d’un autre établissement où l’épargnant détient aussi des avoirs.

[3] Demande de transformer des parts « C » (capitalisation des dividendes) en parts « D » (distribution des dividendes). L’inverse serait aussi une manifestation auprès du gestionnaire et du teneur de compte.

[4] Il convient de retenir la plus récente de ces trois dates.

[5] Cas particulier pour les plans d’épargne logement (PEL) : le délai est porté à 20 ans si vous n’avez pas d’autre compte dans l’établissement qui gère le plan.

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Notre étude : Les investissements en actions Orange dans le PEG sont-ils rentables ?

UNE ÉTUDE DE BERNARD CASTANIER – 5 JANVIER 2017

Après deux années favorables (+ 53% en 2014, +10,11% en 2015) du cours de l’action Orange,  2016 a marqué une évolution plutôt contrastée, le cours de clôture au 30/12/2016 s’établissant à 14,435€ , soit une baisse sensible de -6,78%.  Toutefois 2016 restera une bonne année pour le salarié grâce à l’offre (ORP) du printemps 2016  comme le montre  l’analyse habituelle sur l’évolution d’un patrimoine type investi dans les fonds en actions du PEG du groupe Orange. Les bases des investissements réalisés sont bien sûr inchangées en 2016 avec réinvestissement des dividendes Parts C, ou paiement des dividendes Parts D et souscription à l’ORP. On notera l’impact favorable des offres réservées au personnel en juin 2014 puis au printemps 2016.

 

Une telle étude reste délicate, les choix d’investissements sont arbitraires, et tout le monde n’a pas investi au même moment et à chaque occasion (ORP, versements de la participation, de l’intéressement), sans même parler de versements volontaires.

On rappellera qu’il est  considéré le cas d’un salarié qui a investi lors de chacune des possibilités offertes par l’Etat ou l’entreprise en se rapprochant de l’investissement optimum et qui, jusqu’au 30/12/2016,  n’a rien vendu. L’investissement optimum correspond au montant permettant d’obtenir le meilleur mix abondement/actions gratuites (correspondant aux conseils donnés par l’AASGO lors de ces opérations).

 

On se limite aux investissements spécifiques des opérations sur le capital et on ne prend pas en compte les investissements réalisés à partir des sommes issues de l’intéressement, de la participation ou de versements volontaires hors ORP. Les formules à effet de levier (par exemple Multiplix) sont exclues de l’étude.

 

On étudie chacun des cas d’investissement par ordre chronologique depuis novembre 1997 jusqu’à décembre  2016. On intègre les dividendes reçus et les BSA (bons de souscription d’actions) attribués lors des opérations d’augmentation du capital en 2003, puis en septembre 2005 (acquisition d’Amena).

 

Que retenir en conclusion ?

Cette étude démontre parfaitement quatre choses :

 

-l’ intérêt d’un investissement à long terme en actions Orange,

-l’ intérêt pour un salarié d’avoir l’opportunité d’investir une partie de son patrimoine dans un fonds en actions au sein d’un plan d’épargne entreprise.

-mais aussi le risque pris, toujours présent pour les investissements en actions et le réinvestissement du dividende en actions pas toujours favorable -on se rappellera l’exercice2013 notamment. 

-l’illustration du versement du dividende comme facteur d’amortissement du risque. Les porteurs de parts D encaissent de la trésorerie directe amortissant ainsi réellement le risque (ils ont reçu 20321,5€ brut depuis 2008, ce qui représente 80% du cash investi); ils  peuvent aussi choisir d’autres investissements qui  paraissent plus rentables en répartissant les risques.

 

En effet la durée est seule susceptible de lisser les effets de variations très importantes des cours et le PEG permet de bénéficier de conditions exceptionnelles d’investissements avec décote, abondement et attribution d’actions gratuites.

Les facilités offertes pour les investissements  n’ont pas été prises en compte. Toutefois, un investissement à crédit de 2000 euros représente un avantage financier d’environ 90 euros supporté par l’entreprise. Ainsi, si dans les exemples retenus ci-après on considérait un tel avantage, cela représenterait au total plus de 800 euros.

On constate que pour une sortie de cash sur un peu plus de 20 ans de 25 718 euros le salarié dispose au 31/12/2016  de 4695 parts C ou 2644 parts D, selon que ses dividendes ont été  réinvestis ou non depuis 2008. (Avant 2008 les dividendes étaient obligatoirement réinvestis en actions acquises sur le marché.)

Le tableau ci-après est un récapitulatif de l’étude théorique globale :

 

Investissements réels : sorties de cash (€) Etat du portefeuille au 31/12(nb parts) Cours de l’action plus haut de l’année (€) Cours de l’action plus bas de l’année (€)
1997 4651 300 33,39 30,12
1998 5122 462 74,7 33,23
1999 0 473 131,3 63,0
2000 0 525 219 91,95
2001 0 560 99,3 28,10
2002 2000 777 40,83 6,01
2003 3092 1170 24,25 15,11
2004 2000 1358 24,88 18,63
2005 2000 1528 25,73 20,44
2006 0 1604 21,94 15,5
2007 2039 1743 27,33 18,88
2008 0 2163 C ou 1969 D 26,57 16,40
2009 0 2341 C ou 1969 D 20,83 15,45
2010 0 2555 C ou 1969 D 17,92 14,01
2011 0 2853 C ou 1994 D 16,65 11,11
2012 0 3266 C ou 1994 D 12,40   7,83
2013 0 3462 C ou 1994D 10,69 7,03
2014 2907 4115 C ou 2444 D 14,93 8,70
2015 0 4288 C ou 2444 D 16,97 12,21
2016 1907,2 4695 C ou 2644 D (2) 16,44 13,17
Total au 31/12/2015 25718€ (1)

 

(1)  Cette somme représente le cash effectivement apporté par l’investisseur salarié.

(2) Les parts C en portefeuille représentaient un avoir de 67772,32 €  pour un cours de l’action de 14,435 euros au 31/12/2016. Ce montant est plus de 3 fois supérieur au cash réellement investi.

Pour le porteur de parts D, l’avoir à la même date est de 38166,14 euros.

L’année 2014, avec la revalorisation du cours de l’action et l’offre réservée aux salariés, a ressuscité l’intérêt de ce type d’investissement ; l’année 2015 a marqué une évolution supplémentaire de près de 9%. L’année 2016 est plus contrastée. Au global si l’on prend en compte l’ensemble des dividendes réinvestis, la performance sur 20 ans reste très médiocre, le Groupe peine à se relever de l’effondrement de sa rentabilité entre 2011 et 2015, et de la division par 3 de son dividende ; il suscite peu d’intérêt des investisseurs.

Le cours de clôture de l’action Orange au 30/12/2016 est de 14,435€ (-6,78% sur 1 an). A cette date la valeur théorique du groupe est d’environ 63 milliards d’euros (en baisse assez nette sur un an : -7Mds€)  compte tenu d’une dette nette estimée au 31/12/2016 à environ 25 milliards d’euros s’ajoutant à la capitalisation (environ 38 milliards d’euros). Une telle valorisation correspond à environ 5 fois l’EBITDA 2016 estimé (12,5Mds€), ce qui reste faible.

 

 

 —————————–

ANNEXE : LES DIFFÉRENTES OPÉRATIONS DEPUIS 1997 Les principes et les hypothèses de l’exemple choisi.

 ANNÉE 1997

 

Novembre 1997, l’Etat ouvre le capital de l’entreprise et met des actions sur le marché au prix de 27,7 euros.

Une offre spécifique est faite aux salariés de FT selon plusieurs formules sur la base d’un prix avec décote de 22,19 euros. On retiendra ici l’offre Abondix, qui proposait un abondement dégressif de 457,3 € pour les 457,3 premiers euros investis, puis 457,3€ de 458 à 1372 euros, puis 2515 € de 1373 à 11433 euros. Puis attribution d’actions gratuites au bout de trois ans : 1 pour 1 acquise jusqu’à 457,3 euros, puis 1 pour 4 au delà dans la limite de 1045,8 euros.

 

  • Investissement fait : 4651,37 euros.
  • Abondement reçu   : 2007,75 euros.
  • Nombre d’actions obtenues : 300
  • Prix de revient initial : 15,5 euros.

 

ANNÉE 1998

 

Dividendes reçus pour l’exercice 97 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit : 450 euros.

Ces dividendes étaient versés dans le fonds en actions FT et non dans Abondix, ils donnaient lieu à achat de parts sur la base d’un prix de part sans lien avec le cours de l’action FT. Pour faciliter le calcul, on considérera que dividende et avoir fiscal ont été reçus à la même date et ont permis l’achat de 12 actions sur la base d’un cours estimé à 40 euros (juin 98).

 

Novembre 1998 offre à prix ouvert de l’Etat d’une tranche de capital de l’entreprise.

Une offre est faite aux salariés de FT selon plusieurs formules, sur la base d’un prix  avec décote de 47,56 euros. On retiendra ici Abondix 2  qui proposait un  abondement dégressif de 457,30€ pour les 457,30 premiers euros investis, puis 25% d’abondement des investissements réalisés entre 458 et 12348 euros. Il y avait attribution d’actions gratuites au bout de trois ans, 1 pour 1 dans la limite des 457,30 premiers euros investis, puis 1 pour 4 au delà dans une limite de 1074 euros.

 

  • Investissement fait : 5122 euros.
  • Abondement reçu   : 2012 euros.
  • Nombre d’actions obtenues : 150.
  • Prix de revient : 34,14 euros

 

Etat du portefeuille détenu au 31/12/98 : Il est de 300 + 12 + 150 soit 462 actions.

 

 

ANNÉE 1999

 

Dividendes reçus au titre de l’exercice 1998 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 693 euros (462x 1.5)

Comme ci dessus on estimera dividende et avoir fiscal versés à la même date ;  ils ont permis l’achat de 11 actions sur la base d’un cours estimé de l’action de 60 euros

Etat du portefeuille détenu au 31/12/1999 : Il est de 462 + 11 soit 473 actions FT.

 

ANNÉE 2000

 

Dividendes reçus au titre de l’exercice 1999 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 709,50 euros

Cela a permis l’achat de 5 actions sur la base d’un cours de l’action estimé  à 140 euros.

Décembre 2000 : attribution des actions gratuites acquises lors de la souscription de Novembre 1997 soit +47.

Etat du portefeuille détenu au 31/12/2000 : Il est de 473 + 5 + 47 soit 525 actions FT.

 

 ANNÉE 2001

 

Dividendes reçus au titre de l’exercice 2000 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action soit 787,5 euros.

Cela a permis l’achat de 13 actions sur la base d’un cours de l’action estimé à 60 euros

 

Décembre 2001 : attribution des actions gratuites acquises lors de la souscription de Novembre 1998 , soit + 22.

Etat du portefeuille détenu au 31/12/2001 : Il est de 525 +13 +22 soit 560 actions FT.

 

ANNÉE 2002

Dividendes reçus au titre de l’exercice 2001 avec avoir fiscal : 1,5 euro par action  soit 840 euros (560x 1.5)

Cela a permis l’achat de 42 actions sur la base d’un cours de l’action estimé à 20 euros.

 

Mai 2002 : augmentation de capital réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 22,85 euros. Abondement de 1 action pour 1 souscrite jusqu’à 2000€,  puis 1 action pour 2 souscrites de 2001 à 7000 euros, puis 1 action pour 4 souscrites au delà de 7000 euros.

Possibilité était donnée d’investir en utilisant les fonds du PEG (Abondix 1 arrivant à échéance). Cette offre s’est déroulée dans des conditions particulières avec la chute du cours de l’action. Elle a été prolongée et maintenue pour ceux qui confirmaient courant juillet 2002 leur souscription. Au bout du compte, pour la souscription suivante retenue, c’est une très bonne affaire qui sera réalisée.

 

  • Investissement fait : 2000 euros.
  • Abondement reçu   : 2000 euros
  • Actions obtenues    : 175
  • Prix de revient : 11,42 euros.

 

Etat du portefeuille détenu au 31/12/2002 : Il est de 560 + 175 + 42 soit 777 actions FT.

 

 ANNÉE 2003

Attribution des BSA (bons de souscription d’actions) lors de l’augmentation de capital. Ces BSA côtés en bourse se sont échangés sur la base de cours dont le plus bas fut de 2,78 euros et le plus haut de plus de 4 euros.

On considérera ici la pratique du gestionnaire du fonds en actions de FT, soit une vente des BSA sur la base du cours plancher 2,78 euros. Puis un achat d’actions sur la base d’un cours de 17 euros.

Investissement induit par l’attribution des BSA : 2160 euros (777 x 2,78).

Actions obtenues : 127.

 

Mai 2003 : offre aux salariés dans le cadre de l’augmentation de capital réservée sur la base d’un cours de l’action avec décote de 15,46 euros. Abondement de 1 action pour 3 souscrites jusqu’à 9500 euros.

 

  • Investissement réalisé : 3092 euros
  • Actions obtenus : 200
  • Abondement en actions : 66
  • Nombre total d’actions obtenues : 266
  • Prix de revient : 11,62 euros

 

Il n’y a pas eu d’attribution de dividende en 2003 au titre de l’exercice 2002.

 

Etat du portefeuille au 31/12/2003 : Il est de 1170 actions FT : 777 +127 + 266.

 

 ANNÉE 2004

Dividendes reçus au titre de l’exercice 2003 : 0,25 euro par action soit 292,5 euros. (L’avoir fiscal a été supprimé)

Cela a permis l’acquisition de 14 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

Novembre : offre de l’Etat réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 15,24 euros et abondement à hauteur d’une action gratuite pour 3 achetées jusqu’à 10000 euros et 1 action gratuite pour 4 achetées avec un maximum de 81 ; ces actions gratuites étaient attribuées au bout de trois ans.

 

  • Investissement réalisé : 2000 euros
  • Actions obtenues         : 131
  • Abondement                : 43
  • Total obtenu                 : 174 actions
  • Prix de revient              : 11,5 euros

 

Etat du portefeuille au 31/12/2004 : Il est de 1358 actions (1170 + 14 + 174)

 

ANNÉE 2005

 

Dividendes reçus au titre de l’exercice 2004 : 0,48€ par action soit 651,84 euros.

Cela a permis l’acquisition de 32 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

Septembre : attribution de BSA dans le cadre de l’augmentation de capital faite pour financer en partie l’achat d’AUNA en Espagne : 0,08 euros par action, soit un total de  111 euros  ((1358+32) x 0,08)

Cela a permis l’acquisition de  4 actions sur la base d’un cours estimé de l’action à 24,5 euros.

 

Novembre : offre de l’Etat réservée aux salariés sur la base d’un cours de l’action avec décote de 19,79 euros et abondement à hauteur d’une action gratuite pour 3 achetées jusqu’à 10000 euros et 1 action gratuite pour 5 achetées  avec un maximum de 81 ; ces actions gratuites étaient attribuées au bout de trois ans.

 

  • Investissement réalisé : 2000 euros
  • Actions obtenues          : 101
  • Abondement                 : 33
  • Total obtenu                  : 134 actions
  • Prix de revient              : 14,92 euros

 

Etat du portefeuille au 31/12/2005 : Il est de 1528 actions (1358 + 32 + 4 + 134)

 

 ANNÉE 2006

 

Dividendes reçus au titre de l’exercice 2005 : 1 euro par action soit 1528 euros

Cela a permis l’acquisition de 76 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

Etat du portefeuille au 31/12/2006 : Il est de 1604 actions (1528 + 76)

 

ANNÉE 2007

Dividendes reçus au titre de l’exercice 2006 : 1,2 euro  par action soit : 1924 euros.

Cela a permis l’acquisition de 96 actions FT sur la base d’un cours estimé de l’action à 20 euros.

 

  • Décembre 2007 : offre de l’Etat réservée aux salaries sur la base d’un cours de l’action avec décote de 20,39 euros et abondement à hauteur d’une action pour une souscrite jusqu’à 100, puis 1 action pour 2 souscrites, avec attribution d’actions gratuites dans un délai de trois ans de  1 pour 4 avec un maximum de 30.

 

  • Investissement réalisé : 100 x 20,39€ = 2039 euros,
  • Actions obtenues         : 100
  • Abondement                : 100
  • Total obtenu                 : 200 actions (ce qui générera l’attribution de 30 actions gratuites en 2010.)
  • Prix de revient              : 10,195 euros par action.

 

Etat du portefeuille au 31/12/2007. Il sera de 1900 actions (1604 + 96 + 200)

 

 

ANNÉE 2008

Janvier 2008 : attribution des actions gratuites suite à l’ORP 2004, ici pour un nombre de 43 actions.

 

  • Dividendes reçus le 3/6/2008 au titre de l’exercice 2007 : 1,3 euro par action soit : 2525,9 euros (soit (1900+43) x 1.3)

Ces dividendes pouvaient être encaissés, mais s’ils étaient réinvestis ils auraient permis l’achat de 130 actions (2525,9/19,37).

 

  • Etat du portefeuille au 15 juin 2008 :

Si les dividendes 2007 étaient réinvestis, il serait de 2073 actions. (1900 + 43 + 130). Ces parts sont dites Parts C.

Sans réinvestissement des dividendes il serait de 1943 actions. Ces parts sont dites parts D

 

  • Acomptes sur dividendes reçus le 07 septembre 2008 : 0,6 euro par action soit 1243,8 euros (2073x 0,6) ce qui augmente les parts C de 1243,8/ 19,43 = 64. L’état du portefeuille au 8 septembre 2008 est donc de 2137 parts C ou 1943 parts D. Pour les parts D, l’acompte sur dividende versé a été de 1165,8 euros duquel ont été retirées les contributions sociales.

 

  • Etat du portefeuille au 12 novembre 2008 :
  • L’attribution des actions gratuites par l’Etat, au titre de l’ORP 2005, le 11 novembre 2008 a conduit à l’attribution de 26 actions gratuites (134/5).
  • Le portefeuille des parts C est donc de 2163 parts C. (2137+26).
  • Le portefeuille des parts D est donc de  1969 parts D. (1943 +26).

 

 ANNÉE 2009

1er juillet 2009, versement du solde du dividende  (0,80 euros) reçu au titre de l’exercice 2008. (Dividende total = 1,40€ par action, mais à déduire l’acompte de 0,60€ déjà versé le 7/9/2008 ; cf. ci-dessus).

Ce solde de 0,80€ a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 16,49€.

 

Etat du portefeuille au 1/7/2009:

  • pour les parts C: parts obtenues après versement du solde du dividende: 104,93 ((2163×0,8)/16,49.) Total parts C au 1/7/2009: 2163 + 104 = 2267.
  •  pour les parts D: Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts; les porteurs de parts D ont reçu au 1/7/2009 le solde du dividende diminué des contributions sociales.

 

Versement de l’acompte sur dividende 2009 de 0,60€ au 1/9/2009. Cet acompte a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 18,23€.

 

Etat du portefeuille au 1/9/2009:

  • parts C: Parts obtenues après versement de l’acompte de 0,60€ sur dividende 2009: 74,6 parts, ((2267x 0,6)/18,23). ;Total des parts C au 1/9/2009:  2267 + 74 = 2341 parts.
  • parts D: Les porteurs de parts D ont reçu le 1/9/2009 un acompte sur dividende 2009 diminué des contributions et prélèvements sociaux. Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

 ANNÉE 2010

 26 juin 2010 : versement du solde du dividende (0,80€) au titre de l’exercice 2009 (dividende global de l’exercice = 1,40€, mais à déduire l’acompte de 0,60€ déjà versé le 1/9/2009 (cf. ci-dessus 13-3)).

Ce solde a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de l’action de 15,30€.

Etat du portefeuille au 30/6/2010:

  • Parts C: Parts obtenues après versement du solde 0,80€ du dividende 2009: 122 parts, ((2341 x 0,8)/15,30). Total des parts C au 30/6/2010: 2341 + 122 = 2463 parts.
  • Parts D: Les porteurs de parts D ont reçu le 26/6/2010 le solde du dividende 2009 diminué des contributions et prélèvements sociaux. Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

2 septembre 2010: versement de l’acompte sur dividende 2010 de 0,60 €. Cet acompte a été réinvesti en actions pour les porteurs de parts C sur la base d’un cours de 15,91€.

Etat du portefeuille au 5/9/2010 (date d’opération sur le compte PEG):

  • parts C: Parts obtenues après versement de l’acompte sur dividende 2010 de 0,60€: 92 parts, ((2463 x 0,6)/15,91). Total des parts C au 5/9/2010 : 2463 + 92 = 2555 parts.
  • parts D: Les porteurs de parts D ont reçu le 2/9/2010 un acompte sur dividende 2010 diminué des contributions et prélèvements sociaux. Le total des parts D reste inchangé à 1969 parts.

 

 ANNÉE 2011

 2 février 2011, attribution d’actions gratuites suite à la souscription 2007, soit +25 (100/4),

  • Total des parts C au 3 Février 2011:  2555 + 25 = 2580.
  • Total des parts D au 3 Février 2011: 1969 + 25 = 1994.

 

  • parts C: Parts obtenues le 12/6/2011 après versement du solde 0,80€ du dividende 2010: 142 parts, ((2580 x 0,8)/14,47) sur la base d’un cours de 14,47€. Total des parts C au 13/6/2011: 2580 + 142 = 2722.
  • Les porteurs de parts D ont reçu le 12/6/2011 le solde du dividende 2010 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

 

  • parts C: Parts obtenues le 6/9/2011 après versement de l’acompte sur dividende 2011 de 0,60€ : 131 parts, ((2722×0,6)/12,40) sur la base d’un cours de 12,4€. Total des parts C au 7/9/2011 : 2853 parts.
  • Les porteurs de parts D ont reçu le 6/9/2011 un acompte sur dividende 2011 diminué des contributions et prélèvements sociaux.

 

Etat du portefeuille au 31/12/2011:

  • Parts C = 2853.
  • Parts D = 1994.

 

ANNÉE 2012

  • Parts C : Parts obtenues après versement du solde 0,80€ du dividende  2011,  le 8/6/2012 : 240 parts ((2853x 0,8)/9,51) sur la base d’un cours de 9,51 € ; Total des parts C au 9/6/2012 : 2853 + 240 = 3093.
  • Les porteurs de parts D ont reçu le solde du dividende le 9/6/2012 diminué des contributions et prélèvements sociaux. Les parts D restent inchangées.

 

Parts C : Parts obtenues après versement de l’acompte 0,60€ sur dividende 2012 le 7/9/2012: 173 parts ((3093 x 0,6)/10,67) sur la base d’un cours de 10,67€.

 

Etat du portefeuille au 31/12/2012:

  • Parts C = 3266.
  • Parts D = 1994.

 

 ANNÉE 2013

Parts C : Parts obtenues après versement du solde 0,20€ du dividende 2012, le 16/06/2013 :86 parts ((3266 x 0,2)/7,56) sur la base d’un cours de 7,56€. Total des parts C au 16/6/2013: 3266 + 86 = 3352.

 

  • Parts C : Parts obtenues après versement de l’acompte 0,30€ sur dividende 2013, le 11/12/2013 : 110 parts ((3352 x 0,3)/9,07) sur la base d’un cours de 9,07€.
  • Les porteurs de parts D ont reçu le solde du dividende 2012 le 16/6/2013 et l’acompte sur dividende 2013 le 11/12/2013 diminués des contributions et prélèvements sociaux. Les parts D restent inchangées.

 

Etat du portefeuille au 31/12/2013:

  • Parts C : 3462.
  • Parts D : 1994.

 

 ANNÉE 2014

  •  Parts C : Parts obtenues après versement du solde 0,50€ du dividende 2013, le 2/06/2014 : 147  parts ((3462 x 0,5)/11,77) sur la base d’un cours de 11,77€. Total des parts C au 2/06/2014: 3462 + 147 = 3609.

 

Parts C et D : Offre réservée au personnel du Groupe Orange:

L’offre comprenait 2 formules seulement, une classique et une avec garantie. On retiendra ici la formule classique avec décote de 20% et abondement d’une action pour deux achetées de la 1ère à la 300ème, puis une pour cinq de la 301ème à la 700ème.

L’offre la plus intéressante consistait en l’achat de 300 actions basées sur un prix de référence de 12,11€ et offertes à 9,69€ après décote, soit une sortie de cash de 2907 euros. Ces 300 actions étaient abondées de 150 actions gratuites et attribuées le 7 juillet 2014. Le paiement pouvait être réalisé en 5 fois.

  • Total des parts C après souscription à l’offre: 3609 + 450 = 4059.
  • Total des parts D après souscription à l’offre: 1994 + 450 = 2444.

 

  • Parts C : Parts obtenues après versement de l’acompte (0,20€) sur dividende 2014 le 9/12/2014 : 56 ((4059 x 0,2)/ 14,28) sur la base d’un cours de 14,28€.
  • Les porteurs de parts D ont reçu le solde 2013 et l’acompte 2014 des dividendes respectifs diminués des contributions et prélèvements sociaux.

 

Etat du portefeuille au 31/12/2014:

  • Parts C : 4059 + 56 = 4115.
  • Parts D : 2444.

 

 ANNÉE 2015

Parts C: Parts obtenues après versement du solde (0,4€) du dividende 2014 le 9/6/2015 : 118 soit ((4115 x 0,4)/13,87) sur la base d’un cours de 13,87€. Total des parts C au 10/6/2015 : 4115 + 118 = 4233.

 

Parts C: Parts obtenues après versement de l’acompte (0,20€) sur dividende 2015 le 9/12/2015 : 55 soit ((4233 x 0,2)/15,35) sur la base d’un cours de l’action de 15,35€.

 

L’état du portefeuille de parts au 31/12/2016 est le suivant:

  • Parts C : 4288.
  • Parts D: 2444, sans changement ; les porteurs de parts D ont reçu le solde 2014 et l’acompte 2015 des dividendes respectifs, diminués des contributions et prélèvements sociaux.

 

 ANNÉE 2016

Parts C et D : Offre réservée au personnel du Groupe Orange (avril-mai 2016)

L’offre comportait 2 formules, une classique et une avec garantie  du capital investi. On retiendra ici la formule classique, soit décote de 20% et abondement d’une action pour 4 souscrites jusqu’à 160 actions avec maximum de 40 actions. Le prix de l’action avec décote a été fixé à 11,92€. Elle nécessitait un investissement de 1907,2 € (160 x 11,92). Donc l’état du portefeuille de parts après l’offre est le suivant:

  • Parts C : 4288 + 160+ 40 = 4488.
  • Parts D : 2444 + 160 + 40 =2644.

 

  • Parts C obtenues après versement du solde du dividende 2015 (0,40€) le 22/06/2016: 137 soit ((4488 x 0,40€)/13,66€) sur la base d’un cours de l’action de 13,66€. Total des parts C au 23/6/2016: 4625  (4488 + 137).
  •  Parts C obtenues après versement de l’acompte sur dividende 2016 de 0,20€ le 7 décembre 2016: 70 soit ((4625 x 0,2€)/13,13€) sur la base d’un cours de l’action de 13,13€. Total des parts C au 8/12/2016 : 4695 (4625 + 70).

 

Au 31/12/2016 le total des parts est respectivement pour les porteurs de parts C et de parts D :

  • Parts C: 4695
  • Parts D: 2644.